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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 21:42

Notre association, de par ses statuts, entend promouvoir la défense des territoires de l’Arruan.

A ce titre la préservation du bocage humide, son biotope particulier, sa richesse floristique et faunistique, est primordial pour l’équilibre de l’Homme et de la Nature.

Des dangers latents peuvent détruire ce fragile équilibre.

La perte de biodiversité, l’imperméabilisation des sols, l’implantation de gigantesques infrastructures (comme les LGV du GPSO)… constituent autant de facteurs d’agression pour le bocage humide et les zones Natura 2000 que recèlent nos territoires.

L’atteinte de ces derniers par les effets de submersion fluviale induits dans le cours majeur de la Garonne lors d’inondations représente un défi de plus en plus important dans la période présente soumise au changement climatique.

Les effets de toutes ces attaques du milieu naturel peuvent se propager aux réserves souterraines d’eau potable notamment des nappes de l’oligocène et de l’éocène. Leur dénoyage ou leur pollution viendraient compromettre l’alimentation en eau potable du sud-gironde et de la métropole bordelaise.

Enfin des risques telluriques d’effondrements existent dans nos territoires (dolines).

Leurs manifestations, parfois violentes, peuvent détruire terrains, habitations, voiries, voies ferrées… et entrainer à l’extrême des pertes en vies humaines.

Toutes ces problématiques doivent nous interpeller et nous obliger à réfléchir tous ensemble, habitants, élus… sur notre conduite à tenir : subir ou agir ?

Nous vous invitons tous à venir en débattre lors des Rencontres Environnementales en Arruan que nous organisons le samedi 7 novembre 2015 à Beautiran.

Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 10:11

Nous rapportions ces jours derniers les propos tenus ça et là par Virginie Calmels, tête de liste des Républicains aux élections régionales de décembre, sur le ferroviaire en général et sur le projet de LGV du GPSO en particulier.

Son interview dans les colonnes de La Tribune.fr le 7 novembre dernier vient enfoncer le clou au risque de faire monter la tension chez les grands élus de droite (Juppé) et de gauche (Rousset).

En effet elle rappelle que "l'urgence est de moderniser les infrastructures de proximité" et que lancer un GPSO à 9 milliards d'euros sans la moindre piste de financement s'avère étonnant de la part du gouvernement de Manuel Vals.

Nous avons engagé un recours auprès du Conseil d'Etat pour dénoncer cette aberration administrative dans le dossier du maître d'ouvrage (RFF) lors de l'enquête d'utilité publique.

Nous actons aujourd'hui que Virginie Calmels est en phase avec nous sur une démarche socio-économique incongrue en ces temps de disette budgétaire.

Dont act

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 15:47

Les élections régionales de décembre 2015 font sortir les politiques du bois.

Les sujets clivant ne manquent pas, chacun fourbit ses armes.

A l'heure des propositions (promesses?) examinons ce que la tête de liste des Républicains pour la grande région Aquitaine expose ces jours-ci sur les transports ferroviaires.

C'est un article de Jean-Charles Galiacy dans le quotidien Sud-Ouest du 7 octobre qui nous informe des visées de Virginie Calmels en matière d'expérimentation pilote pour ouvrir la concurrence sur les lignes TER.

Emboîtant le pas des directives européennes qui souhaitent ouvrir la concurrence ferroviaire au sein des 28 états membres, elle pense que l'arme de la concurrence peut peser dans les difficiles négociations Régions/SNCF sur le réseau TER.

Elle replace ce débat en perspective dans le dossier des LGV du GPSO prenant une position chèvre/choux entre grande vitesse et trains du quotidien:

"Vous (les journalistes), vous voulez toujours nous enfoncer dans des cases, pour ou contre, comme s'il n'y avait que deux réponses possibles. Je ne suis pas contre la modernité, la ligne à grande vitesse. Mais je suis une femme d'entreprise, pragmatique. Il est important de dire la vérité: la LGV Bordeaux-Toulouse n'est pas financée".

Si nous partageons totalement la dernière assertion de V. Calmels (nous disons depuis des années qu'il est fou d'espérer trouver de l'argent pour une ligne à 5-6 milliards d'euros - le GPSO au total c'est plus de 9 milliards!) nous insistons pour dire que la grande vitesse et sa pseudo modernité sont des thèmes dépassés en 2015.

Les trains allemands entre les grandes cités des Lands ne circulent pas à 320-350 km/h mais à 200-220 km/h. Qui peut dire aujourd'hui que l'Allemagne est restée au 19ème siècle?

Dans les mêmes colonnes de Sud-Ouest notre député de la 9ème circonscription, Gilles Savary, revient sur ce dossier explosif tant au plan environnemental que socio-économique.

Adoucissant des propos antérieurs bien plus tranchés il concède "qu'il n'est pas hostile à la grande vitesse et des trains rapides".Doit-on traduire dans la bouche de ce spécialiste du ferroviaire que ceux-ci pourraient être limités à 220-250 km/h, ce qui laisserait la place aux solutions alternatives que nous préconisons: rénovation des lignes, achat et circulation de rames sur celles-ci jusqu'à 220 km/h? Nous espérons avoir bien saisi les propos de G. Savary mais cela demandera peut être des éclaircissements dans les prochaines semaines.

Nous espérons que les débats de campagne électorales permettront de lever le doute de l'entre-deux car nous voudrions que les politiques qui seront aux affaires en 2016 nous entendent bien et prennent toute la mesure politique d'un dossier, les LGV du GPSO mais aussi plus largement de SEA, qui nous engagera pour des décennies s'il devait recevoir un avis favorable du Conseil d'Etat et du gouvernement.

Nous serons vigilants, critiques et très sensibles dans nos choix électoraux sur de tels dossiers.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

La politique prend le train "à grande vitesse"
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 13:03

La déclaration d'Alain Vidalies évoquant "un engagement gouvernemental" pour les LGV du GPSO ne finit pas de déclencher des réactions dans le grand Sud-Ouest.

Claude Semin, militant engagé de la cause contre la LGV Bordeaux-Toulouse et fervent défenseur du réaménagement des voies ferrées existantes, nous informe d'une déclaration envoyée ces jours-ci à la presse.

Il entend ainsi dénoncer les mensonges et contre-sens qui émaillent les discours de certains grands élus reproduits par les voix de nombreux journalistes sans avoir souvent été passés au filtre déontologique que leur profession devrait imposer.

Vous trouverez ci-dessous le texte de Claude Semin que nous soutenons.

Bonne lecture et bonne réflexion.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

Projet GPSO, les bonnes questions à se poser.

 

Par Claude Semin Président DPC et  Membre des Coordinations associations Aquitaine et Midi Pyrénées pour le TGV sur les lignes existantes.

 

Le 26 septembre, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a fait une déclaration et remué les cendres d’un projet que l’on croyait mort, suite  à l’avis défavorable de la Commission d’Enquête Publique.

De nouveau, partisans et adversaires du projet GPSO entre Bordeaux et Toulouse et Bordeaux et Dax s’affrontent et les journalistes publient ou enquêtent auprès des pros ou des antis sans forcément, d’ailleurs, respecter un temps égal de paroles, il faut le constater.

Au delà des stupidités voulues pour volontairement tromper le « bon peuple » du type :

  • On ne peut pas faire rouler des trains de marchandises derrière un TGV (Malvy).
  • Le développement économique apporté par les LGV (Chauzy), Midi Pyrénées 1° région de France en développement économique n’en a pas eu besoin .
  • Pas de TGV sur des lignes du XIX ° siècle ( Rousset).
  • L’Europe financera la LGV Bordeaux Toulouse ( Dionis, Malvy …).

Il est grand temps que l’on se pose les bonnes questions pour un projet  de quelques 10 Milliards €.

 

  1. Qu’a bien voulu dire le Secrétaire d’Etat le 26 septembre ?

Rien d’autre que la poursuite du processus aboutissant ou non à la Déclaration d’Utilité Publique du projet. Cela n’est donc, pas une déclaration du Gouvernement, comme cela doit être pour une DUP (cf. sites du Gouvernement et du Ministère des transports), ce n’est qu’une annonce électoraliste pour aider les candidats socalistes pour les prochaines élections. Habileté, dont on perçoit l’origine par les déclarations de F.Hollande à Cahors le 14 avril 2015, pour laisser ouvertes toutes les hypothèses. Donc, rien  de nouveau si ce n’est, un ouragan médiatique : le but est atteint.

  1. Comment et pourquoi le Gouvernement pourrait-il prononcer la DUP alors qu’une Commission, dûment diligentée par l’Etat, a délivré un avis défavorable sans aucune réserve ?

On voit mal comment le Conseil d’Etat pourrait, d’abord, délivrer un avis consultatif  sur un projet de cette importance dans ces conditions. Le Gouvernement pourrait passer outre, certes, et décider de déclarer, malgré tout, ce projet utile pour notre pays !!! Si cela était, les réactions des électeurs seraient sévères, voire incontrôlables, par ce déni de démocratie.

  1. Pourquoi l’alternative de faire rouler des TGV (Trains Grande Vitesse) sur des lignes existantes réaménagées n’a–t-elle pas été considérée par RFF ? Pourquoi les Grands Elus ne la retiennent-ils pas ?

D’abord, c’est une obligation de la Loi Grenelle de considérer d’abord l’existant, avant de considérée une autre solution, mais cela a été rejetée, dès 2005, par  RFF sous pression des Grands élus sous prétexte de saturation des  lignes actuelles (ce qui est notoirement faux).  Pas assez sexy : Toulouse 4° ville de France ne peut pas ne pas avoir de LGV (Malvy). Ego ridicule ! Presque tous les pays européens le font. Exemple : Berlin, Munich, Hambourg sont desservis par des ICE roulant à 200Km/h. Mais alors, que veulent les élus ?  Des nouveaux rails ou des Trains confortables et rapides. ? Tous les techniciens du monde savent que c’est une aberration technologique et économique que  de faire rouler de tels trains sur des distances inférieures à 300 kms ! Alors s’arrêter après 135 kms puis 70 et enfin 50, que dire ? Le prestige, vous dis-je, le prestige !!!

  1. Comment peut on financer un projet comme celui-là compte tenu de la situation économique de la France ?

Difficile pour plusieurs raisons :

  • Le projet coutera quelques 12 milliards €, au lieu des 5 prévus base de  leur engagement.
  • Ce n’est pas un axe européen, donc la Commission Européenne des transports ne financera que les études à 50%, mais pas la ligne.
  • Les collectivités territoriales ne peuvent, ni ne veulent participer au tour de table, plus de moyens et surtout pour voir passer les trains sans arrêt. Cela fait 2 ans qu’ils recherchent une solution. La déconvenue de Tours Bordeaux les fait reculer (les arrêts promis ne seront tenus). 
  • Enfin, un Partenariat Public Privé serait extrêmement dangereux pour un projet non rentable. Mais d’aucuns le proposent encore.
  • L’Etat, alors ? M.Ayrault en Juillet 2014 avait limité l’engagement de l’Etat à moins de 30 %. Comment L’Etat, avec un endettement de plus de 2000 Milliards € , pourrait il financer un projet aussi peu  rentable lorsqu’il y a une alternative pratiquement aussi performante ?  Le prestige des nouveaux rails, vous dis-je!!!
  1. Quelles sont les conséquences économiques de ce projet ?

Aucun développement économique n’est apporté par les LGV, certes des nouveaux quartiers d’affaires autour des gares, que l’on pourrait obtenir pour 4 à 5 fois moins cher, est vraisemblable, mais, rien pour les territoires intermédiaires, même si MM.Dionis et Baylet en rêvent. Bien sûr, le mythe des Grands travaux, prôné par les puissants lobbys du BTP est encore vivant. Ne pourrait-on  pas l’exercer pour des projets plus utiles à la Collectivité et pas pour seulement 3 à 6 % de la population ? Qui pourra s’offrir ce TGV sur la LGV avec des prix de billets qui seront de l’ordre de 400 à 500 €, coût fort probable pour un AR en 2° Classe Toulouse-Paris ?

La SNCF va perdre de l’ordre de 200 millions par an avec le Paris Bordeaux,  ceci s’ajoutant aux pertes des LGV depuis 4ans, ce sera encore plus fort pour Bordeaux Toulouse. Ce projet sera un désastre économique dont les conséquences sociales seront  dramatiques. Veut on fermer la SNCF et ouvrir grandes les portes des privés ou des autocars ? Notre réseau est dans un état lamentable, il faut le réhabiliter , c’est la priorité maintes fois déclarée mais jamais tenue.

  1. Le projet GPSO participera-t-il au désenclavement des territoires ?

Toulouse  est à moins d’une heure de Paris en avion, ce sera 3h10 pour 2 trains par jour et 3h36 pour les autres avec la LGV projetée. Le POLT modernisé peut faire presque aussi bien. Ne me parlez pas d’effet de serre des transports aériens, car avec la LGV, on consommera 5 fois plus d’électricité et il faudra 50 ans pour digérer les gaz des travaux, creuser de multiples carrières pour récupérez des matériaux,  détruire 4830 hectares de terres et  400 maisons. Quant au 2° aéroport, que Malvy brandit pour faire accepter une LGV inacceptable, les chinois veulent doubler la capacité de Blagnac. Il y a de la marge.

Cela vaut il de dépenser tant d’argent et d’avoir tant d’effets écologiques néfastes pour gagner 5 à 10 minutes par rapport à l’Alternative possible ? On peut désenclaver les territoires, s’il l’était, autant si ce n’est mieux avec celle-ci, car au moins cela maintiendra cette ligne qui, si non, sera logiquement fermée, car complétement dé-saturée (moins de 10 % sans les TGV et les Intercités). La ligne actuelle sera réactivée pour desservir Langon depuis Bordeaux, c’est vraisemblable, des TER pour Bordeaux, le rêve de Rousset, mais on la fermera ensuite en oubliant Marmande ,Tonneins ( et les  dessertes de Bergerac ou Villeneuve sur Lot), Moissac ou Castelsarrasin . Le désert vous dis-je ? Mais la gloire pour Toulouse et M.Malvy qui auront « leur LGV » au détriment du Lot et Garonne et du Tarn et Garonne.

 

On ne vous dit pas tout .

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:12
La revue de presse de LGVEA – Septembre 2015
Une annonce assassine et controversée

Nous le craignions tout en espérant toujours que la démocratie resterait maîtresse de la décision.

Hélas le gouvernement, par la voix d’Alain Vidalies, fait fi de cela et s’engage dans la poursuite de la procédure GPSO.

Nous l’apprenons le 26 septembre notamment par l’annonce sur France Info :

Le gouvernement a validé ce samedi le projet de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. La commission d'enquête publique avait rendu un avis négatif.

Alain Vidalies, le ministre des Transports a annoncé ce samedi que le gouvernement avait validé les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ces deux lignes font partie du Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO). La commission d'enquête publique avait rendu un avis négatif.

"J'ai averti aujourd'hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax, sur laquelle la commission d'enquête publique avait émis un avis négatif", a expliqué le ministre des Transports.

On remarquera tout de suite que cette annonce ne constitue pas une décision gouvernementale de réalisation du GPSO mais simplement la poursuite de la procédure classique après une enquête d’utilité publique sur de telles infrastructures, c'est-à-dire l’appel au Conseil d’Etat. C’est ce qui est confirmé dans l’article de franceTVinfo du 26/09/2015 :

"J'ai averti aujourd'hui [le président de la région Aquitaine] Alain Rousset, [le maire de Bordeaux] Alain Juppé et [le président de la région Midi-Pyrénées] Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax" , a annoncé le ministre des Transports Alain Vidalies.

Dans la foulée, le gouvernement a saisi pour avis le Conseil d'Etat.

Certains médias n’avaient pas tous rendu le contexte de cette déclaration d’Alain Vidalies.

C’est ainsi que Rue89 Bordeaux s’appuyant sur l’AFP rapportait l’annonce de Vidalies lors de la fête de la Rose de Souston sous la formulation suivante :

Alain Vidalies, le ministre des Transports a annoncé ce samedi que le gouvernement va signer et publier, dans les jours qui viennent, le décret de déclaration d’utilité publique pour le Grand Projet Ferroviaire du Sud Ouest (GPSO), et donne ainsi son feu vert à la réalisation des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax :

« J’ai averti aujourd’hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax sur laquelle la commission d’enquête publique avait émis un avis négatif », a déclaré à l’AFP le ministre, en déplacement à Soustons pour la Fête de la rose de la fédération socialiste des Landes.

A la lecture de cet article le lecteur pouvait penser que le gouvernement donnait son feu vert sans retenue à la réalisation des LGV et qu’il allait, dans les jours qui viennent, signer la Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

Cette interprétation hâtive peut troubler le lecteur et inciter les pros LGV à afficher leur satisfaction ; on se doit, 15 jours après, de constater que la DUP n’est pas signée par le gouvernement et qu’il doit au préalable recueillir l’avis du Conseil d’Etat.

On devra être attentif à cet avis car il sera prépondérant dans la décision finale du gouvernement. Un avis négatif viendrait conforter l’avis de la Commission d’enquête ; un avis positif nous conforterait dans le constat d’un déni de démocratie caractérisé sur ce dossier du GPSO.

Une drôle d'association

Une drôle d'association

Le satisfécit des grands élus, thuriféraires du GPSO

Dés l’annonce d’Alain Vidalies quelques grands élus s’engagent dans la brèche pour crier (trop tôt ?) victoire.

Alain Rousset tweete aussitôt :

Bonne nouvelle pour l'#Aquitaine et le #GPSO : le décret de la DUP sera bientôt signé et publié par @gouvernementFR #LGV

Son alter égo en Midi Pyrénées, Martin Malvy, renchérit dans les colonnes des Echos.fr:

Martin Malvy s’est dit « particulièrement satisfait ». « C’est une condition majeure à la poursuite de notre développement et à la diversification de l’emploi. L’étape franchie aujourd’hui est l’une des plus importantes de toutes celles que nous avons du surmonter », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Enfin Alain Juppé, adversaire politique des deux premiers, donne dans la satisfaction complice par son tweet cité dans ce même article des Echos :

« La LGV ira à Toulouse et à Dax vers l'Espagne. Bonne nouvelle pour Bordeaux et l'Aquitaine. Le gouvernement a entendu nos collectivités ».

On retrouve ici un exemple frappant d’une mégalomanie de ces grands élus qui oublient constamment la réalité socioéconomique actuelle.

Ils ne font aucun cas des milliers d’avis défavorables donnés sur le GPSO lors de l’enquête d’utilité publique de fin 2014.

Ils ignorent dédaigneusement l’avis défavorable de la commission d’enquête.

Ils n’entendent pas les craintes exprimées sur le tout TGV/LGV, notamment sur le plan financier, par nombre de rapports parlementaires, la Cour des Comptes, le Commissariat Général à l’Investissement…

Des élus en opposition face au dogmatisme

Si le trio de grands élus cités plus haut fanfaronnent à l’annonce de Vidalies, d’autres, de tous bords, contestent le dogmatisme de ces derniers.

José Bové a très vite réagi devant l’aberration de l’annonce gouvernementale :

#LGV Bordeaux Toulouse : enquête publique défavorable, avis négatif de la cour des comptes mais accord du gouvernement. On marche à l'envers

Virginie Calmels, adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux et tête de liste pour les prochaines régionales, douche un peu l’enthousiasme de son mentor et de ses amis.

Elle dénonce entre autre, comme on peut le lire sous la plume de Simon Barthélémy, journaliste à Rue89bordeaux.com, une promesse électorale du gouvernement socialiste :

« Ni les questions d’environnement ni les questions financières ne sont réglées. La LGV Poitiers-Limoges a elle aussi obtenu une déclaration d’utilité publique, mais je crains que ce projet ne voit jamais le jour »

Cette déclaration détonne dans la bouche de celle qui doit représenter la droite et le centre aux Régionales, adoubée par Alain Juppé, mais elle doit montrer sa différence avec son adversaire direct, Alain Rousset.

Stratégie payante ou tactique suicidaire, l’avenir le dira.

Le tandem Rousset-Juppé semble bien dans une connivence de circonstance sur le dossier GPSO. Ils œuvrent séparément sur le dossier brûlant des dessertes TGV de la future LGV Tours-Bordeaux en adressant des courriers indépendants au Premier Ministre pour contraindre la SNCF à l’instauration de nombres dessertes TGV qui s’annoncent, dés à présent, déficitaires. Où retrouve-t-on l’intérêt public dans ces effets de manches ?

Autres modulations politiques face aux quelques caciques obstinés, monomaniaques des LGV de droite ou de gauche (Juppé, Malvy, Rousset, Emmanuelli) comme celles d’Olivier Dartigolles (tête de liste Front de Gauche) :

« Olivier Dartigolles (tête de liste Front de gauche) a dénoncé un « passage en force », déclarant que « les futurs élus Front de Gauche n’accepteront pas que le modèle du tout LGV, et son mode de financement, soit réalisé au détriment des lignes ferroviaires de proximité et inter régionales » (Intercités, TER…). »

De même, Françoise Coutant, tête de liste EELV aux régionales, qui appelle les collectivités territoriales à ne pas financer pour l’Etat ces infrastructures LGV :

« Pourquoi donner la priorité à des projets qui engloutiront plus de 8 milliards d’euros, ne seront jamais rentables en fonctionnement – comme on l’a constaté avec la LGV Tours-Bordeaux – et qui ne concerneront qu’une minorité de voyageurs en capacité de payer cher leurs billets de train ? Cette décision ne répondra pas aux besoins et aux priorités des citoyen-ne-s qui plébiscitent les TER comme moyen de transport pour leur déplacement du quotidien et souhaitent l’amélioration de ce service en terme de fréquence et de ponctualité ».

La dénonciation d’une démocratie bafouée et d’un projet d’inutilité publique

Les quelques exemples ci-dessus ne sont que l’écume de la vague qui s’est levée à l’annonce d’Alain Vidalies.

Car associatifs, élus locaux, responsables politiques… nombreux ceux qui ont réagi aussitôt pour dénoncer une démocratie bafouée.

Notre association LGVEA, par son communiqué de presse, entend dénoncer un nouvel abus du pouvoir exécutif dans les grands dossiers d’infrastructures que nous qualifions de Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII). On peut citer les plus emblématiques comme l’autoroute A65 (déficitaire), la LGV Perpignan-Barcelone (le concessionnaire est en liquidation), la LGV Lyon-Turin (d’un montant minimum de 26 milliards d’euros et contestée de part et d’autre de la frontière franco-italienne), l’aéroport de Notre Dame des Landes et son bras de fer en filigrane avec l’ex premier ministre dans les recours des associations…

Alors que le fiasco économique montre son nez dans la LGV Tours-Bordeaux, nous alertons à nouveau sur le scandale démocratique et le gouffre financier qu’auraient à subir le citoyen/contribuable si le gouvernement venait à signer une DUP pour le GPSO.

Quelques poids lourds de la politique régionale sont aussi critiques que nous par leurs citations dans les médias.

Jean-Luc Gleyze, nouveau président socialiste du Conseil Départemental de la Gironde, exclut de voir le département participer au financement du GPSO :

« Vu les difficultés qu'il y a eu à financer la LGV Nord et sachant que tout le monde n'a pas encore payé la facture, je reste très dubitatif sur le financement de la LGV Sud », poursuit l'élu, qui peine à croire que le projet verra le bout. « D'autant plus qu'il ne faudra pas compter financièrement sur le Département, qui est complètement étranger au domaine du transport. Comment lui demander de financer un projet comme celui-ci alors qu'il n'en a pas la compétence ? Ce serait hors la loi », insiste Jean-Luc Gleyze »

Il complète son avis en disant :

« …il est urgent de mener un vrai travail sur la mobilité intra-départementale et de se concentrer sur la qualité des liaisons TER comme la ligne Bordeaux-Langon, qui pose vraiment problème. Car c'est ce qui concerne le quotidien des Girondins ».

Gilles Savary, le député socialiste de la 9ème circonscription de la Gironde, déplore lui aussi la décision du gouvernement dans un communiqué de presse paru le 26 septembre.

Face à la dette en expansion de la SNCF (44 milliards d’euros) il regrette l’aveuglement du gouvernement :

« Gilles SAVARY regrette que l’Etat oublie de préciser comment il financera ce projet, alors qu’il ne cesse de professer la réduction de la dette publique, la rigueur budgétaire et la maîtrise fiscale. Gilles SAVARY considère que la seule conclusion que l’on puisse tirer de cette approche incohérente est qu’elle fera des déçus. Il s’efforcera pour sa part que ce ne soit pas les usagers quotidiens des trains « domicile-travail » vers Bordeaux ».

Dans un communiqué encarté dans l’ECHO n°85, le maire et le conseil municipal de Saint Médard d’Eyrans entendent montrer leur réprobation devant l’annonce d’Alain Vidalies.

Il est fait état d’une décision gouvernementale « absolument contraire aux principes de l’expression démocratique liés à l’enquête publique et à l’avis défavorable qui en a découlé ». Face au lobbying déployé par les quelques grands élus d’Aquitaine et Midi Pyrénées, C. Tamarelle évoque le mutisme du ministre des transports au regard du rendez vous qui lui avait été demandé par des représentants d’associations et d’élus dans le « principe de l’équité et de respect démocratique ».

On n’oubliera pas les écrits énergiques de la part de la SEPANSO-Landes où on peut lire dans le communiqué de presse paru le 27 septembre :

« En ce qui nous concerne, dans les Landes, cette décision nous scandalise car elle fait fi de toutes les études qui montrent que ces projets seront déficitaires et de toutes celles qui prouvent que les atteintes à l’environnement seront très néfastes pour la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles (eau, bois…) sur lesquelles reposent divers secteurs d’activité (agriculture, foresterie, tourisme…). Pourtant les responsables politiques français affirment la main sur le cœur qu’il s’agit d’enjeux primordiaux pour l’emploi, pour la qualité de vie ».

La philippique de la SEPANSO- Landes va jusqu’à l’évocation d’une corrélation entre la décision du secrétaire d’Etat aux Transports et son « attachement politique» landais :

« Nous observons que le projet Bordeaux-Dax fait un grand détour par Mont de Marsan, circonscription de Monsieur Alain Vidalies, ministre des transports. Y aurait-il une relation de cause à effet entre cet enracinement et la Déclaration d’Utilité Publique ? ».

Le CADE, fer de lance de l’opposition au GPSO en pays Basque, n’a pas manqué de réagir à l’annonce d’Alain Vidalies.

On pourra lire sur son site le texte du communiqué paru sitôt connue la déclaration de secrétaire d’état aux transports.

Il fait état des constats alarmants (rapport Mariton, rapport de la Cour des Comptes…) qui n’ont pas été retenus par le gouvernement malgré des conclusions unanimes sur l’inutilité publique des LGV, leur coût disproportionné…

Faisant fi de l’avis défavorable de la Commission d’enquête donnée fin mars 2015, le CADE constate que le gouvernement semble reculer en cédant au chantage politique de certains grands élus régionaux.

Il termine son intervention par une phrase qui dit long de l’exaspération citoyenne face au déni de démocratie qui s’étale dans les propos contradictoires et alambiqués du gouvernement :

« On voudrait se moquer des citoyens que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! ».

Rendez-vous peut être en décembre lors des élections régionales…

LGV un mythe qui périclite

De tout ce brouhaha médiatique nous retiendrons quelques idées simples mais réalistes.

Les LGV du GPSO représentent un danger majeur pour notre environnement.

Nous alertons sur ce point depuis 2005-2006 (cf. débats publics).

Habitants, riverains, viticulteurs en Graves et Pessac Léognan, quelques élus locaux…nous étions nombreux à dénoncer l’emprise de milliers d’hectares de zones naturelles, dont certaines en Natura 2000, et de terres agricoles/viticoles.

Depuis fin 2014 Le Sauternais nous rejoint, notamment par la voix de Xavier Planty, président de l’Organisme de défense et de gestion de Sauternes, qui s’exprime lundi 28 septembre dans les colonnes de Sud-Ouest :

« Je suis abasourdi par cette décision. C’est mal pensé, mal réfléchi. Il y a d’autres solutions, notamment alternatives mais elles n’ont pas été étudiées ».

Philippe Déjean, propriétaire du château Rabaud-Promis en Sauternes rajoute :

« Nous sommes des démocrates. On a cru que le rapport de l’enquête publique plus que négatif et contenant des avis autorisés parmi lesquels celui du commissaire aux comptes dénonçant un projet coûteux aurait permis à l’Etat de se ranger à l’avis de la majorité. Au lieu de cela, on a droit au fait du Prince. Je m’interroge. Sommes-nous encore en République et ne sommes-nous pas en train d’assister à un simulacre de démocratie ? ».

Le GPSO constitue un héritage terrible pour nos enfants

Si ce projet arrive à terme que léguerons-nous à nos enfants ?

Un environnement massacré. Mais aussi une dette pour des décennies.

Avec un coût estimé à 8,3 milliards d’euros, mais que nous pouvons voir dépasser 10 à 12 milliards à l’horizon 2024, le GPSO vient ajouter de la dette à la dette (Etat=+ de 2000 milliards d’euros, SNCF= 44 milliards d’euros).

Guillaume Pépy, nouveau président de SNCF rassemblée (SNCF+RFF) se montre prudent mais réaliste quand il s’exprime dans Sud-Ouest le 29 septembre dernier.

Quand on lui demande si la France a, ou pas, les moyens de financer ce projet, il répond :

« C’est tout le débat. Le tour de table devra prévoir un financement public intégral. Sur un investissement de cette ampleur, on peut évoquer des financements européens, un emprunt régional ou national. Il ne pourra pas être financé par la dette de SNCF Réseau. La loi de la république nous l’interdit désormais au-delà d’un certain seuil. Cela fait beaucoup de contraintes ».

A ce constat irréfutable, et après avoir nié les faits durant des années, Alain Rousset en vient peu à peu à imaginer des montages financiers « innovants » mais tout aussi utopiques : une subvention européenne d’un milliard d’euro, un plan Juncker n°2, un grand emprunt…

Rappelons que l’Europe ne financera que des projets abondés par l’Etat Français et s’inscrivant dans des infrastructures ferroviaires du TET européen comme l’axe nord-sud vers l’Espagne.

Or le GPSO s’arrête à Dax à l’ouest et file vers Toulouse à l’est : comme nous l’avons démontré dans notre contribution[1] à l’EUP il ne faut donc pas s’attendre à une aide massive de l’Europe dans le GPSO.

Le plan Juncker n°1 (FEIS) et ses 21 milliards d’euros de « garanties » vise à favoriser l’investissement dans les secteurs innovants avec l’apport des financements étatiques (France = 8G euros ; Allemagne=15G euros…) qui seraient seulement co-investis dans les projets nationaux sans que le ministre Emmanuel Macron l’entérine officiellement.

Alain. Rousset devra attendre peut être longtemps le pactole Juncker pour le GPSO…

Le Grand Emprunt (ou Programme d’Investissements d’Avenir –PIA), issu des réflexions de la commission Rocard-Juppé, devait faire appel à l’épargne des français pour près de 100 milliards d’euros. Il n’a été engagé auprès de banques que pour 34 milliards au mieux pour le PIA1 et 12 milliards pour le PIA2.

De plus ces sommes ne sont affectées jusqu’à ce jour qu’à des projets technologiques « innovants » dont « le véhicule du futur » mais n’abondent pas les projets d’infrastructures comme les LGV.

Alain Rousset convoque le génie de la lampe d’Aladin mais en vain…

Enfin qui peut croire aux financements de type PPP alors que la LGV Perpignan-Barcelone est en faillite, que le financement de Tours-Bordeaux n’est toujours pas bouclé et que sa mise en service risque d’aggraver la dette SNCF dès 2017, que les services officiels et les spécialistes ne misent plus sans réserve sur ce système…

Pour conclure le GPSO attendra peut être longtemps un financement hypothétique : cela pèsera peut être dans la décision du Conseil d’Etat dans les prochaines semaines/mois

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

[1] Le MIE du TET Européen ne finance à ce jour que les études pour la LGV Bordeaux-Dax, et seulement à hauteur de 52 millions d’euros au plus (cf. http://ec.europa.eu/transport/themes/infrastructure/news/doc/2015-06-29-cef/selection-decision-map-2014.pdf ). On n’est loin de couvrir les 9 à 10 milliards d’euros nécessaires au GPSO !

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 13:46

Le maire et le Conseil municipal de Saint Médard d'Eyrans ont tenu à réagir aux déclarations l'Alain Vidalies, secrétaire d'état aux Transports.

Ce dernier a déclaré il y a quelques jours que le gouvernement validait la poursuite de la procédure engagée pour les études et la DUP des LGV du GPSO.

Ce faisant il a démontré que nos dirigeants, sous la pression du lobbying de quelques grands élus affidés du GPSO, ne faisaient aucun cas de l'expression démocratique et des avis portés durant l'enquête d'utilité publique menée fin 2014.

La commission d'enquête sur les LGV du GPSO (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax) avait donné un avis défavorable. Il n'en a pas été tenu compte et le gouvernement cède à des visions électoralistes en vu des élections régionales de décembre 2015.

On ne sait d'ailleurs pas si de telles manœuvres de partis recevront au final l'accueil des électeurs qui se sentent trahis.

Les élus de Saint Médard d'Eyrans ne tombent pas dans le piège eux qui nous soutiennent depuis les débats publics de 2005-2006. Ils s'interrogent sur le principe d'équité et le respect démocratique puisqu'ils avaient, avec d'autres, réclamé une entrevue auprès du ministère des transports pour compenser le lobbying intense des grands élus (Malvy, Rousset, Juppé...): aucune réponse à leur demande à ce jour.

Saluons donc ce communiqué du Conseil Municipal de Saint Médard d'Eyrans comme un nouvel encouragement à résister au GPSO et à ses conséquences désastreuses sur les finances publiques, l'environnement, le respect des riverains et des habitants du territoire.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

Un communiqué de la municipalité de St Médard d'Eyrans
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 13:07

Depuis l'annonce gouvernementale récente par Alain Vidalies, secrétaire d'état aux Transports, qui valide la poursuite de la procédure GPSO pour les deux lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, les réactions pour ou contre pullulent.

Pour notre part, engagés contre les LGV depuis des années, nous renouvelons notre refus du GPSO et réclamons en contrepartie l'aménagement et la rénovation des voies ferrées existantes.

Le communiqué de presse que nous publions aujourd'hui reprend notre argumentaire et s'indigne d'une nouvelle atteinte à la démocratie et dénonce un pouvoir sourd et aveugle.

On pourra voir ici et là que ce sentiment est partagé par de nombreux citoyens, élus locaux, associations.. Nous nous en ferons l'écho dans une prochaine revue de presse.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert THOMAS

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:44

Au début de l'été 2015 nous étions quelques associatifs et élus aquitains à croire encore qu'un dialogue républicain et démocratique pouvait subsister avec le gouvernement sur le projet de LGV du GPSO.

Nous avions donc adressé un courrier au Premier Ministre Manuel Vals pour solliciter une rencontre avec lui, ou à défaut avec le ministère des Transports, afin d'apporter des arguments aux alternatives ferroviaires face au seul projet de LGV présenté par RFF et soutenu par les quelques "grands élus" (A. Rousset, A. Juppé, M. Malvy...).

Nous voulions ainsi rééquilibrer le débat sur les infrastructures ferroviaires en Aquitaine/Midi-Pyrénées, engager le dialogue avec les ministères en charge du dossier GPSO, proposer des alternatives au lobbying forcené des "grands élus" fondé sur le seul axiome LGV/TGV.

Nous avions de solides arguments et l'on pouvait s'appuyer sur les très nombreuses contributions (citoyens, associatifs, élus...) déposées lors de l'enquête d'utilité publique (EUP) de fin 2014 et l'avis défavorable donné par les commissaires de cette EUP en mars 2015.

Hélas aujourd'hui nous attendons toujours une réponse de Manuel Vals à notre courrier de juin.

Notre déception se double aujourd'hui d'une incompréhension et d'un sentiment de trahison démocratique au regard de l'annonce par Alain Vidalies de la "poursuite du processus GPSO" avec appel au Conseil d'Etat en vu d'une prochaine déclaration d'utilité publique (DUP)!

La presse dans sa grande majorité s'empare de l'annonce pour claironner que la DUP est déjà dans le parapheur de Manuel Vals et que M. Malvy verra bien la LGV Bordeaux-Toulouse atteindre Matabiau en 2024.

Cette vision rappelle les lettres de cachet de l'Ancien Régime et le slogan "que veut le roi le veut la loi"! La démocratie ne semble plus avoir cours dans la France de 2015.

C'est ce que veut nous faire partager un des rares journalistes adepte de la déontologie d'Albert Londres, Jean-Francis Pécresse. L'éditorialiste des Echos écrit ce lundi 28 septembre 2015:" La LGV Bordeaux-Toulouse est antidémocratique, anti-écologique, anti-économique".

Il fustige un gouvernement sourd et aveugle en précisant: "Quelques mois après avoir tiré pour leçon de l'épisode tragique du barrage de Sivens la nécessité de mieux tenir compte de l'avis des citoyens, ce gouvernement commet un acte d'autorité, sans pouvoir se prévaloir du soutien des experts, juste du poids de quelques grands élus au demeurant contredits par nombre d'élus locaux".

On pourra lire ci dessous l'intégralité de l'éditorial de Jean-Francis Pécresse.

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique

Autre motif de mettre en avant l'édition des Echos du 28 septembre, l'article de Lionel Steinmann qui conforte l'argument que le système LGV/TGV arrive en bout de course et ne parvient plus à dégager une rentabilité suffisante.

La Cour des Comptes parlait à ce sujet en 2014 de la "grande vitesse ferroviaire: "un modèle porté au-delà de sa pertinence".

Lionel Steinmann reprend ici les résultats économiques de la branche SNCF Mobilités mis en danger par une rentabilité très dégradée des rames TGV sous l'action conjuguée d'un chiffre d'affaire atone, d'une envolée des coûts de péages, d'un important investissement (rames TGV) incontournable à terme...et d'une concurrence exacerbée (covoiturage, autobus...).

Comment comprendre l'entêtement de nos grands élus et du ministère pour un système LGV/TGV qui tire par ailleurs SNCF vers le gouffre: dette en expansion, rentabilité en capilotade?

Guillaume Pépy devrait logiquement très prochainement commenter le lancement possible du GPSO et son impact sur le business plan de SNCF Mobilités, lui qui renâcle à céder aux "pressions" des élus Picto-charentais voulant des TGV partout (Poitiers, Angoulême, Cognac, La Rochelle, Libourne...) sur l'axe de la future LGV Tours-Bordeaux.

Nous vous encourageons à lire les articles des Echos: ils reflètent assez bien le sentiment de trahison de la démocratie qui nous habite depuis l'annonce d'Alain Vidalies.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:03
LGV du GPSO, la démocratie bafouée une nouvelle fois

Nous avons plusieurs fois dénoncé dans ces colonnes les entorses de plus en plus courantes à la démocratie.

Rappelons tout d’abord que le dictionnaire Quillet indique à « démocratie » la définition suivante : « Gouvernement où le peuple exerce la souveraineté ».

Chacun pourra témoigner qu’aujourd’hui le peuple semble exclu chaque jour un peu plus de ce droit.

Si l’on espère que la démocratie représentative s’exerce réellement pour le bien du plus grand nombre on ne peut qu’être déçu dans l’application effective aux grands problèmes de société auxquels nous sommes confrontés dans la vie quotidienne.

L’ersatz présenté sous la dénomination de démocratie participative est souvent un leurre inventé par quelques oligarques bien décidés à ne pas partager un pouvoir issu des urnes.

C’est bien de cela qu’il s’agit quand on analyse l’évolution du dossier des LGV du GPSO.

Revenons quelques temps en arrière.

Ce projet évoqué depuis plus de 10 ans maintenant prend sa source dans une conception technocratique datée des « trente glorieuses ».

C’est dans la lignée des visions modernistes et technologiques gaulliennes, pompidoliennes, et giscardiennes que le TGV, et sa voie LGV, nait dans la seconde moitié du XXème siècle.

Un demi-siècle plus tard, dans une société française soumise à la mondialisation, au diktat économique de la gouvernance européenne et mondiale, percluse de dettes, ballottée par une crise socioéconomique sans précédent, certains néo féodaux s’arrogent le droit de poursuivre ces utopies en ignorant dédaigneusement la voix du citoyen contribuable.

Ainsi nous assistons aujourd’hui, dix ans après un simulacre de concertation engagé depuis les débats publics de 2005-2006, à un déni gouvernemental des multiples appels à la raison issus tant de quelques représentants du corps législatif (Assemblée et Sénat), d’institutions comme la Cour des Comptes, de chercheurs et d’universitaires spécialistes des transports…que d’associatifs représentant la société civile éveillée.

L’annonce ce samedi 26 septembre 2015, par la voix d’Alain Vidalies, secrétaire d’état aux Transports, d’une décision gouvernementale « validant la réalisation des LGV du GPSO » vient confirmer, malgré l’avis défavorable de la Commission d’Enquête rendu en mars 2015, la main mise du lobbying conduit par le président de la région Aquitaine, Alain Rousset.

Ce dernier, droit dans ces bottes, comme son pendant à droite Alain Juppé, associé ici à la promotion outrancière du GPSO, a été à la manœuvre toutes ces années pour défendre un projet qui serait « indispensable au développement de la Région, à son désenclavement, à la création de dizaines de milliers d’emplois, à la mobilité de tous… ».

Rejoint par un cercle hétéroclite à géométrie politique variable (D. Bussereau, A. Juppé, M. Malvy, H. Emmanuelli, J.L Moudenc…), soutenu par des affidés (L. Paboeuf du CESER, L. Courbu de la CCI Aquitaine…) auquel il faut associer dans l’ombre le lobby du BTP, A. Rousset peut se réjouir aujourd’hui de la déclaration de son ami régional et politique, A. Vidalies.

Doit-on voir dans cette décision une bouée vers les élus proches du gouvernement actuel dans la visée électoraliste des régionales de décembre 2015 ?

Nous laisserons à d’autres une analyse politique qui n’est pas de notre ressort.

Mais nous nous devons de souligner que d’autres dossiers de GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés) sont étrangement associés à des rapprochements politico-économiques bien troublants.

L’aéroport de Notre Dame des Landes se situe dans la région empreinte par J.M Ayrault, ancien ministre socialiste.

Comment une LGV Poitiers-Limoges peut-elle être couverte par une DUP[1] alors que le Conseil d’Etat ne lui reconnaissait pas une réelle utilité publique[2] mais qu’elle avait le soutien de plusieurs grands élus et une bienveillante protection de la part de hauts personnages d’état de la Vème république…

Et que dire du projet de LGV Lyon-Turin validé par les chefs d’Etat français et italien [3]mais qui est contesté par de nombreux habitants sur le tracé et dont la Cour des Comptes estime le coût global à 26 milliards d’euros alors que le promoteur public en charge du projet (TELT) évoque seulement 10 milliards d’euros pour la partie française.[4]

Après les analyses de la commission Duron (Mobilité 21 découlant des orientations du SNIT) on s’attendait à une modération de nos gouvernants dans des investissements pharaoniques pour les GPII : il semble bien que rien n’arrête la course folle qui creuse la dette de l’Etat, de SNCF/RFF, des collectivités territoriales…

Car ces dernières, pourtant en opposition aux mesures drastiques sur la baisse des subventions étatiques, sont appelées de plus en plus au financement de ces grandes infrastructures de transport à portée nationale et européenne.

Revenons donc sur les LGV du GPSO et les annonces gouvernementales qui les concernent ces jours-ci.

Relevons tout d’abord que les médias titrent trop souvent[5] sur une « validation de la réalisation du GPSO » alors que les termes exacts des déclarations d’Alain Vidalies n’évoquent que la décision de poursuivre la procédure GPSO sur les deux lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Cette procédure nécessite au préalable la consultation du Conseil d ‘Etat appelé à statuer avant le 8 juin 2016.

Ce n’est qu’à l’issue de cet avis (positif ou négatif) que le gouvernement devra prendre sa décision et émettre avec le Conseil d’Etat un éventuel décret de DUP.

Certains, dont nous sommes, contestent dès à présent la décision de poursuite de la procédure GPSO.

José Bové, député européen dit que « l’on marche à l’envers ».

Gilles Savary, député de la 9ème circonscription de la Gironde, déplore quant à lui la décision du gouvernement de passer outre l’avis négatif de la Commission d’Enquête Publique.[6]

Nous comptons dénoncer hic et nunc une nouvelle atteinte à la démocratie.

Les milliers de contributions déposées par les citoyens lors de l’enquête publique, l’avis défavorable de la commission, ne peuvent être mises sous le tapis au prétexte fallacieux d’une « utilité publique » non fondée relevant d’une croyance dépassée dans un modernisme et une technocratie dénoncés il y a des décennies par J. Ellul et B. Charbonneau. Leur jugement d’alors se révèle fondé et conforté par toutes les études réalistes et validées qui émaillent le dossier GPSO ; la consultation des articles publiés sur notre blog peut en témoigner.

Les semaines à venir verront certainement les citoyens adeptes d’une réelle démocratie participative dénoncer ces pratiques oligarchiques.

Vos remarques et vos avis alimenteront nos réflexions et nourriront nos actions.

A vos stylos.

Pour nous écrire :

-en commentant cet article sur notre blog http://lgvea.over-blog.com

-en nous écrivant LGVEA, 2 avenue du 8 mai -33650 – St Médard d’Eyrans

-en nous contactant par mail à lgv.environnement.arruan@gmail.com

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

27 septembre 2015

[1] Voir http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/sites/regions_france3/files/assets/documents/decret_ndeg2015-18_du_10_janvier_2015_version_initiale.pdf

[2] Cf. http://www.mobilettre.com/le-conseil-detat-rejette-la-lgv-poitiers-limoges/

[3] Cf. http://www.lepoint.fr/monde/tgv-lyon-turin-le-tunnel-de-la-discorde-08-04-2015-1919501_24.php

[4] Cf. http://www.ltf-sas.com//wp-content/uploads/Synthese-ACB.pdf

[5] Cf. http://www.bfmtv.com/societe/lignes-a-grande-vitesse-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax-917906.html ou http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/26/2185429-lgv-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax.html

[6] Cf. http://www.gilles-savary.fr/2015/09/26/3122/

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 19:10

A peine annoncée la décision d'Alain Vidalies et du gouvernement (?) de poursuivre études et procédures en vu d'une DUP prochaine pour le projet GPSO est attaquée par le député Gilles Savary.

Rappelant son rejet de la LGV et son souhait de voir le réseau existant être la priorité pour l'Etat et SNCF/RFF il interroge sur la capacité des finances publiques à couvrir le GPSO pour plus de 8 à 10 milliards d'euros: "Elle n’apporte [la LGV pour autant aucune solution aux dessertes ferroviaires de Toulouse et de l’Espagne avant 2025/2030, car les projets colossaux du Tunnel Lyon-Turin et du Canal Seine Nord, pourtant exclus des conclusions prudentes de la Commission Mobilité 21, ont été confirmés et nécessitent des dépenses considérables imprévues".

On partage totalement son analyse, nous qui œuvrons depuis longtemps pour une alternative au tout LGV/TGV par la réhabilitation des voies ferrées existantes.

Affaire à suivre....

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

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Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

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Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

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