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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:58

Bonjour à tous,

La Commission d'enquête publique sur le projet RFF d'Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) vient de remettre son rapport.

Elle donne au final un avis favorable à ce projet alors que de nombreuses contributions venant d'institutionnels, d'élus, de citoyens, de riverains, d'associations... contestent ouvertement l'utilité publique des AFSB.

En ces temps où la démocratie participative est régulièrement foulée au pied cet avis vient conforter le sentiment d'une collusion entre une commission censée être indépendante et le lobby des LGV.

Nous contestons l'impartialité d'un tel avis et donnons, dans l'article accessible par le lien ci-dessous, quelques exemples qui nous semblent illustrer ce sentiment.

A vous de vous faire une opinion...

Lien ici http://ahp.li/0cef8a31ccc3e5fdc2cd.doc

Jean-Robert Thomas

22/02/2015

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 15:07

La propagande assénée par les journaux et les médias pour les lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), et son corolaire le TGV, inonde notre espace ces derniers temps.

Le prosélytisme pour la grande vitesse ferroviaire, et plus particulièrement pour la future LGV Tours-Bordeaux, émane prioritairement de la société LISEA, concessionnaire de cette infrastructure qui devrait être mise en service à l’été 2017.

Mais on aura noté depuis des années déjà qu’elle trouve des thuriféraires dans différents milieux auprès de responsables politiques ou économiques (Alain Rousset, Alain Juppé, Laurent Courbu…) et d’amplificateurs médiatiques comme les quotidiens Sud-Ouest ou la Dépêche.

C’est ainsi que ces derniers jours ces derniers affichent leur soutien avec force par des encarts publicitaires pleine page.

Le 31 janvier, dans sa rubrique « Les plus de Sud-Ouest » le qualificatif de « grand chantier » donné à la LGV Tours-Bordeaux, avec son décompte de longueur de ligne, d’ouvrages d’art, de millions de m3 déplacés…, entend magnifier un chantier et nous convaincre de son utilité publique.

Le Progrès sera en marche pour le bien de tous les citoyens.

Autre approche tactique de la part de LISEA dans Les Echos (édition du 2 février 2015) où le marketing, embelli par l’image d’une jeune femme type businesswoman, suggère la vitesse des liaisons entre Bordeaux et Paris pour rapprocher les élites circulatoires.

Propagande, mensonges et ommissions

Mais voilà une lecture plus attentive et critique de cette annonce vient modérer l’enthousiasme du voyageur standard.

Première remarque peu flatteuse pour SNCF Voyageurs : aujourd’hui un train raté entrainerait un voyage repoussé d’une journée voire plus. Demain, avec la LGV de LISEA, un train raté ne serait plus un problème majeur pour la businesswoman qui verrait sa réunion de travail repoussée d’une demi-heure !

Rêve, pays de bisounours, mensonge éhonté d’un concessionnaire qui suggère que la SNCF n’est pas à la hauteur pour assurer un service public de qualité aux voyageurs.

Bien sûr certains peuvent témoigner des multiples défaillances du réseau ferré actuel et du service ferroviaire : retards, suppressions de rames, accidents… sont trop présents et pénalisent le voyageur.

Mais peut-on croire, comme l’écrit LISEA dans le même placard publicitaire, que demain, avec la LGV Tours-Bordeaux, les trains seront plus fréquents (et plus rapides…) ?

A-t-on oublié que depuis des décennies le réseau classique a été délaissé pour favoriser le réseau LGV, vitrine technologique de nos TGV ?

Les rapports Rivier de 2005 et 2012 ont clairement démontré que le manque d’investissement sur le réseau classique est la cause principale de sa détérioration qui conduit aux retards, incidents, accidents… qui ont frappé le service voyage de la SNCF depuis des années. Parallèlement la rentabilité des premiers TGV de la ligne Paris-Lyon-Marseille s’évanouit avec la multiplication des LGV/TGV aux quatre coins du territoire, objets du désir narcissique des élus locaux et marqueurs technocratiques pour les oligarques de gauche et de droite depuis des décennies.

Les multiples craintes actuelles des élus Picto-Charentais qui s’expriment ces temps-ci viennent contredire un avenir rose pour les usagers du rail dans ces régions.

La Région Aquitaine vient de dénoncer les modifications de circulation ferroviaire des TER décidées par SNCF qui n’a plus assez de rames pour toutes les lignes !

Mais les collectivités territoriales de Charente et Poitou craignent eux la suppression des trains desservant les agglomérations comme Angoulême, Châtellerault, Poitiers (et plus au sud Libourne) quand la LGV Tours-Bordeaux verra passer les TGV filant à 320 km/h. Après les agglomérations du Grand-Cognac et du Grand Angoulême le Conseil Général de la Charente devrait décider de suspendre le financement public de la LGV Tours-Bordeaux pour montrer son refus d’être sacrifié à la grande vitesse (cf. édition Sud-Ouest du 31 janvier 2015).

Marché de dupes cette LGV est un miroir aux alouettes et un totem du Progrès que nous dénonçons depuis longtemps comme un grand projet inutile et imposé (GPII).

Avec un coût final toujours pas figé (le contrat initial était sur une enveloppe de 7,8 milliards d’euros mais Guillaume Pépy lui-même évoquait il y a quelques mois les 10 milliards d’euros), et des défaillances notoires dans le financement public par les collectivités territoriales de plus en plus réticentes (région Poitou-Charentes, Landes, Pau, Grand-Angoulême…), cette LGV semble bien être le dernier mirage d’un système ferroviaire basé sur le tout LGV/TGV.

Gageons que nos (nouveaux) élus issus des prochaines élections départementales et régionales de 2015, sensibles à toutes ces alertes, sauront raison garder quand viendra dans quelques mois l’appel à financement pour le GPSO, projet non rentable qui devrait atteindre la bagatelle de 10 à 15 milliards d’euros au final dont plus de 50% de financement public (Etat et collectivités territoriales).

D’ici là nous ne manquerons pas d’alerter l’opinion publique sur des projets d’inutilité publique.

Pour LGVEA

Le président Jean-Robert Thomas

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:03

LGV Poitiers-Limoges : un attentat au bon sens

Alors que la France était sous le choc des attentats de Charlie Hebdo, le gouvernement, par la signature du premier ministre, de la ministre des transports et de son secrétaire d’état, venait in extrémis autoriser la poursuite du projet de LGV Poitiers-Limoges en signant la Déclaration d’Utilité Publique le 10 janvier dernier.

Ce texte vient clôturer la procédure d’étude et de décisions administratives sur un projet de LGV entre deux villes moyennes de Poitou-Charentes et du Limousin. Avec 87000 habitants, Poitiers devrait être reliée à Limoges (140000 habitants) en 45 minutes pour parcourir les 115 km qui les séparent.

Avec plus de 1,6 milliards d’euros (CE2011) cette ligne à grande vitesse, en grande partie à voie unique, représente encore un investissement dans un GPII (grand projet inutile imposé).

Bien sûr il a reçu les encouragements de plusieurs élus locaux, comme toujours aveuglés par les mirages du progrès technologique. Ceux de Brive et Tulle se sont joints à ce concert.

On ne sera pas étonné que Madame Bernadette Chirac soit venue apporter son soutien dans un projet que certains qualifient de « LGV des présidents ».

Mais que vient faire à ses côtés Roland Dumas[1] (encore lui !) ?

Un renvoi d’ascenseur pour services rendus, un énième exemple du pouvoir des réseaux en politique ?

Les associations en lutte contre le projet depuis des années ont pourtant exprimé leurs positions argumentées lors de l’enquête d’utilité publique (EUP).

L’avis de la Commission d’enquête fut donné le 10 septembre 2013 comme favorable avec réserves. On notera notamment qu’elle demandait que, par la DUP à venir, le projet ne gèle pas des centaines d’hectares au-delà de 2030 : elle ne fut pas suivie par les signataires de la DUP puisque son article 2 précise :

« Les expropriations nécessaires devront être réalisées dans un délai de quinze ans à compter de la publication du présent décret. »

Ce projet a aussi été fortement décrié par les institutionnels comme :

  • La Commission Mobilité 21 qui ne l’avait pas retenu dans ses priorités de transports ferroviaires et le renvoyait au-delà de 2030
  • La Cour des Comptes qui qualifie la grande vitesse ferroviaire comme « un modèle porté au-delà de sa pertinence » et indique « que les études ont montré qu’il est impossible d’assurer une rentabilité socioéconomique même minimale à la LGV Poitiers-Limoges ».
  • Le Conseil d’Etat qui, selon le site Mobilettre vient torpiller ce projet de LGV : « le conseil d’Etat, selon nos informations, vient de dire au gouvernement qu’il rejette le projet sur le fond, dans une note par nature confidentielle ».

Au-delà des associations ouvertement contre le projet de LGV, et majoritairement favorables à la réhabilitation de la ligne POLT (Paris, Orléans, Limoges, Toulouse), nombre d’élus et d’organismes (tels la FNAUT) sont venus contester une LGV qui semble, une fois de plus, être enfantée par « le fait du Prince » et les petits arrangements entre politiques de droite et de gauche.

Une confirmation d’une décision imposée au plus haut niveau de l’Etat vient d’être donnée par les déclarations d’une des signataires de la DUP, Madame Ségolène Royal, ministre des transports.

Elle admet dans les colonnes du Point « avoir agi par solidarité gouvernementale » (cf. http://www.lepoint.fr/politique/lgv-poitiers-limoges-opposee-royal-dit-avoir-agi-par-solidarite-gouvernementale-22-01-2015-1898539_20.php ).

Elle enfonce le clou en précisant : « "Je n'étais pas du tout favorable à cette LGV. Tout le monde sait mon opinion sur le sujet. J'étais pour l'amélioration de la ligne existante, plus efficace", a indiqué à une correspondante de l'AFP l'ancienne présidente de la région Poitou-Charentes ».

Elle va jusqu’à la condamnation économique du projet en poursuivant son interview : « Selon elle, "le coût d'une infrastructure comme celle-ci par rapport au financement est déséquilibré" et "le financement n'est absolument pas acquis" ».

Se pose alors la question d’une gouvernance qui s’appuie sur des arrangements politiques, lobbyistes, électoraux… bien loin d’une vraie prise en compte de l’intérêt général pour le citoyen/contribuable.

Hier encore, François Hollande, ouvrant la Conférence Environnementale le 27 novembre 2014, disait vouloir « ouvrir le chantier de la démocratie participative ». Tout en déclarant que « l’intérêt général ne pouvait être la somme d’intérêts particuliers » il préconisait des procédures réglementaires ouvrant le champ à « toutes les alternatives posées ».

A peine un mois plus tard ces déclarations tombent à plat à la lecture de la DUP de la LGV Poitiers-Limoges.

Verra-t-on un sursaut démocratique dans le dossier d’EUP des LGV du GPSO ?

Je crains qu’il n’advienne que sous la pression du citoyen, électeur par ailleurs, appelé aux urnes en mars (départementales) et décembre (régionales).

Mettons un tag sur notre agenda et restons vigilants.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

.

[1] Rappelons-nous que Roland Dumas possède une propriété sur Saint Selve (33) où la LGV Bordeaux-Toulouse devait initialement traverser le territoire. Son fuseau fût déporté de quelques km vers l’est impactant alors les communes de Beautiran et Castres-Gironde.

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:48

RFF ou le royaume d’UBU

Nous avions noté depuis plusieurs semaines que RFF ne maîtrisait pas tout dans son dossier d’enquête publique. .

L’exemple relevé dans les contributions à l’EUP déposées sur Internet vient confirmer le caractère ubuesque et caricatural d’une maîtrise d’ouvrage qui vient en opposition avec le terme usuel de « maîtrise » technique qu’on pourrait affecter à RFF.

On peut être stupéfait de l’amateurisme d’un organisme regroupant ingénieurs et experts de la construction d’infrastructures de transports ferroviaire quand on prend connaissance de la contribution de TIGF à l’EUP tenue fin 2014.

Contribution Internet n°1880 à l’enquête d’utilité publique sur projet LN du GPSO

(cf. http://www.gironde.gouv.fr/content/download/23128/146257/file/GPSO%20LN%20observations%20du%20public%20le%208%20d%C3%A9cembre%202014.pdf )

« Envoyé le 08/12/2014

Nom : TIGF (Transport et Infrastructures Gaz France)

Prénom : -

Département de résidence : 64

Commune de résidence : Pau

Lieu concerné par vos observations (commune, département) :

Tous les départements et notamment Captieux, département de la

Gironde

AVIS :

Dans le cadre des trois enquêtes publiques relatives au programme du GPSO (LN, AFSB et AFNT), à la lecture du dossier d’enquête publique, nous avons bien noté l’engagement du pétitionnaire de consulter TIGF pour effectuer un recensement exhaustif de l’ensemble des réseaux gaz de TIGF au stade de l’AvantProjet Détaillé afin de rétablir l’ensemble des réseaux traversés par la ligne nouvelle dans les règles de l’art et avec des méthodes adaptées aux réseaux ou sites concernés (cf. Pièce F – Etude d’impact / volume 3.3 / paragraphe 5.2.1.5).

Au vu des éléments transmis, il apparaît que la commune de Captieux est prévu être un point d’intersection important de vos lignes nouvelles. Cette commune est également pour TIGF un nœud de réseau très important avec la jonction de plusieurs de nos gazoducs de très gros diamètres permettant l’alimentation de l’Aquitaine en gaz mais aussi les transits internationaux France-Espagne. Les zones d’effet de ces gazoducs peuvent atteindre jusqu’à 400 mètres.

Dans la pièce F, volume 4.4, paragraphe 3.2.1.3, il est envisagé de faire déplacer tous les réseaux de transport de gaz naturel venant en interaction avec ce projet de lignes nouvelles. Nous attirons votre attention qu’étant donné les volumes de gaz transportés, le nombre d’ouvrages concernés, leurs dimensions et notre obligation de service public, les installations de jonction sur cette commune de Captieux seront très difficilement déplaçables. En cas d’impact, les dépenses associées seraient de plusieurs dizaines de millions d’Euros et les délais de traitement seraient d’au moins 5 ans.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et réunions techniques pour traiter des interactions entre notre réseau et vos projets ».

RFF pouvait-il ignorer la présence de telles installations de gaz naturel alors que TIGF informe tous les lanceurs de travaux éventuels sur la réglementation en la matière (Code de l’environnement articles R554-20 et R554-21) ?

Voir sur le site TIGF http://www.tigf.fr/fileadmin/R%C3%A9glementation/Avant_tous_travaux/2014/DOP1_TIGF_Annuaire_Janvier2014_v3.pdf .

L’artère de Guyenne, ouvrage majeur d’alimentation gazière de TIGF dans la région de Captieux est bien connue pourtant et a reçu des investissements importants en 2009 (voir communiqué de presse de TIGF en date du 16/10/2009).

RFF a-t-il contacté TIGF lors de l’élaboration du dossier d’EUP ?

Nous ne le saurons peut être jamais mais cela vient conforter notre sentiment d’un passage en force de RFF, soutenu par certains pouvoirs politiques, pour nous endoctriner dans une idéologie du Progrès, mystique technocratique si souvent déployée pour endormir le citoyen/contribuable.

Catherine Dowmont, journaliste à Sud-Ouest, fait état dans l’édition du 23 janvier 2015 des réactions de certains élus à cette contribution de TIGF (cf. http://www.sudouest.fr/2015/01/23/poussez-votre-gazoduc-que-je-mette-ma-lgv-1806167-2808.php ).

Ainsi Jean-Luc Gleyze, maire de Captieux et conseiller général de la Gironde, très remonté sur ce dossier :

« Ne pas anticiper que le nœud ferroviaire passerait sur le nœud de gazoducs, c'est ahurissant ! ».

C’est aussi auprès de Gilles Savary, député de la circonscription, que Catherine Dowmont recueille la stupéfaction devant une telle annonce :

« J'ai découvert ça récemment. C'est encore quelque chose d'extravagant. Cela illustre la légèreté de RFF et la façon dont il veut forcer la décision à n'importe quel prix. *Le Sud-Gironde a fait beaucoup d'efforts pour accepter ce gazoduc. *Comme l'itinéraire grand gabarit, le gazoduc, fait pour l'intérêt général, ne rapporte rien au territoire", s'emporte le député. Et, aujourd'hui, il est question de le déplacer. *L'élu dénonce une "gabegie. Toutes les bases de ce projet sont fausses".

Hélas nous avons alerté depuis des années sur les manipulations, omissions, mensonges…propagés par RFF tout au long de l’étude du GPSO.

L’exemple d’aujourd’hui ne constitue qu’un nouvel épisode d’un dossier monté par quelques grands élus et le soutien actif de lobbyistes patentés pour le tout LGV/TGV (Alstom, le BTP, les CCI…).

Le citoyen d’aujourd’hui, et ses descendants demain, ne doivent pas être dupes et faire savoir qu’ils ne voudront pas, comme contribuables, participer à cette farce.

Pour LGVEA

Le président Jean-Robert Thomas

24/01/2015

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:22

La voix est libre ?

La diffusion ce samedi 17 janvier sur France3 Aquitaine de l’émission « La voix est libre » appelle de nombreuses questions.

Disons tout d’abord que l’on peut s’interroger sur le titre « La voix est libre ».

Si cette appellation avait un sens on aurait imaginé que la voix serait donnée de manière équitable, démocratique et libre aux différents courants et opinions qui s’expriment depuis des années sur un sujet majeur sur le plan national et régional : la construction de lignes à grande vitesse ferroviaires (LGV).

Or que constate-t-on au visionnage de cette émission ?

Le débat est tronqué et on aurait pensé qu’une émission thématique de 52 minutes aurait abordé les différents volets d’un projet comme la LGV.

Il n’en est rien. On nous présente cette infrastructure comme un facteur de développement régional alors que l’on occulte fortement les aspects économiques et financiers qui viennent à l’envers d’un optimisme béat de certains thuriféraires de cette infrastructure.

Alain Rousset et Dominique Bussereau, dans un tandem digne du Muppet’s Show réfutent, par leur dogmatisme, les lanceurs d’alertes associatifs relayés depuis quelque temps maintenant par des institutionnels comme le Conseil d’Etat ou la Cour des Comptes. Ils vont jusqu’à dire que cette dernière se trompe, et souvent, en dénonçant une politique du tout TGV dans son dernier rapport sur les infrastructures ferroviaires.

Nous n’étions pas habitués à entendre de telles critiques désinvoltes de cette institution par des élus prétendument « responsables ». Philippe Séguin en son temps, Didier Migaud aujourd’hui, ne semblent pas être de doux rêveurs dans le domaine économique et financier.

Si Jérôme Vilain et Franck Omer, co-présentateurs de l’émission, abordent quelque peu le coût de la LGV Tours-Bordeaux, Dominique Bussereau se félicite que cette infrastructure ait pu voir le jour même avec près de 4 milliards d’euros d’argent public collecté (extorqué ?) à des collectivités comme La Rochelle (non desservie) et de nombreuses collectivités dans le grand sud de Bordeaux (Landes, Pyrénées Atlantique, Gers, Pau…) qui voient aujourd’hui les promesses remises en cause avec un GPSO prioritaire pour Bordeaux-Toulouse et limité à Dax sur sa branche Bordeaux-Espagne. Il imagine aussi, et on se pince en l’écoutant, que la SNCF se devrait d’aménager des liaisons TGV venant de la LGV pour desservir la Rochelle, Royan… !

Jean-François Macaire, actuel président socialiste de Poitou-Charentes, regrette les décisions antérieures de l’ancien gouvernement (où siégeait D. Bussereau) quant à la fixation des coûts de péages sur la LGV Tours-Bordeaux qui vont grever l’attractivité du TGV en Poitou-Charentes.

Alain Claeys, député PS, croit toujours au maintien des différentes dessertes (au nombre de 33) Paris Poitiers aux dires de la direction voyages de SNCF… L’avenir viendra confirmer ou infirmer des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent. Rappelons-nous des promesses faites à d’autres élus dans les régions Rhône-Alpes ou Lorraine sur le maintien de dessertes ferroviaires qui ont été annulées après mise en service des TGV sur LGV.

C’est d’ailleurs un risque bien réel pour le représentant de la CGT interviewé, Joël Vignerie. S’il ne peut dénoncer des projets ferroviaires à grande vitesse représentant « le métier et l’emploi pour les cheminots[1] », il ne partage pas l’optimisme d’Alain Claeys, et pointe des péages LGV qui vont être sur Tours-Bordeaux deux à trois fois supérieurs à ceux actuels.

Tout cela déconnecté des impératifs économiques majeurs et incontournables pour la holding SNCF qui regroupe maintenant SNCF réseau (ex RFF) et SNCF mobilités.

Car l’équilibre financier et la rentabilité de la holding résultera d’une conduite économique resserrée qui, aux dires des plus hauts responsables de l’Etat et de Guillaume Pépy, devrait donner la priorité à la rénovation du réseau existant.

Les accidents de Brétigny et Denguin donnent la mesure de l’urgence de cette rénovation.

Comment dans ce contexte suivre les élucubrations et les utopies des élus comme A. Rousset et D. Bussereau, Courbu (président de la CCI Aquitaine), Broucaret (FNAUT Aquitaine)… tous pour une LGV qui serait indispensable aux citoyens/usagers et résoudrait les problèmes de trafic routier poids lourd, renforcerait le trafic TER, innerverait les territoires, assécherait le trafic aérien si polluant, rendrait l’Aquitaine, et demain la nouvelle région Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin, une puissance économique sans égale…

De même comment croire au mirage de la LGV dans un projet comme Euratlantique quand on entend son directeur, Stéphane de Faye, vanter les travaux engagés sur 750 hectares dans l’agglomération bordelaise mais où, comme le montre le déplacement de la Caisse d’Epargne de Mériadeck à Euratlantique, on doit s’attendre à bien des transferts inter agglo plutôt qu’à une arrivée massive d’entreprises ou d’administrations dans celle-ci. Il dit lui-même « qu’il n’y a pas un effet LGV automatique » dans le développement d’Euratlantique. De plus il faudra là aussi se poser la question du bilan global pour la France car le seul déplacement des forces économiques sur le territoire national (Axa, Orange, Terres Lointaines…) n’a jamais constitué un « gain absolu » pour l’économie nationale.

Le mirage technocratique des années soixante est toujours là… mais nous sommes en 2015, après la crise de 2007-2008, dans une récession sans précédent, avec un réseau ferré dégradé, sous l’emprise d’un danger terroriste qui nécessite une réorientation budgétaire vers la défense, la police, l’éducation…

Les responsables entendus dans ce reportage semblent ignorer, ou ne pas vouloir entendre, ces alertes.

Seules quelques voix se sont fait entendre, pendant les quelques dizaines de secondes octroyées par les journalistes de FR3, pour marquer leur désapprobation quant aux LGV et à leur extension sans limite.

Gilles Savary rappela son doute sur la faisabilité de ce projet « à la française » qu’il qualifie « de projet de dupe ». Pour un élu partisan de la LGV en 2010, mais qui reconnaît avoir dans les dernières années su mesurer l’erreur de vision à long terme dans le système ferroviaire français[2], on ne peut croire au seul lobby électoral des citoyens de sa circonscription avancé de manière pernicieuse par Alain Rousset, pour réfuter son argumentaire.

Guillaume Pépy pour sa part évoque le fait que « l’on a assez construit de LGV » et Didier Miguaud, président de la Cour des Comptes, préconise la rénovation des lignes existantes à des coûts bien moindres que la construction des LGV (2 millions/km au lieu de 30 millions/km).

Pour notre association (LGVEA) on nous a concédé quelques images pour décrire le désastre environnemental dans la vallée du Gât-Mort, aux abords du Château Le Tuquet, et l’impact irrémédiable de la LGV sur les multiples zones Natura 2000 en Aquitaine. Rien n’a été retenu des longues minutes d’interview réalisées par l’équipe FR3 le 6 janvier dernier, où nous dénoncions les impacts environnementaux majeurs pour nos territoires, mais aussi les aberrations techniques, économiques et financières d’un GPSO évalué à prés de 10 milliards d’euros aujourd’hui.

Marc Fressoz évoquait d’ailleurs « la schizophrénie » des grands élus « qui ne s’occupent pas de la compatibilité des projets LGV » dans le contexte économique et financier français désastreux.

Nous devrons certainement nous en souvenir quand nous serons appelés à voter pour les Conseils régionaux fin 2015…

En résumé nous ne pouvons que déplorer une émission FR3 totalement déséquilibrée et partisane loin d’une éthique journalistique qui voudrait donner équitablement la parole aux différents argumentaires dans ce dossier LGV.

Nous savions que les médias locaux (Sud-Ouest, La Dépêche…) étaient peu enclins à donner la parole aux très nombreux citoyens qui, individuellement ou au sein d’associations, luttent depuis des années pour que le bon sens et la raison l’emportent en faveur d’une réelle utilité publique.

Nous venons d’être une nouvelle fois déçus par une presse qui semble être gagnée par le suivisme.

Cela nous attriste d’autant plus en cette période où la liberté et l’indépendance de la presse sont autant plébiscitées par des millions de français.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert THOMAS

17 janvier 2015

[1] On relève là les sacro-saints principes enseignés dans l’entreprise et leur déclinaison par les syndicats. On pourrait rappeler à Joël Vignerie que les multiples chantiers de LGV débutés dans les années 80 n’ont pas empêché, bien au contraire, le déclin de l’emploi à la SNCF, la fermeture ou la saignée dans de nombreux centres comme celui d’Hourcade, l’abandon de la rénovation du réseau, la concurrence sauvage… Un financement public recentré sur la nouvelle holding SNCF, avec une priorité pour la rénovation des voies, le redressement du fret… serait certainement bien plus profitable pour l’emploi, notamment local, que les largesses faites à des majors du BTP (Bouygues, Vinci…) faisant appel à de la main d’œuvre spécifique et bien souvent internationalisée.

[2] Il faut savoir que Gilles Savary a été responsable dans des fonctions importantes sur les dossiers ferroviaires, tant au niveau européen que national comme député européen et vice-président de la commission transports, député à l’assemblée nationale, rapporteur de la loi de réforme ferroviaire, président d’une commission des Assises du ferroviaire…

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:17

L'association TGV en Albret, trés active dans tout le Lot et Garonne et au delà, a présenté des contributions trés pertinentes lors d'EUP sur le GPSO.

Vous pouvez les consulter par les liens suivants:

http://ahp.li/2eb3572b4e25c506792b.pdf

http://ahp.li/4b36318cfbf315df36ed.pdf

http://ahp.li/7ffa00571808263a2f46.pdf

Bonne lecture.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 09:18

Bonjour à tous,

Notre Association LGVEA vient de déposer un mémorandum auprès des présidents des commissions d’enquête sur les lignes nouvelles (LGV) du GPSO et sur les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB).

Ce mémorandum a été rédigé en commun avec la municipalité de Saint Médard d’Eyrans (33650) dans le cadre de la Commission extramunicipale créée en juin 2014 entre la municipalité et notre association.

Il répond au dossier du maître d’ouvrage RFF et expose point par point les thèmes environnementaux, sociétaux, économiques… qui nous font conclure que ces projets ne répondent pas au principe d’utilité publique.

Sa lecture pourra vous inciter à réfléchir sur ce dossier et à nous donner vos observations et commentaires.

Vous pouvez consulter ce mémorandum par le lien suivant :

http://ahp.li/58990e54835c243c24f0.pdf

Cordialement

Pour LGVEA

Le président Jean-Robert Thomas

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 09:00

Voici ci-dessous le calendrier mis à jour au 21/11/2014 des réunions publiques organisées pour information sur le dossier EUP du GPSO.

Vous êtes invités à participer massivement à ces réunions d'information pour vous informer et échanger sur le dossier EUP du GPSO.

Nous rappelons aussi l'importance majeure d'une participation massive à cette EUP par la dépose de vos observations et questions sur ce projet selon les modalités évoquées dans un précédent article.date de clôture : 8 décembre 2014

Merci d'avance.

Mise à jour du programme des réunions publiques sur le dossier EUP du GPSO

Vendredi 21 novembre 2014 -18h30 Cercle de ST SYMPHORIEN (33). Organisée par l'association LEA avec le soutien des élus du Sud-Gironde.

Vendredi 21 novembre 2014 - 20h SAINT SELVE (33) Salle du restaurant scolaire. Organisée par la Mairie avec la participation de LGVEA.

Vendredi 28 novembre 2014 - 19h30 ESCAUDES (33) Salle des fêtes. Organisée par Les Amis du Barthos.

Samedi 29 novembre 2014 – 10h – Toulouse, Espace Vanel, Allée Jacques Chaban Delmas. Réunion organisée par la Commission d’Enquête du GPSO

Mardi 2 décembre 2014 -18h. LANGON (33) Salle Claude Nougaro).

Réunion publique organisée par la Commission d'Enquête du GPSO.

Venez nombreux pour manifester votre opposition à ce projet de LGV.

Mercredi 3 décembre 2014 – 18h30 BRESSOLS (82) Salle polyvalente, route de Lavaur.

Réunion publique organisée par la Commission d'Enquête du GPSO

Jeudi 4 décembre 2014 – 20h30 – Léognan (33) Salle des halles de Gascogne

Réunion publique organisée par le Parti de Gauche avec la participation de LGVEA.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:15

IMPORTANT

Bonjour à tous,

Veuillez noter à ce jour le calendrier des réunions d'information prévues sur la région concernant l'enquête d'utilité publique sur le projet RFF de LGV du GPSO :

Vendredi 7 novembre 2014 - 19h30 LERM et MUSSET (33) réunion organisée par l'association Les Amis du Barthos.

Jeudi 13 novembre 2014 -20h - PORTETS (33) Salle de la Forge. Organisée par Florence Mothe, des élus d POrtets, des associations (SEPANSO, LGPE...)

Jeudi 20 novembre 2014 -20h00. CADAUJAC (33) au Château. Organisée par la Mairie de Cadaujac

Jeudi 20 novembre 2014 -19h BEAUTIRAN (33). Organisée par la Mairie de Beautiran.

Vendredi 21 novembre 2014 -18h30 Cercle de ST SYMPHORIEN (33). Organisée par l'association LEA avec le soutien des élus du Sud-Gironde.

Vendredi 21 novembre 2014 - 20h SAINT SELVE (33) Salle du restaurant scolaire. Organisée par la Mairie avec la participation de LGVEA.

Vendredi 28 novembre 2014 - 19h30 ESCAUDES (33) Salle des fêtes. Organisée par Les Amis du Barthos.

Mardi 2 décembre 2014 -18h . LANGON (33) . Lieu à préciser. Réunion publique organisée par la Commission d'Enquête du GPSO

Nous compléterons au fur et à mesure des prévisions de réunions.

Nous vous invitons à venir nombreux participer à ces réunions et à donner votre avis.

Par ailleurs participez massivement à l'EUP avant sa clôture le 8 décembre 2014.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:02

Elus locaux et associations multiplient ces jours-ci les réunions d'information sur le déroulement de l'Enquête d'Utilité Publique (EUP) concernant le projet de LGV du GPSO.

Dans ce cadre la municipalité de Castres-Gironde (33) organise le mardi 14 octobre 2014 une réunion publique.

Venez nombreux pour vous informer et pour échanger avec élus et associatifs.

S'informer sur l'EUP du GPSO
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Présentation De L'association

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  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

Recherche

Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

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