Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:44

Au début de l'été 2015 nous étions quelques associatifs et élus aquitains à croire encore qu'un dialogue républicain et démocratique pouvait subsister avec le gouvernement sur le projet de LGV du GPSO.

Nous avions donc adressé un courrier au Premier Ministre Manuel Vals pour solliciter une rencontre avec lui, ou à défaut avec le ministère des Transports, afin d'apporter des arguments aux alternatives ferroviaires face au seul projet de LGV présenté par RFF et soutenu par les quelques "grands élus" (A. Rousset, A. Juppé, M. Malvy...).

Nous voulions ainsi rééquilibrer le débat sur les infrastructures ferroviaires en Aquitaine/Midi-Pyrénées, engager le dialogue avec les ministères en charge du dossier GPSO, proposer des alternatives au lobbying forcené des "grands élus" fondé sur le seul axiome LGV/TGV.

Nous avions de solides arguments et l'on pouvait s'appuyer sur les très nombreuses contributions (citoyens, associatifs, élus...) déposées lors de l'enquête d'utilité publique (EUP) de fin 2014 et l'avis défavorable donné par les commissaires de cette EUP en mars 2015.

Hélas aujourd'hui nous attendons toujours une réponse de Manuel Vals à notre courrier de juin.

Notre déception se double aujourd'hui d'une incompréhension et d'un sentiment de trahison démocratique au regard de l'annonce par Alain Vidalies de la "poursuite du processus GPSO" avec appel au Conseil d'Etat en vu d'une prochaine déclaration d'utilité publique (DUP)!

La presse dans sa grande majorité s'empare de l'annonce pour claironner que la DUP est déjà dans le parapheur de Manuel Vals et que M. Malvy verra bien la LGV Bordeaux-Toulouse atteindre Matabiau en 2024.

Cette vision rappelle les lettres de cachet de l'Ancien Régime et le slogan "que veut le roi le veut la loi"! La démocratie ne semble plus avoir cours dans la France de 2015.

C'est ce que veut nous faire partager un des rares journalistes adepte de la déontologie d'Albert Londres, Jean-Francis Pécresse. L'éditorialiste des Echos écrit ce lundi 28 septembre 2015:" La LGV Bordeaux-Toulouse est antidémocratique, anti-écologique, anti-économique".

Il fustige un gouvernement sourd et aveugle en précisant: "Quelques mois après avoir tiré pour leçon de l'épisode tragique du barrage de Sivens la nécessité de mieux tenir compte de l'avis des citoyens, ce gouvernement commet un acte d'autorité, sans pouvoir se prévaloir du soutien des experts, juste du poids de quelques grands élus au demeurant contredits par nombre d'élus locaux".

On pourra lire ci dessous l'intégralité de l'éditorial de Jean-Francis Pécresse.

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique

Autre motif de mettre en avant l'édition des Echos du 28 septembre, l'article de Lionel Steinmann qui conforte l'argument que le système LGV/TGV arrive en bout de course et ne parvient plus à dégager une rentabilité suffisante.

La Cour des Comptes parlait à ce sujet en 2014 de la "grande vitesse ferroviaire: "un modèle porté au-delà de sa pertinence".

Lionel Steinmann reprend ici les résultats économiques de la branche SNCF Mobilités mis en danger par une rentabilité très dégradée des rames TGV sous l'action conjuguée d'un chiffre d'affaire atone, d'une envolée des coûts de péages, d'un important investissement (rames TGV) incontournable à terme...et d'une concurrence exacerbée (covoiturage, autobus...).

Comment comprendre l'entêtement de nos grands élus et du ministère pour un système LGV/TGV qui tire par ailleurs SNCF vers le gouffre: dette en expansion, rentabilité en capilotade?

Guillaume Pépy devrait logiquement très prochainement commenter le lancement possible du GPSO et son impact sur le business plan de SNCF Mobilités, lui qui renâcle à céder aux "pressions" des élus Picto-charentais voulant des TGV partout (Poitiers, Angoulême, Cognac, La Rochelle, Libourne...) sur l'axe de la future LGV Tours-Bordeaux.

Nous vous encourageons à lire les articles des Echos: ils reflètent assez bien le sentiment de trahison de la démocratie qui nous habite depuis l'annonce d'Alain Vidalies.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique
Partager cet article
Repost0
27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:03
LGV du GPSO, la démocratie bafouée une nouvelle fois

Nous avons plusieurs fois dénoncé dans ces colonnes les entorses de plus en plus courantes à la démocratie.

Rappelons tout d’abord que le dictionnaire Quillet indique à « démocratie » la définition suivante : « Gouvernement où le peuple exerce la souveraineté ».

Chacun pourra témoigner qu’aujourd’hui le peuple semble exclu chaque jour un peu plus de ce droit.

Si l’on espère que la démocratie représentative s’exerce réellement pour le bien du plus grand nombre on ne peut qu’être déçu dans l’application effective aux grands problèmes de société auxquels nous sommes confrontés dans la vie quotidienne.

L’ersatz présenté sous la dénomination de démocratie participative est souvent un leurre inventé par quelques oligarques bien décidés à ne pas partager un pouvoir issu des urnes.

C’est bien de cela qu’il s’agit quand on analyse l’évolution du dossier des LGV du GPSO.

Revenons quelques temps en arrière.

Ce projet évoqué depuis plus de 10 ans maintenant prend sa source dans une conception technocratique datée des « trente glorieuses ».

C’est dans la lignée des visions modernistes et technologiques gaulliennes, pompidoliennes, et giscardiennes que le TGV, et sa voie LGV, nait dans la seconde moitié du XXème siècle.

Un demi-siècle plus tard, dans une société française soumise à la mondialisation, au diktat économique de la gouvernance européenne et mondiale, percluse de dettes, ballottée par une crise socioéconomique sans précédent, certains néo féodaux s’arrogent le droit de poursuivre ces utopies en ignorant dédaigneusement la voix du citoyen contribuable.

Ainsi nous assistons aujourd’hui, dix ans après un simulacre de concertation engagé depuis les débats publics de 2005-2006, à un déni gouvernemental des multiples appels à la raison issus tant de quelques représentants du corps législatif (Assemblée et Sénat), d’institutions comme la Cour des Comptes, de chercheurs et d’universitaires spécialistes des transports…que d’associatifs représentant la société civile éveillée.

L’annonce ce samedi 26 septembre 2015, par la voix d’Alain Vidalies, secrétaire d’état aux Transports, d’une décision gouvernementale « validant la réalisation des LGV du GPSO » vient confirmer, malgré l’avis défavorable de la Commission d’Enquête rendu en mars 2015, la main mise du lobbying conduit par le président de la région Aquitaine, Alain Rousset.

Ce dernier, droit dans ces bottes, comme son pendant à droite Alain Juppé, associé ici à la promotion outrancière du GPSO, a été à la manœuvre toutes ces années pour défendre un projet qui serait « indispensable au développement de la Région, à son désenclavement, à la création de dizaines de milliers d’emplois, à la mobilité de tous… ».

Rejoint par un cercle hétéroclite à géométrie politique variable (D. Bussereau, A. Juppé, M. Malvy, H. Emmanuelli, J.L Moudenc…), soutenu par des affidés (L. Paboeuf du CESER, L. Courbu de la CCI Aquitaine…) auquel il faut associer dans l’ombre le lobby du BTP, A. Rousset peut se réjouir aujourd’hui de la déclaration de son ami régional et politique, A. Vidalies.

Doit-on voir dans cette décision une bouée vers les élus proches du gouvernement actuel dans la visée électoraliste des régionales de décembre 2015 ?

Nous laisserons à d’autres une analyse politique qui n’est pas de notre ressort.

Mais nous nous devons de souligner que d’autres dossiers de GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés) sont étrangement associés à des rapprochements politico-économiques bien troublants.

L’aéroport de Notre Dame des Landes se situe dans la région empreinte par J.M Ayrault, ancien ministre socialiste.

Comment une LGV Poitiers-Limoges peut-elle être couverte par une DUP[1] alors que le Conseil d’Etat ne lui reconnaissait pas une réelle utilité publique[2] mais qu’elle avait le soutien de plusieurs grands élus et une bienveillante protection de la part de hauts personnages d’état de la Vème république…

Et que dire du projet de LGV Lyon-Turin validé par les chefs d’Etat français et italien [3]mais qui est contesté par de nombreux habitants sur le tracé et dont la Cour des Comptes estime le coût global à 26 milliards d’euros alors que le promoteur public en charge du projet (TELT) évoque seulement 10 milliards d’euros pour la partie française.[4]

Après les analyses de la commission Duron (Mobilité 21 découlant des orientations du SNIT) on s’attendait à une modération de nos gouvernants dans des investissements pharaoniques pour les GPII : il semble bien que rien n’arrête la course folle qui creuse la dette de l’Etat, de SNCF/RFF, des collectivités territoriales…

Car ces dernières, pourtant en opposition aux mesures drastiques sur la baisse des subventions étatiques, sont appelées de plus en plus au financement de ces grandes infrastructures de transport à portée nationale et européenne.

Revenons donc sur les LGV du GPSO et les annonces gouvernementales qui les concernent ces jours-ci.

Relevons tout d’abord que les médias titrent trop souvent[5] sur une « validation de la réalisation du GPSO » alors que les termes exacts des déclarations d’Alain Vidalies n’évoquent que la décision de poursuivre la procédure GPSO sur les deux lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Cette procédure nécessite au préalable la consultation du Conseil d ‘Etat appelé à statuer avant le 8 juin 2016.

Ce n’est qu’à l’issue de cet avis (positif ou négatif) que le gouvernement devra prendre sa décision et émettre avec le Conseil d’Etat un éventuel décret de DUP.

Certains, dont nous sommes, contestent dès à présent la décision de poursuite de la procédure GPSO.

José Bové, député européen dit que « l’on marche à l’envers ».

Gilles Savary, député de la 9ème circonscription de la Gironde, déplore quant à lui la décision du gouvernement de passer outre l’avis négatif de la Commission d’Enquête Publique.[6]

Nous comptons dénoncer hic et nunc une nouvelle atteinte à la démocratie.

Les milliers de contributions déposées par les citoyens lors de l’enquête publique, l’avis défavorable de la commission, ne peuvent être mises sous le tapis au prétexte fallacieux d’une « utilité publique » non fondée relevant d’une croyance dépassée dans un modernisme et une technocratie dénoncés il y a des décennies par J. Ellul et B. Charbonneau. Leur jugement d’alors se révèle fondé et conforté par toutes les études réalistes et validées qui émaillent le dossier GPSO ; la consultation des articles publiés sur notre blog peut en témoigner.

Les semaines à venir verront certainement les citoyens adeptes d’une réelle démocratie participative dénoncer ces pratiques oligarchiques.

Vos remarques et vos avis alimenteront nos réflexions et nourriront nos actions.

A vos stylos.

Pour nous écrire :

-en commentant cet article sur notre blog http://lgvea.over-blog.com

-en nous écrivant LGVEA, 2 avenue du 8 mai -33650 – St Médard d’Eyrans

-en nous contactant par mail à lgv.environnement.arruan@gmail.com

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

27 septembre 2015

[1] Voir http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/sites/regions_france3/files/assets/documents/decret_ndeg2015-18_du_10_janvier_2015_version_initiale.pdf

[2] Cf. http://www.mobilettre.com/le-conseil-detat-rejette-la-lgv-poitiers-limoges/

[3] Cf. http://www.lepoint.fr/monde/tgv-lyon-turin-le-tunnel-de-la-discorde-08-04-2015-1919501_24.php

[4] Cf. http://www.ltf-sas.com//wp-content/uploads/Synthese-ACB.pdf

[5] Cf. http://www.bfmtv.com/societe/lignes-a-grande-vitesse-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax-917906.html ou http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/26/2185429-lgv-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax.html

[6] Cf. http://www.gilles-savary.fr/2015/09/26/3122/

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 19:10

A peine annoncée la décision d'Alain Vidalies et du gouvernement (?) de poursuivre études et procédures en vu d'une DUP prochaine pour le projet GPSO est attaquée par le député Gilles Savary.

Rappelant son rejet de la LGV et son souhait de voir le réseau existant être la priorité pour l'Etat et SNCF/RFF il interroge sur la capacité des finances publiques à couvrir le GPSO pour plus de 8 à 10 milliards d'euros: "Elle n’apporte [la LGV pour autant aucune solution aux dessertes ferroviaires de Toulouse et de l’Espagne avant 2025/2030, car les projets colossaux du Tunnel Lyon-Turin et du Canal Seine Nord, pourtant exclus des conclusions prudentes de la Commission Mobilité 21, ont été confirmés et nécessitent des dépenses considérables imprévues".

On partage totalement son analyse, nous qui œuvrons depuis longtemps pour une alternative au tout LGV/TGV par la réhabilitation des voies ferrées existantes.

Affaire à suivre....

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:01
Un historique de la LGV Tours-Bordeaux

On se doit de saluer sur notre blog l’excellent travail de synthèse du CADE concernant la LGV Tours-Bordeaux intitulé « La LGV Tours-Bordeaux : la loi de Murphy appliquée à une infrastructure ferroviaire ».

Cette synthèse est accessible par le lien ci-après http://ahp.li/2cc2727ab01ae0cc202b.pdf

Elle balaie les différentes hypothèses socioéconomiques qui ont été avancées par RFF pour soutenir ce projet : on découvre qu’elles n’ont pas été données par hasard et qu’elles ont été biaisées pour rendre le projet acceptable aux yeux des élus locaux et du citoyen.

Elle s’attache à démontrer que les prévisions de trafics, les taux de PIB, les financements privés, les prévisions d’emplois induits… étaient erronés et qu’ils ont été maintenus malgré le démenti des faits tout au long des années 2000-2015.

Toutefois le rideau se déchire après les différents rapports parus aujourd’hui.

Les élus de Poitou-Charentes déchantent en découvrant les vaines promesses de dessertes dénoncées par l’exploitant SNCF, absent des discussions antérieures.

Les élus du sud de Bordeaux voient aussi leur rêve technologique et technocratique mis à mal après les rapports de Commission Mobilité 21 et le coup de tonnerre que constitue l’avis défavorable de la Commission d’enquête sur les LGV du GPSO (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax).

Assiste-t-on aujourd’hui comme l’écrivait récemment Gilles Savary, député de la Gironde, au « crépuscule d’un modèle », le tout TGV ?

Nous étions peu nombreux en 2005 à dénoncer les manipulations technocratiques et politiques censées accompagner les mirifiques retombées économiques des LGV Sud Europe Atlantique (SEA). Nous voici confortés par de multiples apports émanant de personnalités, associatifs, institutionnels…

Nous avions raison trop tôt contre quelques grands élus monomaniaques des LGV.

On ne reviendra pas sur le « coup lancé » de la Tours-Bordeaux ; on souhaite simplement que la raison l’emporte maintenant et que le gouvernement renonce enfin au mirage du GPSO.

Affaire à suivre.

Pour LGVEA Jean-Robert Thomas

16 septembre 2015

Partager cet article
Repost0
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 08:53
Revue de presse juillet 2015
Revue de presse juillet 2015
Revue de presse juillet 2015

Revue de presse Juillet 2015

L’été se poursuit et beaucoup, y compris nos gouvernants, profitent de leurs vacances.

Aussi l’actualité est peu fournie sur les principaux sujets que nous suivons dans nos revues de presse.

Quelques nouvelles toutefois à consulter sous le parasol…

Après le dépôt de l’EUP du GPSO et des conclusions des commissaires le milieu viticole et sylvicole en Sud Gironde fait part de ses inquiétudes sur le projet de LGV de SNCF réseau (ex RFF).

Ainsi, par une lettre ouverte au Président de la République les viticulteurs du Sauternes, associés à des associations, entendent dénoncer le risque d’une dégradation des conditions climatiques particulières sur leur vignoble, en lien avec les infrastructures ferroviaires envisagées pour la traversée du Ciron.

Les sylviculteurs du Sud-Ouest pour leur part rappellent leur opposition au GPSO qui affecterait fortement l’économie forestière et ne présente pas de garanties suffisantes quant à sa rentabilité socio-économique : ils l’expriment début juillet dans un courrier adressé à Alain Vidalies, secrétaire d’état aux transports.

La rentabilité socio-économique des LGV est depuis longtemps dénoncée comme biaisée et trop faible par différentes sources (rapports LOTI, rapports du Sénat, Cour des Comptes…) et nous n’avons pas manqué d’en faire état dans notre contribution à l’enquête d’utilité publique sur le GPSO.

L’actualité ferroviaire de ces dernières semaines vient conforter notre analyse.

Il s’agit de la mise en faillite du concessionnaire de la toute récente LGV Perpignan-Barcelone inaugurée le 15 décembre 2013. Après moins de 2 années d’exploitation d’une ligne qui a coûté 1,1 milliards d’euros, TP Ferro (entreprise détenue à parts égales par le groupe espagnol ACS et le groupe français Eiffage) demande son placement sous administration judiciaire au tribunal de commerce de Gérone. Motifs invoqués :

  • Trafics voyageurs très inférieurs aux prévisions (maximum 70 trains/semaine)
  • Non concurrent avec le transport aérien (tarifs et temps de parcours)
  • Peu de liaisons conjuguées vers les métropoles françaises (Toulouse, Marseille, Lyon)
  • Fret atone avec moins de 35 trains par semaine dans les deux sens

A terme si le jugement va jusqu’à la mise en faillite de TP Ferro, ce sont les états français et espagnol qui devront régler l’ardoise !

Un nouvel exemple de l’impéritie de nos élus et gouvernants en matière de concession des infrastructures ferroviaires.

Le dernier rapport DURON sur l’avenir des lignes ferroviaires TET en France n’est pas pour réjouir l’usager et contribuable français.

Qualifié de « maillon faible » entre le TGV et le TER, le train d’équilibre des territoires (TET), souffre tout à la fois d’un financement public négligeable et d’une exploitation en déséquilibre permanent.

Philippe Duron donne le ton quand il écrit dans son introduction : « On assiste ainsi à un délitement régulier et progressif de l’offre TET dans un processus qui rappelle parfois la régression du fret ferroviaire ».

On peut lire plus loin au sein du rapport : « Alors que le réseau de trains à grande vitesse (TGV) a connu un développement constant, et que les trains TER ont bénéficié des investissements engagés à la suite de la régionalisation de 2002, le réseau des lignes TET n’a quant à lui pas bénéficié des investissements nécessaires, en particulier le renouvellement de son matériel roulant . SNCF Mobilités explique avoir été dans l’impossibilité d’engager ces opérations d’investissement, du fait du caractère déficitaire des TET ».

Avec des dépenses couvertes par l’Etat de plus en plus importantes les TET semblent voués à une restructuration profonde. Si le gouvernement entend imprimer une dynamique pour un nouvel avenir des TET -voir sa feuille de route- nul ne peut croire qu’ils ne seront pas concurrencés par les trains TGV et TER mais aussi par les liaisons lowcost aériennes et le transport routier adapté (bus, covoiturage…).

Le trafic aérien d’ailleurs poursuit son grignotage notamment en Aquitaine comme le montre les données de la DREAL (Insee Conjoncture Aquitaine n°5 de mai 2015) où l’on observe tout à la fois une progression des trafics aériens, une légère diminution du trafic TER, une stabilité du trafic routier et une baisse des trafics maritimes et ferroviaires pour le fret.

Alain Vidalies reste toutefois prudent dans la mise en œuvre des mesures découlant du rapport Duron et pense que le financement pour les TET pourrait intervenir après la mise en service des LGV en cours de construction (>2017). On comprend bien à demi mot que l’Etat n’a plus les moyens d’assurer les trains du quotidien après avoir lancé à grands frais des milliers de km de LGV.

Espérons que ces malheureuses expériences donneront la lucidité nécessaire au gouvernement dans les décisions attendues à la suite des EUP du GPSO.

Après ces informations ferroviaires quelques mots sur des problèmes environnementaux plus locaux mais souvent associés aux grands travaux du BTP (autoroutes, LGV…) : la prolifération des gravières.

Nous considérons, avec bien d’autres personnes et associations environnementales, que cette prolifération constitue une atteinte grave à l’environnement des espaces naturels, notamment en Sud Gironde. De part nos statuts nous émettons donc des avis et contributions lors des enquêtes publiques (EP) qui sont ouvertes à l’occasion d’ouvertures ou d’extensions de gravières.

On pourra consulter ci-après les trois contributions déposées par LGVEA en 2014 et 2015 sur le projet de gravière Fabrimaco (commune de Portets), sur le projet de gravière GSM (communes d’Arbanats, Saint Michel de Rieufret et Virelade) et sur le projet Lafarge de défrichement pour gravière (commune de Cabanac et Villagrains). Pour ce dernier le commissaire note « qu’hormis cette visite et ce courrier [NDLR notre contribution LGVEA] aucune visite ni courrier n’a été adressé au cours de l’enquête » : on peut s’étonner de l’absence de participation publique à l’EP pour un projet de défrichement de près de 40ha.

De manière générale ces EP recueillent peu d’avis de particuliers, d’associations ou d’institutionnels ce qui est préjudiciable à la défense des territoires.

http://ahp.li/22c7fe5befc272cdeb2e.pdf

http://ahp.li/77c751cc45b74527c332.pdf

http://ahp.li/18fdf3d64f0fad15c5a5.pdf

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

9 août 2015

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 13:51

Gilles Savary, député de la Gironde et spécialiste du système ferroviaire français et européen, s'exprime ces jours-ci sur la LGV Tours-Bordeaux.

L’intitulé de son article dans les Les Echos.fr " le crépuscule d'un modèle" annonce clairement la mort d'un système, le tout TGV, que la Cour des Comptes, fin 2014, qualifiait déjà de "modèle porté au delà de sa pertinence".

G. Savary, de par son expertise dans le domaine, apporte ici un justificatif à notre analyse et conforte notre rejet des LGV du GPSO pour privilégier la rénovation des lignes ferroviaires existantes.

Le montage financier de la concession pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux se découvre aujourd'hui comme une impasse alors que l'on annonce son ouverture à l'exploitation pour mi 2017.

SNCF Réseau (ex RFF) signataire de la concession avec LISEA (Vinci) est aujourd'hui regroupé dans la holding SNCF.

Mais SNCF Mobilités, opérateur pour la circulation des trains sur le réseau français et non signataire du contrat de concession, s'inquiète de cet accord qui permet à LISEA d'empocher de très forts péages sur les trains circulant sur cette ligne. De plus le hypothèses d'exploitation envisagées par RFF et LISEA étaient basées sur un nombre de dessertes TGV que SNCF Mobilités ne peut accepter sans admettre un perte d'exploitation annuelle d'environ 200 millions d'euros!

Tout cela ne serait être une peccadille car nous pouvons craindre que de telles erreurs se reproduisent si par malheur nos gouvernants venaient à poursuivre des projets comme la LGV Poitiers-Limoges, le GPSO avec Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax...

On devrait pourtant prendre conscience du danger de tels projets quand on apprend ces temps-ci que la ligne LGV Perpignan Barcelone, mise en service en 2011, s'avère aujourd'hui si peu rentable que le concessionnaire risque d'être mis en faillite dans les prochaines semaines!!

Il faut lire ce qu'écrit G. Savary: on y trouvera matière à réflexion pour les projets de LGV que veulent nous imposer certains grands élus.

Cordialement

Pour LGVEA

Jean-Robert Thomas

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:43

Revue de presse juin 2015

L’été est là avec une chaleur caniculaire.

Beaucoup de Français aspirent aux vacances en montagne, à la plage…

Les transports sont donc à la une avec notamment l’afflux dans les gares et, sur des voies ferrées en plein soleil, de nombreuses pannes.

Un bon moyen pour rappeler que l’entretien et la rénovation du réseau ferré doit rester la priorité n°1 pour SNCF réseau.

Pour cela n’oublions pas que dans un temps budgétaire très contraint (nous sommes au pic de la crise grecque) l’argent manque pour tout faire et que le choix entre des milliards d’euros dans de nouvelles lignes à grande vitesse peu pertinentes et l’indispensable maintien du réseau existant nous paraît être à porter sur ce dernier.

Or les partisans obstinés des LGV ont pu ces derniers jours espérer un nouvel effort européen pour ces dernières à la lecture de l’article de Mobilicités.com.

Il faut toutefois décoder cette information en allant consulter plus avant le document officiel diffusé par la Commission Européenne (cf.2014-FR-TM-0463-S page 5).

Si Mobilicités indique que « la commission européenne a [aussi] retenu des projets franco-français comme la ligne nouvelle Bordeaux-Dax » il convient de préciser les termes de l’aide européenne envisagée.

Cette aide ne concerne que les études sur la seule portion Bordeaux-Dax.

Elle atteint 52 millions d’euros sur les 104 millions du devis études global sur cette ligne. Ces 104 millions doivent à notre avis représenter le coût prévisionnel des études APD (avant projet détaillé) pour cette branche seulement qui viennent s’ajouter aux 76 millions d’euros déjà financés pour le GPSO lors de l’APS (avant projet simplifié) par nos impôts (RFF, collectivités territoriales comme le Conseil Régional, le Conseil Départemental…) (cf. http://www.gpso.fr/Protocole_cadre_GPSO.pdf ). Il faut savoir que les financements européens proviennent uniquement en amont des subventions apportées par les états de l’EU : dans le contexte européen actuel on peut s’interroger sur la pertinence de tels financements pour des infrastructures ferroviaires à grande vitesse qui ne relieraient que Bordeaux à Dax !

Il n’est toutefois pas fait état dans le document européen officiel d’un financement pour la construction de cette branche Bordeaux-Dax inscrite dans le RTE-T Atlantic (Paris-Bordeaux-Madrid).

De même aucun financement européen n’est porté aujourd’hui pour l’axe Bordeaux-Toulouse qui était inclus dans l’EUP du GPSO.

On peut voir ici la confirmation de ce que nous affirmions dans notre mémorandum déposé lors de l’EUP du GPSO (cf. http://ahp.li/58990e54835c243c24f0.pdf pages 42-43).

Attendons donc la décision finale des représentants des états sur les 52 millions d’euros qui doit être rendue le 10 juillet 2015.

On est loin des milliards d’euros de financement européen pour le GPSO annoncés par Alain Rousset dans tous les médias !

Restant sur le GPSO, et plus particulièrement sur l’axe Bordeaux-Toulouse, il nous faut évoquer la prise de position récente et surprenante de la part du « médiateur » désigné par SNCF sur l’axe Tours-Bordeaux de la LGV SEA.

Jean Auroux, censé rapprocher les avis divergents entre SNCF, LISEA et les élus picto-charentais sur les dessertes TGV prévues sur cette LGV à mi-2017, dit être favorable à la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse : « C'est une nécessité. Cette LGV est incontournable à moyen terme, car elle s'inscrit dans une logique de développement du territoire » (cf. http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/20/2128731-lgv-tours-bordeaux-2017-heure-moins-aller-paris.html ).

Cet avis repris par Latribune.fr surprend de la part d’un médiateur bien au fait des énormes difficultés économiques de l’exploitant SNCF sur la LGV Tours-Bordeaux reconnue pourtant par tous les experts bien plus rentable que le GPSO ! On comprend mal cette fuite en avant dans le toujours plus LGV/TGV.

Le rapport de Jean Auroux sur sa médiation dans le dossier TGV de Tours-Bordeaux n’est pas rendu public.

Toutefois il ne satisfait pas les collectivités et agglomérations au nord de Bordeaux qui réclamaient des dizaines dessertes TGV pour Angoulême, Libourne, Poitiers, Royan, La Rochelle… Si ces dernières étaient satisfaites, SNCF, compte tenu des péages attendus par LISEA, disait se trouver dès 2017 devant une perte d’exploitation de 200 millions d’euros/an.

Alain Rousset n’a pas tardé à critiquer les propositions inscrites dans le rapport Auroux. Lui qui pousse à la construction sans délai du GPSO malgré les nombreuses opinions défavorables ou mitigées (Cour des Comptes, rapports sénatoriaux, avis du CGI…) ne veut pas entendre l’avis du médiateur et conteste même les données présentées par lui.

Il réclame dans son communiqué de presse , contre toute logique économique pour l’exploitant SNCF, 19 allers-retours quotidiens directs Paris-Bordeaux avec « un train toutes les heures et toutes les demi-heures en pointe ».

Jean Auroux parle (cf. communiqué AFP sur lesnewseco.fr) toutefois à propos de ses recommandations de dessertes TGV d’un « compromis équilibré » : « Ce compromis équilibré tient compte des demandes des élus en termes de trafic, d’horaires, mais aussi des contraintes financières des uns et des autres, y compris des collectivités territoriales ».

Il rappelle que le projet initial Tours-Bordeaux n’a peut être pas été bien étudié : « Il a déploré qu’en début du projet, on ait été « un peu trop optimiste », quand, « l’Etat ne pouvant pas payer, on est allé voir les collectivités pour leur demander une contribution, en leur promettant des dessertes qu’on ne pourra pas tenir de suite ». Certaines d’entre elles, mécontentes, ont depuis lors suspendu leur financement. ».

On n’oublie pas qu’Alain Rousset a été la cheville ouvrière de la convention de financement de cette LGV Tours-Bordeaux par 58 collectivités territoriales.

Reste que Jean Auroux peut être qualifié par Marc Fressoz de « pompier pyromane » dans un article publié par Mobilicités le 2 juin dernier quand « … il estime que la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon doit "être le prochain chantier de la SNCF“. Au risque de ruiner tous les efforts du gouvernement pour sevrer le pays du tout TGV. ».

Silence gêné dans l’entourage d’Alain Vidalies…

On attend maintenant les décisions gouvernementales découlant du rapport de l’enquête d’utilité publique sur le GPSO qui, rappelons-le, a donné un avis défavorable sur les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 08:37

Notre assemblée générale 2015 s'est tenue le 19 juin 2015.

Nos adhérents présents munis de nombreuses procurations ont écouté le rapport moral donné par le président. La présence de plusieurs élus de Saint Médard d'Eyrans et des communes de l'Arruan prouve le soutien apporté à LGVEA.

L'assemblée générale 2015:continuer l'action

Christian Tamarelle, maire de Saint Médard d'Eyrans et président d'honneur de LGVEA, a rappelé l'état du dossier GPSO aujourd'hui et la lutte commune que la municipalité mène à nos côtés contre ce projet d'inutilité publique.

L'assemblée générale 2015:continuer l'action

Gilles Savary, député de la circonscription, est venu conforter notre association et son action dans la défense des territoires. Il nous encourage à poursuivre la lutte et s'engager dans des recours contre le projet GPSO.

L'assemblée générale 2015:continuer l'action

Vous pouvez prendre connaissance du rapport moral et de la présentation qui l'accompagne par les liens suivants:

Partager cet article
Repost0
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 12:57

Voici donc trois mois que les commissions d’enquête des projets ferroviaires du GPSO ont rendu leurs avis.

Un avis défavorable a été donné sur les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT). Il vient s’adossé à l’avis défavorable de la commission d’enquête sur les lignes nouvelles (LN) à grande vitesse (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux- Dax).

Seuls les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) obtiennent un avis favorable de la commission d’enquête et celui-ci nous semble bien incompréhensible au regard des deux autres avis défavorables.

Face à ceux, irrémédiablement obstinés à la poursuite d’un GPSO totalement anachronique en cette année 2015, et qui déclamaient il y a encore quelques mois que le GPSO (LN + AFSB + AFNT) était insécable, les avis divergents des trois commissions d’enquête nous paraissent peu compréhensibles.

Toutefois l’avis défavorable pour les LN semble bien donner les derniers sacrements à des projets de LGV qui ne peuvent plus s’afficher comme « d’utilité publique ».

Revenons donc sur les quelques semaines qui précédent et qui suivent ces avis sur le GPSO pour effectuer une revue de presse sur l’actualité ferroviaire dans son ensemble.

Pour lire la suite de la revue de presse suivre le lien :

http://ahp.li/ee180586193d82e8e716.doc

Partager cet article
Repost0
19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 17:33

Analyse du rapport de la commission enquête AFSB

Les avis défavorables donnés par les commissions d’enquêtes préalables des projets de lignes nouvelles à grande vitesse (LN) et d’aménagement ferroviaires au nord de Toulouse (AFNT) ne doivent pas masquer l’avis favorable donné à l’enquête préalable d’utilité publique pour les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB).

Le rapport de la commission d’enquête pour les AFSB mérite une lecture attentive pour comprendre son incongruité dans le contexte du GPSO et en opposition aux avis défavorables affectés au LN et AFNT.

On pourra consulter aussi les conclusions et l’avis motivé de la commission d’enquête donnant un avis favorable pour les AFSB.

Dans son rapport la commission rappelle les objectifs du GPSO dans lequel s’insèrent les AFSB :

  • La complémentarité TGV-TER
  • Le renforcement des transports du quotidien
  • Le développement du fret ferroviaire.

Elle note aussi que les AFSB seraient nécessaires, sans même la réalisation des lignes nouvelles (LN), au prétexte qu’ils augmenteraient la capacité de la ligne en réponse à la croissance du trafic TER, qu’ils accroîtraient la souplesse d’exploitation en réduisant l’impact des différents aléas pouvant survenir, qu’ils faciliteraient les échanges intermodaux avec les services urbains de transports collectifs, préserveraient le fret ferroviaire et ses possibilités de développement et enfin, amélioreraient la sécurité des franchissements.

Si, sur ce dernier point, les AFSB pouvaient répondre à cette problématique on peut être certain que les aménagements que nous préconisons, dans une alternative[1] au GPSO, sur les voies ferrées existantes sur l’axe Bordeaux-Toulouse-Sète, résoudraient aussi les points noirs afférents aux passages à niveaux existants (PN).

Quand on lit que les AFSB apporteraient un accroissement de capacité pour la croissance du TER, il convient de resituer le contexte TER dans l’espace ferroviaire concerné.

La croissance du trafic TER en Aquitaine, et plus particulièrement sur l’axe Bordeaux-Agen, doit être analysée sous les deux angles : l’offre et la demande.

L’offre, soutenue par la Région Aquitaine et SNCF réseau (Ex RFF), s’appuie sur les investissements du réseau, des rames TER (Régiolis…) et représente des dizaines de millions d’euros par an pour les finances publiques régionales.

Mais il faut mettre en miroir la demande et les attentes des usagers habituels, ou potentiels, du service TER. On peut se référer par exemple aux échanges lors des Comités de lignes TER organisés par la région Aquitaine (http://www.aquitaine.fr/actions/territoire-durable-et-solidaire/transports-de-voyageurs/presentation-et-comptes-rendus-des-comites-de-lignes#bordeaux-agen ).

Dans les échanges relevés lors du Comité de ligne 47 (Bordeaux-Agen) du 3 juin 2014 on décèle les principales perturbations constatées par les usagers et les causes dégagées par les services de RFF et SNCF.

Si la fréquentation sur cette ligne au premier trimestre 2014 augmente de 2,8%, l’offre globale Aquitaine affichée par la Région progresse elle de 35% et 8 circulations supplémentaires sont installées depuis 2013 sur Bordeaux-Langon.

Si le réseau existant était à saturation comment pourrions-nous observer de telles progressions dans l’offre ?

La saturation affichée dans le dossier RFF du GPSO, et plus particulièrement sur la ligne Bordeaux-Langon-Agen, serait-elle un leurre pour faire admettre au citoyen les AFSB, et derrière eux, les LGV du GPSO ?

La SNCF nous apporte quelques pistes de réflexion quand on peut lire dans son rapport au Comité de ligne du 3 juin 2014 (file:///C:/Users/Utilisateur/Downloads/06.a%20Pr%C3%A9sentation%20SNCF.pdf ) les causes affichées pour les suppressions de trains, les retards…

Ce sont les intempéries, la divagation des animaux, les accidents de personnes (suicides), les accidents routiers…mais aussi d’une défaillance du matériel roulant ancien, des perturbations et grèves…, relevés comme causes principales des retards et suppressions de rames TER.

On ne peut donc faire porter à la seule présumée saturation de la ligne les dégradations de service TER sur Bordeaux-Agen.

Dans ce cas comment justifier l’adjonction d’une troisième voie entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans (et une quatrième voie au droit des haltes SNCF) dans les AFSB ? Leur justification tiendrait-elle alors principalement au besoin de circulation libre et totale pour les seuls TGV de la LGV du GPSO ?

C’est ce que nous dénoncions dans notre mémoire en contribution à l’enquête d’utilité publique (cf. http://ahp.li/58990e54835c243c24f0.pdf ).

Les partisans des AFSB, et des LGV, évoquent aussi l’impossibilité de faire circuler des trains à vitesses très différentes (TGV, TER, fret) sur les mêmes voies.

Mais que penser alors des caractéristiques fonctionnelles des AFSB comme relevé dans le rapport d’enquête de la commission (p6) :

« Pour éviter de faire circuler sur la même voie des trains rapides et directs et des TER omnibus, RFF a affecté les voies latérales aux TGV et TER directs, et la voie centrale aux TER omnibus. Les voies latérales accueilleront également les trains de fret ».

RFF envisage-t-il la circulation des trains de fret (lents) sur les voies latérales des AFSB où circuleraient TGV et TER directs (rapides) ? Où se trouve alors la cohérence du dossier RFF sur cette problématique ?

Plus loin (p17) la troisième voie souhaitée par RFF entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans est justifiée par la Commission selon cette formulation :

« En résumé la troisième voie entre Bordeaux et St Médard d’Eyrans est utile pour assurer le développement des services de TER particulièrement au sein de la métropole bordelaise et pour les dessertes ne marquant pas l’arrêt sur ce périmètre ».

Doit-on en déduire que les AFSB trouvent leur justification principale pour le TER de la seule métropole bordelaise, c'est-à-dire Bègles et Villenave d’Ornon ?

Doit-on comprendre, comme nous le dénonçons depuis longtemps, qu’ils serviront principalement à la circulation en milieu urbain des TGV en provenance de la LGV ?

On ne comprend plus rien ; qui ment, où est l’embrouille ?

Notre lecture des différents éléments du dossier RFF et du rapport de la Commission d’Enquête tend à conforter notre jugement quant à la volonté des partisans du GPSO de tout mettre en œuvre pour favoriser l’implantation des LGV en Aquitaine sans pour cela prendre en compte les réelles contraintes d’infrastructures ferroviaires et leur adéquation avec le besoin de l’usager/contribuable.

On ne reviendra que ponctuellement sur les avis des institutionnels (Autorité Environnementale, Commissariat Général à l’Investissement - CGI) qui pourtant ont souligné des points importants qui ne semblent pas avoir été retenus au final dans l’avis donné par la Commission d’Enquête des AFSB.

S’agissant de l’Autorité Environnementale[2] on relève notamment pour les AFSB[3]:

  • Le besoin de préciser les coûts d’investissement en CE2014 et d’y rajouter le coût prévisionnel du matériel roulant, des installations de maintenance…
  • La nécessité d’expliciter les alternatives à la LGV Bordeaux-Toulouse comme évoquée par la Commission Mobilité 21
  • La nécessaire complétion des tableaux comparatifs des temps de trajet TGV sur LGV pour différencier meilleur temps et temps moyens (avec arrêts en gare)
  • L’explicitation argumentée d’une attractivité du fret sur l’axe Bordeaux-Toulouse avec la LGV
  • Les raisons et les commentaires liés à l’acceptation du VAN fortement négative (- 900 millions d’euros) pour les AFSB.

Ce dernier point constitue un élément important dans l’étude socio-économique du dossier RFF et repris dans la contre expertise menée par le CGI[4]. Sur cela, et sur les autres recommandations apportées par le CGI au regard du dossier RFF, la commission d’enquête fait peu état des interrogations et facteurs de faiblesses qui émanent du rapport du CGI comme une estimation élevée du PIB dans les prochaines années, la surestimation du trafic ferroviaire qui peut en découler, une VAN limitée, l’incertitude des financements venant des collectivités territoriales et de l’Europe…

Doit-on voir dans cette minimisation du coût socio-économique des AFSB une « douce pression » du pouvoir régional pour faire aboutir un projet « d’inutilité publique » porté par lui comme un totem?

Il faut mettre cela en regard des très nombreuses contributions portées par les habitants, les riverains, les élus locaux, les associations… qui sont loin d’être totalement prises en compte par la commission.

Celle-ci ne comptabilise que 162 observations sur les registres d’enquête, 20 adressées par courrier et 176 reçues sur le site Internet au titre de l’enquête sur les AFSB.

On apprend que la Commission (p 15) a distingué les observations concernant les AFSB des observations se rapportant aux LN du GPSO.

Peut-on être totalement confiant dans ce distinguo subtil sur lequel nous n’avons aucun regard à postériori puisque toutes les pièces du dossier restent à la seule discrétion des autorités à l’issue de l’enquête ?

Si l’on en croit la numérotation adoptée par la commission sur les registres Internet (fichier récupéré sur Internet pour les AFSB au 7 décembre au soir) il y aurait 157 contributions : comment expliquer l’écart entre 176 et 157 ?

Y aurait-t-il confusion entre contributions Internet et courriers (157+20=177) ?

Pour notre part, et avec les comptabilités des registres effectuées par nos soins au soir du 8 décembre 2014, c’est plus de 1500 contributions[5] défavorables (AFSB + LN) qui ont été déposées sur les seuls registres des communes de St Michel de Rieufret, Castres-Gironde, Beautiran, St Selve, Cadaujac et Ayguemorte-les Graves. Il faut y rajouter les contributions défavorables aux AFSB portées sur le registre de Saint Médard d’Eyrans soit + 105.

Le compte nous semble pas y être et cela reflète bien le flou qui existe dans cette enquête tant dans la complexité du dossier RFF (12000 pages au format A3), le découpage administratif de celui-ci en trois parties (LN, AFSB, AFNT), que dans la nébuleuse administrative de recueil des contributions (registres en mairie, au siège de la DDTM, registres Internet, courriers postaux…).

Nous ne reviendrons pas non plus longuement sur les multiples nuisances (environnementales, urbanistiques, sonores…) qui accompagneraient les AFSB si ceux-ci venaient à être autorisés par DUP ; on pourra se reporter en détail sur ces nombreuses dégradations de notre environnement en consultant notre contribution (cf. lien en page 2 ci-dessus).

Tout cela ne semble pas avoir ému les membres de la Commission car les expropriations de bâtis (35 notés dans le rapport mais il faudra attendre le dossier d’Analyse Préliminaire Détaillée -APD), la coupure des villages, les franchissements (PN) supprimés, les voies de circulation supprimées ou déviées, les terres préemptées, les nuisances sonores durant les travaux et en exploitation, la dévalorisation des biens riverains non expropriés…et le coût pour le contribuable n’ont pas constitué aux yeux des commissaires des motifs suffisamment sérieux pour qu’ils émettent un avis défavorable aux AFSB.

On reste stupéfaits par la suffisance, la légèreté, et parfois même le mépris, de la Commission au regard de la juste réticence des habitants au projet AFSB.

Si quelques inconditionnels bien connus du GPSO [le président du Conseil Régional, la CUB[6], le CESER de Midi Pyrénées ( ?), le CESER de l’Aquitaine, avec quelques remarques toutefois quant à la faisabilité du projet, la FNAUT Aquitaine ( !?)] sont comptabilisés par la Commission comme favorables au projet, l’analyse de leurs contributions présentée par la Commission dans son rapport (§V-A p26-27) ne précise pas si celles-ci sont afférentes aux AFSB seuls ou au GPSO (LN) en général.

Curieuse ambiguïté pour une Commission qui plus haut séparait « le bon grain de l’ivraie » en refusant les contributions défavorables au projet au motif qu’elles mélangeaient AFSB et LN !

Plus surprenant aussi la teneur de la contribution du Conseil Général de la Gironde rapportée par la Commission. Le CG33 fait état des quelques aspects techniques liés aux AFSB (PN, voies routières, nuisances sonores…) et prend garde aux financements de ceux-ci (RFF ?) mais ne donne pas d’avis explicite sur le projet AFSB pourtant majeur dans son territoire au sud de Bordeaux.

Nous aimerions avoir connaissance des termes exacts de cette contribution pour juger sur le fond de la position (et du vote ?) de nos conseillers départementaux sur ce projet AFSB.

On pourra s’étonner de ce nouveau flou dans la présentation de la contribution du CG33 quand on sait par ailleurs les positions tranchées très défavorables affichées par des membres éminents du CG33 (Jean-Luc Gleyze, Isabelle Dexpert, Bernard Fath… pour ne citer qu’eux).

S’agissant des seules communes riveraines des AFSB on peut distinguer deux « camps » même si cela n’est pas clairement reproduit dans le rapport de la Commission.

Villenave d’Ornon émet un avis favorable avec réserves (cf. p41).

La Commune de Bègles[7] émet un avis favorable sur les AFSB assorti de plusieurs réserves (cf. p 41)

Cadaujac a émis un avis défavorable[8] à la DUP AFSB (délibération du 15 décembre 2014 postérieure à la clôture de l’EUP !). Mais il est noté que le Conseil Municipal s’autorise à une négociation[9] avec le maître d’ouvrage…

La commune de Saint Médard d’Eyrans reste, comme d’autres sur le pays de l’Arruan, et depuis les débats publics de 2005-2006, résolument opposée aux projets du GPSO et à ses corollaires (AFSB). Elle a émis un avis défavorable aux AFSB auprès de la Commission d’Enquête par une délibération[10] en date du 24 novembre 2014. Elle s’est associée avec LGVEA dans un mémorandum commun déposé au siège de la DDTM en réponse à l’EUP LN et AFSB (cf. mémoire cité page 2 ci-dessus).

Plus largement sur les territoires impactés par le GPSO (AFSB et/ou LN) un avis défavorable[11] unanime a été émis le 25 novembre 2014 par les 13 communes constituantes de la Communauté de Communes de Montesquieu.

Dans son analyse la Commission d’enquête des AFSB fait l’éloge de ceux-ci (est-ce bien dans sa mission ?) et repousse les arguments présentés par les contributeurs qui contestent l’utilité publique de ces aménagements.

Elle va jusqu’à proposer un prolongement des AFSB, renforçant ainsi la justification de ceux-ci et dépassant à notre sens largement les prérogatives d’une Commission d’enquête au regard du dossier RFF déposé.

On comprend mal d’ailleurs qu’elle évoque une contrainte technique issue du dossier RFF qui conduirait, si les lignes à grande vitesse n’étaient pas construites, à prolonger la 3ème voie prévue dans les AFSB de Bordeaux jusqu’à Langon. Cette option reste une interprétation technique de RFF que nous analyserons plus avant dans un prochain article.

Elle s’engage dans des propositions dépassant largement le cadre de l’enquête AFSB pour laquelle elle est missionnée allant jusqu’à évoquer des options de ligne mixte (TGV et fret) pour un contournement de l’agglomération bordelaise[12]. On imagine que de telles options, si elles venaient à être évoquées par la puissance publique, devraient selon la réglementation en vigueur passer par un processus de consultation/concertation (débat public, enquête publique…) totalement étranger au dossier actuel RFF sur les AFSB. Du moins pouvons-nous l’espérer dans le respect de la démocratie participative prônée par le Gouvernement.

On doit aussi s’étonner de certains jugements de la Commission qui frôlent l’indécence quant au respect naturel dû aux riverains des AFSB.

Ainsi on relève cet avis page 54 :

« La commission d’enquête rappelle que la voie ferrée est bien antérieure aux personnes qui habitent à proximité, et que la croissance du trafic ferroviaire constitue un phénomène qui était largement prévisible »

Comment admettre une telle remarque de la Commission pour les riverains implantés pour certains depuis des décennies à proximité de la ligne Bordeaux-Sète ?

Que pouvaient-ils connaître avant les années 2005-2010 des visées ferroviaires expansionnistes de SNCF Réseau (ex RFF) et de leurs retombées sur leurs parcelles ?

Que penserait-on de telles remarques faites aux riverains des projets d’infrastructures routières (autoroutes), ferroviaires ou aéronautiques (aéroports) qui vivaient tranquilles depuis des années ?

Peut-on rationnellement reprocher à ces riverains leur niaiserie face à des projets décidés d’en haut comme le viaduc de Millau, l’autoroute A65, l’aéroport de Notre Dame des Landes… !

C’est renverser la causalité et la répercussion en défaveur de celui qui subit la nuisance : un comble !

La Commission minimise ensuite fortement les multiples nuisances découlant des AFSB qu’elles soient sonores, vibratoires, visuelles, économiques…

On peine à croire que les observations notées par la Commission dans son rapports, comme le montrent les quelques extraits ci-dessous, ne soient pas dictées, au pire, par un mépris certain pour les riverains, au moins par une incompétence notoire de ses membres au regard des situations réelles subies par les habitants des territoires touchés par les AFSB !

  • « La commission d’enquête estime que les AFSB apporteront une amélioration des abords de la voie par rapport à l’existant. Le projet traite les séquences urbaines, périurbaines et naturelles de manière spécifique dans l’intérêt paysagé de chaque secteur.
  • La commission d’enquête considère que, même si les trains seront plus nombreux qu’aujourd’hui, les nuisances seront moindres. Il est donc en fait probable que la valeur des biens immobiliers profitera de l’amélioration de la desserte par les transports collectifs. Si les plans locaux d’urbanisme autorisent des constructions importantes à proximité immédiate des points d’arrêt, cette mesure permettra une augmentation de l’offre de logements qui pèsera sur les prix.
  • La commission d’enquête considère que l’amélioration doit concerner l’ensemble des voies, y compris la voie de service sur Bègles. Cette amélioration, combinée avec celle du matériel, et compétée par le mur antibruit, permettra de compenser l’impact de la croissance du trafic, voire même d’aboutir à une situation meilleure que la situation actuelle.
  • Les zones humides situées aux environs des cours d’eau traversés seront légèrement impactées par l’élargissement de la plate-forme et par le rétablissement des routes longeant la voie ferrée ».

On terminera notre analyse du rapport de la Commission d’enquête AFSB en pointant l’incongruité de sa remarque quant à la valeur de l’analyse socio-économique apportée par RFF dans son dossier :

« Enfin, la commission d’enquête rappelle que l’évaluation socio-économique du GPSO a été établie en supposant la mise en vigueur d’une taxe poids-lourds (voir pages 91 et 96 de la pièce H du dossier d’enquête ».

Peut-on imaginer que des membres « qualifiés » de la Commission d’Enquête des AFSB puissent encore, fin 2014, envisager sérieusement la pertinence de l’évaluation socio-économique portée par RFF dans le GPSO, et les AFSB, alors que les plus hautes instances gouvernementales[13] ont conclu à l’obsolescence du dispositif de taxe poids lourds pour le financement de l’AFITF dans les infrastructures de transport.

On sait maintenant, depuis la suspension du contrat Ecomouv en octobre 2013 et sa résiliation fin 2014, que le gain espéré pour un financement des infrastructures de transport, dont les projets de LGV, devient un coût de dédommagement de plus de 900 millions d’euros publics au profit d’Ecomouv.

Par ailleurs les signes avant coureurs d’un GPSO qualifié par Michel Bellier (CGEDD) « d’éléphant blanc » économique étaient visibles dans les échanges lors d’un colloque[14] organisé par France Stratégie en septembre 2014.

On comprend mal à nouveau la position d’une commission d’enquête des AFSB qui se montre sourde à de très nombreux avis comme ceux ci-dessus, et ceux bien plus nombreux que l’on peut découvrir à la lecture du mémoire déposé conjointement par LGVEA et la municipalité de Saint Médard d’Eyrans dans les contribution à l’EUP.

Au final, s’appuyant sur les appréciations détaillées dans son rapport ci-dessus, la Commission d’enquête des AFSB en vient à prononcer un avis favorable au projet RFF.

En conclusion nous sommes étonnés, surpris, interrogatifs et indubitablement en suspicion légitime devant l’attitude partiale qui se dégage du rapport et de l’avis de la Commission. Aurait-on à craindre que la déontologie qui voudrait qu’un commissaire accomplisse sa mission avec objectivité et impartialité soit ici quelque peu malmenée ? Cela est d’autant plus justifié de notre part parce que concomitamment les commissions d’enquête traitant des LN et des AFNT, inclues comme les AFSB dans le projet global du GPSO, ont émis des avis défavorables.

Qui peut croire alors à la seule justification « d’utilité publique » des AFSB ainsi coupées du GPSO ?

Comment démontrer, après les annonces répétées d’Alain Rousset pour un projet « insécable », qu’ils pourraient encore se comprendre hors du projet GPSO phase 1 déjà amputé de la partie Dax-frontière espagnole ?

« L’éléphant blanc » de Michel Bellier deviendrait-il une licorne, un mythe technocratique, un totem mégalomane pour la seule ambition d’un « monomaniaque LGV[15] » représenté par le président de la région Aquitaine ?

Pour LGVEA le 18 avril 2015

Le président Jean-Robert Thomas

[1] Rappelons ici que nous sommes depuis de nombreuses années, avec d’autres associations et élus locaux (exemple ALTernative LGV), favorables à un aménagement profond et adapté des voies ferrées existantes, alternative efficace et nettement moins onéreuse aux dispositions portées par RFF et quelques grands élus dans le GPSO. Un document de synthèse de cette étude est accessible par le lien suivant http://sd-5.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/docs_gene/synthese_pre_etude_independante_Bx-Toulouse_dec_2010.pdf

[2] Avis délibéré de l’autorité environnementale sur le Grand Projet Ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) : lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, aménagements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse. Rapport n° 2013-121, 122 & 123, janvier 2014 (http://www.landes.gouv.fr/IMG/pdf/AE_CGEDD_GPSO_cle084696.pdf ).

[3] Et pour les lignes nouvelles.

[4] Avis du Commissaire Général à l’Investissement (CGI) sur l’évaluation socio-économique (page 104 et suivantes) : http://www.enquetepublique-gpso-lignesnouvelles.fr/etudes/BCDE/B-04-LN-BCDE_dup_gpso.pdf

[5] Y compris les pétitions comme celles proposée par la municipalité de Beautiran.

[6] Il est remarquable de noter que le registre ouvert à la CUB pour recueillir les contributions est resté vierge ! Que faut-il en conclure sur le besoin des AFSB pour les habitants de la CUB ?

[7] Elle avait émis un avis défavorable sur le GPSO lors du débat public de 2006 (cf. délibération du 21-12-2006).

[8] Délibération du 15 décembre 2014 http://www.mairie-cadaujac.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/Rubrique_La_Mairie/Conseils_municipaux_2014/PV_CM_2014_12_15.pdf

[9] Au regard de cette négociation, et suite aux réserves émises par la Commission d’enquête sur les AFSB, une proposition d’aménagement de franchissement supplémentaire est en cours d’avis public (cf. http://www.mairie-cadaujac.fr/fileadmin/user_upload/fichiers/Rubrique_Cadre_de_vie/LGV/LGV_2012_13_14_15/afsb_consultation_publique_2015_avril.pdf

[10] Voir délibération http://www.saint-medard-deyrans.fr/v2/images/stories/telechargements/cm24nov2014.pdf

[11] Voir sur le site de la CCM. http://www.cc-montesquieu.fr/v2/images/stories/telechargements/commissions/_ENVIRONNEMENT/PV_CONSEIL_251114.pdf

[12] Rappelons-nous les débats houleux sur les projets de contournement routier de l’agglomération bordelaise. De tels débats sur un contournement ferroviaire pourraient bien aussi créer une agitation citoyenne majeure en Gironde.

[13] On pourra se reporter aux travaux de l’Assemblée Nationale conclus en mai 2014 (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1937.asp ) et à ceux du Sénat à la même date (http://www.senat.fr/rap/r13-543-1/r13-543-1.html ).

[14] L’évaluation socio-économique des projets de transport. Actes du colloque France Stratégie, 16 septembre 2014. Cf. http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/141029actes_colloque_16_septembre_2014_calculs_socio-economiques_0.pdf

[15] C’est ainsi qu’était qualifié il y a peu Alain Rousset par Gilles Savary. Cf. http://www.sudouest.fr/2013/01/14/lgv-une-priorite-de-second-rang-933238-710.php .

Partager cet article
Repost0

Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

Recherche

Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

Catégories