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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 14:28

L’édition du 10 aout 2022 du Canard Enchainé vient à propos rappeler l’ubuesque projet ferroviaire de LGV Lyon-Turin.

Le journaliste fait état tout d’abord de la valse-hésitation des dirigeants français qui depuis des décennies claironnent leur désir de cette LGV mais louvoient pour la prise de décision et le financement de ce projet.

L’Europe elle-même s’impatiente et tance la France pour qu’elle prenne des décisions claires urgemment comme le rappelle l’ancienne première ministre slovaque : «…cela fait vingt ans que nous sommes en retard, il est temps de prendre des décisions claires, c’est crucial ».

Le canard Enchainé le 10/08/2022

Le canard Enchainé le 10/08/2022

On pourrait croire, après avoir dépensé 1 milliard d’euros en études préliminaires et de travaux préparatoires, que la France soit un mauvais élève dans l’Europe des transports, plus particulièrement en matière de LGV.

Mais voilà dès 2017 la ministre des transports de l’époque, Elisabeth BORNE, annonçait que le projet était mis « en pause ». Procrastination ou réalisme devant un projet de LGV qui n’aurait pas d’utilité avérée et d’un coût dispendieux ?

 Dès novembre 2019, Daniel Ibanez, grand pourfendeur du Lyon-Turin, exprimait ses doutes sur la pertinence d’un projet de LGV à 100 millions d’euros du km !

Dans son article publié par le Club de Médiapart, il proposait de substituer le projet de LGV Lyon-Turin par un doublement des voies ferrées actuelles.

Pour conclure son propos Daniel Ibanez écrivait : « En conclusion, s’il existe évidemment des raisons écologiques pour porter la contradiction à ce projet, son inutilité réside dans des analyses factuelles largement partagées par les hautes administrations et les experts des transports. Dès lors, rien ne justifie de porter atteinte à l’environnement, pas même à une fleur pour réaliser ce projet ».

On retrouve là les prolongations de l’article du Canard Enchainé qui viennent conforter le dilemme qui se présente aujourd’hui à Elisabeth BORNE, nouvelle première ministre, et à son ministre des finances , Bruno LEMAIRE.

Car ces derniers s’interrogent sur l’énorme budget d’un Lyon-Turin pour la France représentant 420 millions d’euros par an selon les calculs du Conseil d’Orientation des Infrastructures. Une telle facture s’avère donc totalement incongrue pour le gouvernement qui, selon le Canard Enchainé, refuse l’inscription d’un tel montant dans la loi de finances « …car cela reviendrait à aspirer les crédits prévus pour de futures lignes de TGV comme Bordeaux-Toulouse ou Marseille-Nice, promises l’an passé par Jean Castex et qui font saliver les élus locaux ».

On touche là à un totem car l’ancien premier ministre Jean Castex s’est engagé en avril 2021 dans une annonce électoraliste pour un financement étatique de 4,1 milliards d’euros en faveur du projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Difficile donc aujourd’hui pour sa remplaçante à Matignon d’arrêter un processus engagé pour la LGV Bordeaux-Toulouse (société de projet créée lors de la loi LOM de fin 2019…).

Mais quelle sera la fin du match quand on lit dans le Canard Enchainé que les Autrichiens veulent rafler la manne des budgets européens pour financer une liaison ferroviaire sous le col du Brenner qui siphonnerait une bonne partie du trafic espéré sur le Lyon-Turin ?

Cela semblerait réjouir Bercy, « …qui guette la moindre occasion pour enterrer la dispendieuse ligne nouvelle en oubliant les crédits déjà engloutis… »

Nous le disons depuis longtemps : le programme de LGV en France devient un hydre financier qui obère les crédits indispensables pour les autres besoins du ferroviaire : trains du quotidien, rénovation des voies existantes, installation du ERTMS, rames modernes bi-mode pour des vitesses commerciales à 200 km/h… toutes initiatives qui amélioreraient le service de l’usager majoritaire au quotidien.

Commençons vite à prendre cette solution en alternative à la LGV Bordeaux-Toulouse et associons nous à Daniel Ibanez pour défendre un environnement mis à mal partout, et plus particulièrement en ces jours de sécheresse et de mégafeux.

Pour LGVEA

Jean-Robert Thomas

12/08/2022

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1 août 2022 1 01 /08 /août /2022 07:03

Nous sommes reconnaissant à Monsieur Ludovic ROBET, éditeur du Républicain, de sa révolte face aux pratiques des communicants étatiques.

Il a eu le courage de dénoncer ces pratiques qui obèrent la liberté d'expression et entendent brider la libre expression du journalisme.

On peut y voir ce témoignage à l'occasion de la venue du président de la République sur les feux qui ont meurtris nos territoires en ce mois de juillet 2022. 

Edition Le Républicain du 28/07/2022

Edition Le Républicain du 28/07/2022

Ludovic ROBET pointe ainsi une pratique sclérosante des communicants étatiques qui"...s'assurent ainsi [par la mise en place d'un pool journalistique] la docilité des journalistes désignés" dans un pool constitué sous l'égide de ces communicants étatiques.

Il rappelle à juste titre que "le travail d'un journaliste consiste à rechercher de l'information, à la vérifier, et à la partager" et "... consiste à porter la contradiction s'il y a lieu".

Nous ne pouvons qu'acquiescer totalement aux propos de Ludovic ROBET.

Il faudrait  que cette étique soit partagée par bien des médias...

 

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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 09:15

Une fois encore, il faut que nous soyons confrontés à une catastrophe sans précédent pour nous amener à faire réfléchir certains de nos élus qui ont la folie des grandeurs.

 
D'un côté, des feux gigantesques qui massacrent notre forêt : 16000 ha partis en fumée, 30000 personnes évacuées, camping détruits, propriétaires ruinés et à ce jour (19/07) les incendies ne sont toujours pas maîtrisés, malgré l'acharnement et le courage des pompiers exténués évitant le pire jusqu'à présent. 
 
Si on consulte le Sud-Ouest Dimanche du 17/07, on apprend la décrue de la flotte des Canadair depuis juillet 2019, passant de 22 avions à 13 opérationnels en 2022 ! cause : maintenance non effectuée, appareils âgés de plus de 30 ans, manque de pièces moteur pour certains, aussi ce matériel est cloué au sol selon les spécialistes. A cela ajoutons le manque de pilotes pour assurer un roulement de largage. C'est la grogne chez ces combattants du feu, l'avenir et le changement climatique leur donneront certainement raison vu la quantité de feux qui menacent l'Europe actuellement. 
 
Face à ce grave problème, un projet aussi pharaonique qu'inutile est en train de prendre forme sur nos terres : la réalisation de la LGV BORDEAUX-TOULOUSE et les AMÉNAGEMENTS FERROVIAIRES AU SUD DE BORDEAUX (AFSB). Estimation calculée en 2005 14 milliards d'euros, somme largement sous estimée en 2022. Bilan de l'opération : 400 maisons expropriées entre Bordeaux et St Médard d'Eyrans, villages défigurés, zones Natura 2000 dévastées, exploitations viticoles impactées, Vallée du Ciron (berceau du Sauternais) également touchée, création de nouvelles gravières pour l'extraction des agrégats. 
 
Tout ce catastrophique chamboulement pour un GAIN DE TEMPS DE 15 à 20 MINUTES sur la ligne actuelle pour le même trajet !!
 
Alors posons-nous les vraies questions : le gouffre financier de la LGV ne serait-il pas mieux utilisé pour le renouvellement d'un parc conséquent et performant de Canadair et autres ? De matériels au sol supplémentaires à la pointe de la technologie ? A la formation de nouveaux pilotes spécialisés ?
 
Quand on prône la sobriété tous azimuts, OU SONT LES PRIORITÉS ?? 
OU EST LA VOIE DU BON SENS ?? 
  
A MÉDITER MESSIEURS LES DÉCIDEURS 
 
Pierre et Françoise SAVIGNAC
adhérents de LGVEA

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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 07:30

Le 7 juillet 2022 Le Républicain titrait « LGV- le projet est loin d’avoir déraillé ».

Face à face l’image qui l’accompagnait montrait Jean-Luc Gleyze et Alain Rousset

Source : Le Républicain Sud-Gironde 7/07/2022

Source : Le Républicain Sud-Gironde 7/07/2022

On pouvait donc s’attendre à une vision différentiée entre les deux présidents (CD33 et Région) après qu’ils eurent pris connaissance des déclarations de Karima Delli, présidente de la Commission du Transport et du Tourisme au Parlement Européen.

Cette dernière venait dans un Tweet (voir https://twitter.com/KarimaDelli/status/1542448821518622720?s=20&t=vXhO7A4Fa5PeGXovy4AQyg ) d’annoncer que la Commission Transports n’avait pas retenu les projets de LGV et autres du GPSO.

Elle commentait cette décision en écrivant : « Il nous a semblé que des alternatives, fondées sur les lignes existantes, permettaient de diminuer fortement l’empreinte environnementale du projet et seraient plus utiles à la mobilité quotidienne des habitants ».

Les dossiers de financement retenus par la Commission de l’UE sont consultables par le lien suivant https://ahp.li/426d5e9f1e71459e47fa.pdf .

Aussitôt les différents camps qui soutiennent ou refusent le GPSO ont commenté cette annonce.

C’est ainsi que Jean-Luc Gleyze, dans l’article de Gaël Arcuset qu’il signe dans Le Républicain du 7 juillet, parle de « …sortie des rails inédite que vient de provoquer la Commission Européenne pour ces projets » Il complétait son propos en rappelant que la Commission Européenne « …évoque surtout la pertinence ainsi reconnue de travailler plutôt sur l’aménagement des lignes existantes, moins impactantes sur le plan environnemental et plus utiles aux déplacements quotidiens des habitants ».

Pierre Hurmic de son côté ne pouvait que se réjouir de la décision transmise par Karima Delli en soulignant que l’alternative d’un aménagement des voies existantes serait « …deux fois moins coûteuse, plus responsable, plus réaliste, plus respectueuse de nos territoires ».

 Si la préfecture de la Région Occitanie veut tempérer les propos de JL. Gleyze et P. Hurmic c’est parce qu’elle est coordinatrice désignée pour le GPSO et qu’elle considère que « …le dossier de financement déposé devant la Commission Transport de l’UE l’avait été pour les études environnementales et une partie des travaux préparatoires des Aménagements ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB) uniquement (soit une demande de financement de 17,3 millions d’euros). Et non sur la totalité du projet ».

Même si ce commentaire s’appuie sur la demande officielle transmise par la France à l’Europe[1] il ne saurait effacer le commentaire de Karima Delli sur la pertinence et la priorité qui doivent être données à la rénovation des voies existantes.

Vient alors l'intervention d'Alain Rousset.

Contestant les déclarations de JL. Gleyze et P. Hurmic il regrette les déclarations de la Commission Transport de l'UE.

Il réitère ses arguments contestables pour le GPSO rappelant notamment que « ...le projet de LGV ne   s'oppose d'aucune façon aux travaux de régénération des lignes « classiques » et encore moins au RER métropolitain, pour lequel une seconde ligne est indispensable ».

Or tout le monde s'accorde pour dire que les milliards engloutis dans le GPSO vont cruellement manquer pour financer la rénovation des voies classiques.

Jean-Pierre Farrandou, PDG de la SNCF, lui même déclarait récemment dans Les Echos[2] : « Devant quelques journalistes, le patron de la SNCF a estimé mercredi que ce projet, indispensable selon lui pour atteindre la neutralité carbone en 2050, nécessite un investissement supplémentaire de 100 milliards d'euros sur quinze ans.

Malgré les efforts budgétaires récents consentis par l'Etat (avec en particulier 35 milliards de reprise de dette de SNCF Réseau, le gestionnaire des infrastructures, dans le cadre de la réforme de 2018), les moyens alloués aux infrastructures restent nettement inférieurs à ceux de nos voisins, et insuffisants par rapport aux besoins, rappelle le dirigeant ».

Alain Rousset veut minimiser, ou occulter, la décision de la Commission Transports de l'UE quand il déclare : « Aujourd'hui, seul le projet AFSB pour le financement des études environnementales et des travaux préparatoires n'a pas été retenu pour cette année, malgré la note élevée (19,5/25) ».

Optimisme béat ou manipulation médiatique, le président Rousset en est le spécialiste : nous verrons bien si l'UE veut bien débourser 2,8 milliards d'euros pour le GPSO dans le contexte européen actuel.

Et que devront financer Etat Français et collectivités territoriales dans un GPSO qui est estimé en 2022 à 14,3 milliards d’euros mais que l’inflation galopante risque rapidement d’en alourdir la facture.

Cela risque d’être hypothétique si l’on se réfère aux propos tenus par Yves Crozet[3] dans un article paru dans le Bulletin de la SABIX.[4]

Cet expert du monde ferroviaire n’écrit-il pas :

« A l’heure où le gouvernement français évoque une relance de certains projets de LGV, il est utile de rappeler que les montages financiers de telles opérations ne sont pas simples. Ainsi, pour Bordeaux-Toulouse, l’État se dit prêt à mettre 4,2 milliards d’€ sur la table, mais cela ne représente qu’un peu plus de la moitié du coût total. Les collectivités territoriales seront-elles prêtes à s’engager pour un montant qui pourrait atteindre deux fois celui qu’a nécessité SEA ? Tout cela alors même que l’État a dû reprendre 35 milliards d’€ de dettes de SNCF réseau (25 en 2021 + 10 en 2022) et que la pandémie a obligé ce même État à recapitaliser la SNCF à hauteur de 4,3 milliards d’€ en 2020. Sachant qu’il est fort probable qu’un nouveau coup de pouce sera nécessaire en 2021 ! Jusqu’où se poursuivront les surenchères ferroviaires ? »

Par ailleurs nous insistons une nouvelle fois sur la non pertinence du RER métropolitain sur l'axe Saint Mariens/Langon : le trafic passagers entre ces deux villes pour des navetteurs semble incongru et l'on s'accorde pour penser que les usagers du TER voudront majoritairement descendre à Bordeaux Saint Jean pour rejoindre leurs emplois dans la Métropole Bordelaise.

Pour nous la mise en place du Conseil de Surveillance du GPSO le 4 juillet dernier s'apparente à un « pronunciamiento » administratif de la part d'Alain Rousset et Carole Delga alors que le plan de financement déposé devant le Préfet d'Occitanie, actuellement contesté par des recours devant le Tribunal Administratif de Toulouse, semble contestable, et insincère.

Reste donc au Tribunal Administratif de Toulouse à statuer très vite sur la légalité de ce plan de financement.

 

[1]
                    [1] Il n’est pas facile pour nous d’avoir connaissance des dossiers de financement transmis à la Commission  de l’EU (pas de résultats à nos recherches à ce sujet sur le site du Gouvernement Français et de la Commission Européenne des Transports).

[2]
      Voir édition Les Echos du 13 juillet 2022.

[3] Yves Crozet est économiste, membre du Laboratoire Aménagement Economie Transports (LAET-CNRS) qu’il a dirigé de 1997 à 2007

[4] Yves Crozet, « Les métamorphoses du modèle économique de la grande vitesse ferroviaire », Bulletin de la Sabix [En ligne], 68 | 2022, mis en ligne le 17 mai 2022, consulté le 16 juillet 2022. URL : http://journals.openedition.org/sabix/3009 ; DOI : https://doi.org/10.4000/sabix.3009

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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 06:11

Notre Assemblée Générale s'est tenue le 24 juin 2022 sous le signe d'un nouvel élan en présence de nombreux adhérents et élus.

Le rapport moral présenté par le président Michel LOPEZ était ouvert aux contributions des membres du Conseil d'Administration ce qui confirme et explicite notre volonté commune dans l'action et la défense des territoires et des habitants qui l'occupent.

Le président Michel LOPEZ et l'assistance attentive
Le président Michel LOPEZ et l'assistance attentive

Le président Michel LOPEZ et l'assistance attentive

Le président a voulu évoquer les récentes informations sur l'avancement du dossier GPSO montrant ainsi que le danger était toujours présent bien que de nombreuses malversations soient dénoncées dans l'administration notamment du plan de financement Etat/collectivités chapeauté par le Préfet GUYOT.

C'est ce qui a conduit il y a quelques semaines à peine les dépôts de recours devant le Tribunal Administratif de Toulouse par un groupe important d'élus du Grand Sud-Ouest et par de nombreuses associations et particuliers. 

Article SUD OUEST 29-04-2022

Article SUD OUEST 29-04-2022

Michel LOPEZ n'oublie pas de mentionner l'intense activité de LGVEA auprès des grands élus de Bordeaux Métropole pour les alerter sur le danger d'un investissement public important pour les LGV du GPSO mais aussi pour les AFSB et le RER, sous projets du GPSO non pertinents malgré les affirmations de propagande portés par SNCF Réseau dans le cercle des décideurs de la Région Nouvelle Aquitaine et de Bordeaux-Métropole. L'alternative au GPSO ne peut passer par les AFSB (et le RER) car ces infrastructures et services ne répondront pas au réel besoin exprimé par les usagers au quotidien. Nous démontrons ici et depuis de nombreux mois que les AFSB ne sont que le Cheval de Troie facilitant préférentiellement l'arrivée des TGV circulant sur les futures voies LGV dans la gare principale de Bordeaux-Saint Jean.

Ces sous-projets capteront pour eux- mêmes des sommes astronomiques ( que nous évaluons aujourd'hui à partir des délibérations de Bordeaux-Métropole à environ 1,5 milliards d'euros minimum), finances provenant des impôts frappant les français en général, et plus particulièrement les Aquitains, et pour la taxe spéciale d'équipement (TSE) toute personne habitant à moins de 60 min de trajet voiture de la gare TGV de Bordeaux Saint Jean et ou Agen (pour les seuls départements de la Gironde et du Lot et Garonne). Cette même TSE se verrait appliquée également autour des gares TGV de Montauban et Toulouse. 

N'oublions pas que le projet global GPSO représente, aux conditions économiques 2022, un budget de 14,3 milliards d'euros qui pourrait, dans les toutes prochaines années, tendre vers 20 milliards d'euros obérant totalement les alternatives de rénovation et modernisation des voies existantes bien moins coûteuses financièrement et environnementalement.

On ne passera pas sous silence les quelques autres grands sujets présentés au cours de notre Assemblée Générale dont les recours juridiques que pourrait prendre LGVEA contre l'ordonnance 2022-307 autorisant la constitution de sociétés de projets (SDP) prévus par la loi LOM de 2019 ou l'instauration de la TSE citée supra.

Lionel BRETONNET, vice-président de LGVEA, nous a éclairés sur ces dossiers sensibles.

 

Lionel BRETONNET dans sa présentation

Lionel BRETONNET dans sa présentation

C'est aussi Lionel BRETONNET qui est intervenu plus tard sur les dossiers COMEX et HORIZEO.

Il a pu donner un aperçu de l'initiative "COMEX" engendrée par LGVEA en étroite association avec la Commune de Saint Médard d'Eyrans. La "COMEX-AFSB" aura élaboré un mémoire s'appuyant sur la réglementation "Engagements de l'Etat" afférant aux projets d'infrastructures ferroviaires (mémoire accessible par le lien ci-après: mémoire COMEX-AFSB transmis à la préfète de la Gironde ).

Nous avons souhaité proposer aux communes limitrophes de Saint Médard d'Eyrans (Ayguemorte-les-Graves, Beautiran, Castres-Gironde, Saint Selve d'adopter cette démarche COMEX dans le cadre du projet de LGV Bordeaux-Toulouse qui traverserait leurs territoires. Comme cela débute sur saint Selve nous espérons que très vite les autres communes emboiteront le pas de Saint Selve.

Le dossier HORIZEO (projet de parc photovoltaïque sur la commune de Saucats) a été suivi par LGVEA lors du débat public tenu par la CPDP entre le 9/09/2021 et le 9/01/2022. Le rapport de la CPDP est disponible par le lien suivant (Rapport CPDP HORIZEO ).

Lionel BRETONNET a rappelé les grandes lignes de ce projet auquel LGVEA a apporté sa critique par un mémoire adressé à la CPDP ( Mémoire LGVEA HORIZEO ) et la publication d'un Cahier d'Acteurs repris dans le compte rendu de la CPDP ( cahier d'acteurs LGVEA HORIZEO ). 

N'oublions pas enfin de saluer la présentation préparée par Dominique LARRUE et André GARUZ sur le dossier NATURA 2000 pour lequel LGVEA est invitée dans le COPIL sous maîtrise de la Communauté de Communes de Montesquieu. Elle aura mis l'accent entre autre sur l'impérieuse nécessité d'inciter bien plus de propriétaires fonciers présents sur les 1400 hectares de la zone Natura 2000 à s'inscrire dans la démarche Natura 2000. 

Présentation dossier Natura 2000 par D. Larrue

Présentation dossier Natura 2000 par D. Larrue

Après une présentation du bilan financier préparé par Lyliane Thomas (Trésorière) et Jean-Robert Thomas (trésorier adjoint) vient le moment du renouvellement du Conseil d'Administration qui voit la reconduction de Mmes Thomas et Rocher, Mrs Bretonnet, Garuz, Larrue, Lopez, Sales, Thomas et l'arrivée de deux nouveaux membres: Mrs Simon Perrier et Laurent Lardeau. 

On ne doit pas oublier enfin, avant que les adhérents et élus présents n'assistent au buffet convivial offert en fin d'Assemblée Générale, que C. Tamarelle, maire de Saint Médard d'Eyrans et président d'honneur de notre association, aura soutenu notre présentation et alerter, une fois encore, tous les habitants sur la mobilisation indispensable contre le projet destructeur du GPSO, LGV et AFSB confondus.

  

Christian Tamarelle à nos côtés

Christian Tamarelle à nos côtés

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 06:39

Nous avions mi-mai 2022 engagé un appel aux candidats aux législatives 2022 dans la neuvième circonscription de la Gironde.

Voir notre courrier en date du 23 mai 2022:

Courrier LGVEA aux candidats

Il s’agissait de recueillir leur position sur le Projet du Grand Sud-Ouest (GPSO) et leur commentaire éventuel.

A cette date nous n’avions que les coordonnées de six candidats :

Valérie VILTET pour le Parti Animaliste

René CARDOIT pour les Républicains

Sophie METTE pour « Ensemble ! »

Sacha ANDRE pour la NUPES

Damien OBRADOR pour le Rassemblement National

Sylvie MANTEL pour « Reconquête ».

Au 24 mai 2022, jour de déclaration officielle des candidats sur le site de la Préfecture de la Gironde, on pouvait s’apercevoir que c’était en fait 13 candidats qui étaient  en lice pour cette circonscription (cf. https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/legislatives-2022/033/C103309.html ).

Nous n’avons pas pu obtenir rapidement les adresses (courrier, courriels…) de ces 8 candidats supplémentaires et nous avons donc renoncé à nous adresser au-delà des 6 candidats initiaux afin de rester dans un délai de réponse et de publication limité au 9 juin 2022.

Vous pouvez consulter les différentes réponses obtenues à ce jour sur notre blog aux liens suivants :

Réponse de Madame Sylvie MANTEL

Réponse de Monsieur René CARDOIT

Réponse de Madame Valérie VILTET

Réponse de Monsieur Sacha ANDRE

réponse de Madame Sophie METTE

Monsieur Damien OBRADOR ne nous a pas répondu jusqu'à ce jour mais ses déclarations à la presse le donne favorable à la LGV.

Damien OBRADOR se dit favorable à la LGV

 

Nous laissons nos adhérents et consultants du blog juger des réponses des candidats.

Conformément à nos statuts associatifs nous respectons notre neutralité politique mais nous souhaitions que les électeurs sur la 9ème circonscription soient informés de leurs positions au regard d’un projet GPSO qui risquerait de détruire notre environnement et d’engager des milliards d’euros d’argent public dans une infrastructure ferroviaire non pertinente.

Pour le Conseil d’Administration de LGVEA

Jean-Robert THOMAS    

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 06:36
Madame la députée a bien reçu votre questionnaire et vous en remercie.
Elle souhaite, en premier lieu s’excuser pour le temps pris à vous le retourner.
 
Ci-joint donc les réponses de la députée Sophie Mette :
 

Etes-vous favorable au projet de LGV (GPSO) qui doit traverser nos territoires ?

Oui : o                Non : X

Etes-vous favorable aux AFSB entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans ?

Oui : o                Non : X

Etes-vous favorable au RER métropolitain entre Saint Mariens et Langon ?

Oui : o                Non : X

Etes-vous favorable à la rénovation et à la modernisation des voies ferrées existantes ?

Oui : X                Non o

 

Commentaires éventuels :

Je suis favorable à trouver toutes les solutions possibles pour les mobilités du quotidien.
 
Merci beaucoup,
Bien à vous,
 

Cécile Reix

Collaboratrice parlementaire de Madame la Députée Sophie Mette

9ème Circonscription de la Gironde

Secrétaire du Bureau de l'Assemblée nationale

Membre de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Tel : 05-56-65-08-81 / Port : 06-42-22-94-59

 

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 19:38

Nous avons sollicité les candidats aux législatives 2022 sur la 9ème circonscription de la Gironde.

Voir Lettre LGVEA aux candidats

Voici la réponse de Monsieur Sacha ANDRE, candidat de la NUPES.

 

Monsieur Le Président Lopez,

 

Pour faire suite à votre courrier du 16 mai 2022, je vous apporte les éléments de réponses suivants.

 

Etes-vous favorable au projet de LGV (GPSO) qui doit traverser nos territoires ?

Oui : o                  Non :

Etes-vous favorable aux AFSB entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans ?

Oui : o                  Non :

Etes-vous favorable au RER métropolitain entre Saint Mariens et Langon ?

Oui : o                  Non :

Etes-vous favorable à la rénovation et à la modernisation des voies ferrées existantes ?

Oui : √                   Non : o

Commentaires éventuels :

 

Merci de votre sollicitation pour clarifier les positions des candidats aux prochaines élections législatives.

 

Vous avez parfaitement décrit la situation de ce sujet sensible qui touchera de nombreuses communes et habitants de notre circonscription et d’ailleurs.

 

Puisque votre courrier nous donne l’occasion d’une tribune, je vais préciser ici certains points concernant la politique que nous souhaitons mener en matière ferroviaire, celle-ci s’intégrant dans une politique de transport plus globale.

 

Comme vous le savez sans doute, le projet défendu par la NUPES s’articule autour d’une bifurcation écologique profonde pour limiter autant que possible l’artificialisation des sols qui entraîne des problèmes notamment autour de l’eau, du climat et de la vie tout simplement, et pour diminuer drastiquement les consommations d’énergie et de matières premières liées aux hautes technologies (métaux et terres rares).

 

Il s’agit là du volet environnemental, qui prend chaque jour plus d’importance, notamment dans la conscience de la jeune génération qui a majoritairement voté pour nous. Et notre spécificité d’une union populaire à la fois Ecologique ET Sociale est de réaliser cette bifurcation en prenant en compte pleinement les aspects sociaux, dans une approche globale, en s’appuyant sur ces deux piliers et en rajoutant le troisième, indispensable : la démocratie.

 

Vu sous ce prisme, tous les projets d’infrastructures de transport ne se valent pas et le bilan de ces dernières années est mauvais :

- aucune politique n’est planifiée pour répondre aux enjeux climatiques et environnementaux liés aux mobilités,

- des milliards d’euros sont engagés pour des grands projets inutiles et imposés (GPII) alors que les financements pourraient être plus utiles ailleurs,

- par exemple, les lignes du quotidien (Transport express régional, TER) souffrent d’un manque d’investissements chronique ; les trajets se rallongent et des lignes disparaissent.

 

Une fois dites ces considérations générales, il est aisé de comprendre nos positions.

 

1/ LGV

 

Bien entendu, la LGV s’inscrit dans ces projets, et nous y sommes radicalement opposés. Je suis conscient que certaines composantes de la Nupes ne sont pas sur cette ligne (en fait, certaines factions de certaines composantes), mais il faut se rendre à l’évidence : la modernisation et la rénovation des lignes existantes sont de tous les points de vue, et de très loin, la solution la plus satisfaisante, la plus pérenne, la plus juste pour améliorer la mobilité de nos concitoyen.ne.s et de leur descendance pour les décennies à venir.

Le TGV ne peut être le seul mode de déplacement de longue distance aussi nous voulons introduire des trains classiques Intercités et des trains de nuit sur les relations longues distances, mêmes desservies par le TGV, à des prix attractifs, fixes et à réservation facultative.

 

Se déplacer est une nécessité et un droit. Peu importe où on habite, chacun·e doit avoir accès à une offre de transport adaptée à ses besoins.

 

2/AFSB

Pour l’AFSB, s’il s’agit d’un oui au principe de rénovation, de modernisation et de fluidification du trafic permettant que les trains fréquents à arrêts fréquents et rapprochés côtoient les trains moins fréquents, longue distance, plus rapides ;
Il s’agit d’un non concernant les AFSB présentés aujourd’hui qui ne sont qu’une première étape de développement de la LGV, que nous ne souhaitons pas. Cette position est également motivée pour les raisons que vous évoquez dans votre courrier : trop d’impact pour les riverains, pour les bourgs de Cadaujac et Saint-Médard d’Eyrans, et facture trop élevée.

Je parle ici de refaire une concertation, de mieux prendre en compte l’impact sur les riverains et sur l’environnement, et d’envisager des pistes techniques modernes permettant d’optimiser le partage de la ligne et son taux d’utilisation.


3/ LE RER
Pour le RER Langon-Saint-Mariens, de toute évidence, votre expertise montre que la demande n’est pas suffisante pour entamer des travaux d’une telle ampleur et d’un tel impact.

Un point me fait néanmoins penser que cette demande pourrait évoluer à moyen et long terme … Et un point me fait le souhaiter.
- La hausse probablement durable du prix de l’essence, les incitations très fortes pour les gens à se séparer de leur voiture ou à acquérir des véhicules électriques onéreux font que l’avenir de la mobilité hors métropoles passe sans conteste par un recours (non-exclusif, bien entendu) au ferroviaire.
- La métropolisation, les énormes métropoles qui aspirent toute l’activité économique et culturelle ont un pendant factuel et systématique qui est l’abandon des territoires ruraux, les difficultés et l’isolement pour les petites villes qui perdent leurs commerces et leur vie.
Penser l’avenir du monde rural et péri-urbain, c’est offrir la possibilité de décentraliser les pensées, les activités et donc les déplacements.

Mon niveau d’expertise n’est pas suffisant pour savoir si ces déplacements entre villes hors métropole doit se faire par la construction de voies ferrées les reliant directement entre elles ou bien en franchissant un pas qualitatif important dans l’intermodalité des transports et les correspondances au niveau de Bordeaux.

Mon à priori est que construire des nouvelles voies ferrées présenterait des impacts environnementaux, fortement négatifs sur les territoires traversés. Toutefois, avec des lignes TER et des arrêts dans ces territoires, il y aurait au moins des bénéfices en contrepartie.

Ma réponse sera donc de dire oui au principe général de Transports Régionaux Express, et donc en particulier au ralliement de Saint-Mariens à Langon ; mais il faut le faire avec une méthode de concertation plus démocratique, plus compatible avec la bifurcation écologique que ce qui se fait jusqu’à maintenant. Si une telle ligne doit se faire, elle doit se faire pour le développement des territoires ruraux et non pour renforcer l’attraction de la métropole bordelaise.

4/ Concernant l’aménagement et la rénovation du réseau existant
Ces dernières décennies, les investissements se sont concentrés sur le réseau à grande vitesse, au détriment des transports du quotidien.
En-dehors de quelques axes, le réseau ferroviaire français est aujourd’hui à l’abandon : fermetures de lignes, allongements de temps de parcours, gares peu qualitatives. Nous souhaitons mettre en œuvre un grand plan de régénération du réseau ferré existant. L’infrastructure ferroviaire n’est utile qu’associée à une offre cadencée et robuste, suffisamment fréquente pour être attractive, sur le modèle suisse.
Notre programme prévoit d’augmenter les fréquences de TER en concertation avec les élu·es, les syndicats et les associations d’usager·es via des comités de lignes. 

 

Sacha André

Candidat NUPES 9eme circonscription de Gironde

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29 mai 2022 7 29 /05 /mai /2022 08:20

Notre association, dans les décisions de son Conseil d'Administration en date du 24 mai 2022, a validé sa participation aux journées d'action communes avec les associations et collectifs en lutte contre le projet du GPSO.

Ainsi des représentants de LGVEA seront présents à Noaillan à l'appel du Collectif NINA le 4 juin 2022.

Tous ceux qui souhaitent soutenir cette action seront les bienvenus.

Voir l'affiche d'appel ci-dessous: 

 

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27 mai 2022 5 27 /05 /mai /2022 15:20

Madame Valérie VILTET, candidate du Partir Animaliste aux législatives 2022 dans la 9ème circonscription de la Gironde répond à notre courrier (cf.Lettre aux candidats aux législatives 2022 ) .

Voici sa réponse ci-dessous:

Etes-vous favorable au projet de LGV (GPSO) qui doit traverser nos territoires ?

Oui : o                  Non : o

Etes-vous favorable aux AFSB entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans ?

Oui : o                  Non : o

Etes-vous favorable au RER métropolitain entre Saint Mariens et Langon ?

Oui : o                  Non : o

Etes-vous favorable à la rénovation et à la modernisation des voies ferrées existantes ?

Oui : o                  Non : o

 

Commentaires éventuels :

 

Je suis candidate pour le Parti animaliste et en tant que tel, je pense en premier lieu à l’impact du projet LGV sur les animaux sauvages, leurs territoires, leurs habitats mais également la flore si riche dans le sud-gironde. Les animaux sont les premières victimes des activités humaines mais également des grands projets inutiles qui empiètent toujours plus sur les territoires, mettent à mal la biodiversité déjà si fragile, sans oublier les activités économiques et agricoles locales.

Comme vous le rappelez très bien, le budget indécent et incertain dédié au GPSO ne sera utile qu’à des voyageurs de long chemin et certainement pas aux Néo-aquitains qui ont besoin d’un aménagement du territoire avec des transports de proximités en vue de réduire les déplacements en véhicules thermiques. Les lignes locales sont la colonne vertébrale de l’urbanisme et de l’économie. Il est primordial de miser sur le rail en modernisant les infrastructures existantes bien moins coûteuses et dont les économies serviront à d’autres projets sociaux, touristiques, culturels, de préservation de la nature et des animaux, d’aides aux plus démunis et tout cela en répondants aux attentes des travailleurs, étudiants, et de toutes les personnes voulant réduire leur impact sur le climat. La remise en état de ces lignes permettrait également de relancer le fret logistique, une alternative au transport routier par camion qui engorge la rocade de Bordeaux.   

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Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

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Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

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