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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 09:07

Je ne résiste pas aujourd'hui à rebondir sur un article paru dans le Canard Enchainé du 24-11-2021.

Le journal titre: "Des dépenses à grand train".

On apprend que le projet "Eole" de la SNCF a un dépassement annoncé de 1,7 milliards d'euros.

Pour 55km de prolongement de la ligne E du RER parisien le budget initial de 3,7 milliards d'euros  (67 millions d'euros du km) est ainsi explosé alors que l'on prévoit une mise en service entre 2023 et 2025.

Si la SNCF avance quelques arguments pour justifier ce dépassement monstrueux les élus du Conseil Régional d'Ile de France s'étranglent et lancent une mission d'information et d'évaluation pour comprendre ce dépassement budgétaire.

Dépenses à grand train: l'Etat dans le "Progrès" sans fin

Le Canard Enchainé poursuit son commentaire en évoquant l'expérience anglaise du "TGV britannique" entre Londres et le nord de l'Angleterre qui suscite l'intervention de Boris Johnson pour réviser un projet initialement évalué à 36 milliards de livres et qui s'annonce aujourd'hui à 106 milliards de livres!

Mais me direz-vous quelle relation avec nos affaires françaises?

Je reprends ici le GPSO (Grand Projet du Sud-Ouest), infrastructure ferroviaire à grande vitesse avec ses LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux -Dax.

Il vient d'être remis en selle à mi-2021 par le premier ministre Jean Castex, après que le président Emmanuel Macron l'a enterré à l'occasion de l'inauguration de la LGV Bretagne-Pays de Loire le 2 juillet 2017. 

Qui a dit que nos dirigeants ne changeaient pas d'avis !? 

Mais voila dans la mouture actuelle du GPSO, si l'Etat fait promesse ( promesse n'est pas réalité) de financer la LGV Bordeaux-Toulouse à hauteur de 4,1 milliards d'euros (et seulement cette branche), il demande que les collectivités territoriales abondent aussi à ce financement pour 4,1 milliards d'euros. Je n'évoquerai pas ici l'annonce d'une aide de l'Europe à hauteur de 2 milliards d'euros qui, comme d'autres fois en la matière n'ont pas abouti (exemple LGV Tours-Bordeaux ou l'UE n'a participé que pour 0,7% du coût global) et relève de la propagande de quelques grands élus (Alain Rousset, Carole Delga...).

Le préfet d'Occitanie (E. Guyot) assisté de Guy Kauffmann harcelle les collectivités territoriales d'Occitanie et Nouvelle Aquitaine pour rassembler très vite (avant Noël 2021) les milliards nécessaires au lancement du GPSO.

Notons au passage que le périmètre initial annoncé par le premier ministre avec son financement étatique de 4,1 milliards d'euros ne s'adresse qu'à la seule LGV Bordeaux-Toulouse (avec en prime les AFSB et AFNT) mais pas à la branche sud-Gironde / Dax qui demanderait à elle seule 4 milliards d'euros supplémentaires.

FR3 Nouvelle Aquitaine rend compte des difficultés rencontrées dans la collecte des fonds

On retrouve là l'imbroglio entretenu par Alain Rousset qui voudrait persuader les collectivités territoriales (et l'Etat) de s'engager dès à présent sur cette branche alors qu'elle ne devrait être envisagée qu'au delà de 2030 .(cf. le rapport du Conseil d'Orientation des Infrastructures de 2013 ).

"Après en avoir longuement débattu, la commission estime majoritairement qu’il convient de phaser en deux le projet. La section Bordeaux-Toulouse, qui doit permettre de raccorder la 4ème ville de France au réseau ferroviaire à grande vitesse, devrait se concrétiser dans les meilleurs délais. S’agissant de la liaison nouvelle Bordeaux-Hendaye, les conditions de saturation qui sous-tendent sa réalisation et qui sont très fortement dépendantes de l’économie espagnole et de son recours au transport ferroviaire, ne devraient pas justifier un engagement des travaux avant 2030. Dans ce contexte, la commission retient dans le scénario n°2, en premières priorités, la réalisation de la section BordeauxToulouse et place en secondes priorités la section Bordeaux-Espagne. Toutefois, la commission considérant qu’elle ne peut être entièrement affirmative sur le moment à partir duquel il sera nécessaire d’engager les travaux de cette dernière section, elle a prévu une provision pour engager en tant que de besoin de premiers travaux. Dans le scénario n°1, eu égard aux financements disponibles et après analyse comparative des enjeux nationaux des différents projets, l’ensemble du projet est classé dans les secondes priorités. Aucune inscription en premières priorités d’une provision pour premiers travaux n’est prévue dans ce cas"

Les passes d'armes entre élus de la Métropole Bordelaise le 25 novembre dernier, et notamment les commentaires affutés et argumentés de Pierre Hurmic, viennent illustrer les risques de voir l'argent public des collectivités territoriales être englouti dans un puits sans fond comme nous le découvrons dans les exemples tirés du Canard Enchainé.

Le "PROGRES" à tous crins , quoi qu'il en coûte, pour gagner quelques dizaines de minutes de trajet entre métropoles, ne doit pas nous entraîner dans une gabegie financière, relayée par la création de nouvelles taxes pour les contribuables déjà lourdement imposés (carburant, électricité, gaz...).

Tous ces milliards devraient aller en toute priorité pour le social, la santé, la limitation des impôts et taxes sur nos concitoyens.

Nos élus actuels, et ceux qui viendront en lice prochainement dans les élections de mi 2022, doivent y réfléchir avant que la marmite sociale n'entre en ébullition. 

 

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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 13:17
Figure 1 Source https://www.tourmag.com/Reports-remboursements-credits-la-bombe-a-retardement-de-la-reprise_a102976.html

Figure 1 Source https://www.tourmag.com/Reports-remboursements-credits-la-bombe-a-retardement-de-la-reprise_a102976.html

L’annonce de Pierre Hurmic, maire de Bordeaux et vice-président de Bordeaux-Métropole  le 28 octobre 2021 a fait l’effet d’une bombe dans le milieu politique Aquitain.

Annoncer qu’il « est urgent d’arrêter ce projet insensé » en parlant du projet de lignes à grande vitesse regroupé sous le terme de GPSO représente aussi un coup de grisou au sein de Bordeaux-Métropole.

Son président, Alain Anziani, n’a pas manqué de railler son vice-président écologiste dès le lendemain dans plusieurs médias dont Capital dès le 29/10 :

"Les écologistes ne veulent pas l’avion. Maintenant ils ne veulent pas de train. Qu’est-ce qu’ils veulent ? De la voiture ? Est-ce que c’est ça le rêve d’un écologiste ? Plus de voitures et du fret sur des camions plutôt que sur des trains ?"

Si l’énervement d’Alain Anziani est bien perceptible, il est rejoint par les critiques acerbes des président et présidente de régions de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie.

Le premier attaque sur France 3 le 29/10 par cette diatribe :

« Est-ce qu'on peut à la fois être contre la voiture, contre les camions, contre l'avion et contre le train? Il y a quelque chose que je ne comprends pas chez les écologistes.. »

Carole Delga n’est pas en reste pour dézinguer Hurmic au micro de France Info :

« C’est facile, quand on est maire de Bordeaux, qu’on est à deux heures de Paris, d’expliquer aux autres qu’ils n’ont pas besoin d’être proches de Paris. Il y a une vraie injustice, une vraie inégalité territoriale »

Figure 2Source https://www.liberation.fr/politique/lgv-sud-ouest-une-nouvelle-bataille-du-rail-samorce-entre-elus-socialistes-et-ecologistes-20211102_443AW2YWIFAPTED7W2RFWLOVSQ/

Figure 2Source https://www.liberation.fr/politique/lgv-sud-ouest-une-nouvelle-bataille-du-rail-samorce-entre-elus-socialistes-et-ecologistes-20211102_443AW2YWIFAPTED7W2RFWLOVSQ/

Oui mais voilà ce flot de bile répandu sur un élu écologiste ne peut masquer les contre-vérités employées par A. Rousset et C. Delga pour forcer les collectivités territoriales à financer, avec l’argent du contribuable, les quelques 4,1 milliards d’euros annoncés à ce jour qui doivent s’adosser aux 4,1 milliards d’euros promis par le gouvernement par la voix de J. Castex.

Nous ne reviendrons pas sur les « arrangements » avec la loi qui devraient permettre au premier ministre et aux dirigeants des grandes régions et métropoles d’entraîner les élus territoriaux dans un « jeu financier » à 10, voire 14 milliards d’euros (voir à ce sujet l’article posté récemment sur notre blog).

Cela conduirait le contribuable français, et sa descendance, à se soumettre à l’imposition de nombreuses nouvelles taxes pour les quarante années à venir.

Les thuriféraires du GPSO, reprenant leur litanie évoquée depuis bientôt 20 ans, viennent encore argumenter sans vergogne avec des concepts dépassés et des affirmations erronées.

On pourra avantageusement se référer à l’excellent dossier publié par le CADE à ce sujet qui démonte point par point ces dernières, notamment sur l’axe LGV Bordeaux-Dax- frontière espagnole (voir les fiches argumentaires qu’il publie sur son site).

Tout comme le CADE pour Bordeaux-Espagne nous avons toujours soutenu que la LGV Bordeaux-Toulouse peut être annulée au profit d’une alternative consistant à la rénovation et la modernisation de la ligne ferroviaire actuelle pour un coût bien moindre.

Nous sommes donc, avec des milliers d’autres, rassérénés aujourd’hui d’entendre Pierre Hurmic prôner une telle alternative.

Des citoyens, des élus locaux, des syndicats, des associations… entendent se prévaloir de cette initiative en signant l’appel que P. Hurmic lance sur la plateforme https://www.alternativelgv.fr/

Nous souscrivons à cet appel et nous vous invitons à nous rejoindre en le signant à votre tour.

Nous ne pouvons nous résoudre à subir le dictat de quelques grands élus qui, sous le label légaliste, bafouent la légitimité des dizaines de milliers de citoyens qui ont refusé le GPSO depuis les débats publics de 2005-2006.

Engagez-vous ! (Stéphane Hessel)

Pour le Conseil d’Administration de LGVEA

Jean-Robert Thomas

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21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 20:22
Source https://www.coloriageetdessins.com/transport/train/train-tgv-ultra-rapide-26621

Source https://www.coloriageetdessins.com/transport/train/train-tgv-ultra-rapide-26621

Ces dernières semaines voient une effervescence dans les milieux politiques régionaux au sujet du financement du GPSO (LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax).

Depuis que le premier ministre Jean Castex a déclaré que l’Etat prendrait sa part (4,1 milliards d’euros) dans le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse, les grands élus d’Occitanie et de Nouvelle Aquitaine (Carole Delga et Alain Rousset) sont à la manœuvre pour entraîner les collectivités territoriales (métropoles mais aussi départements, communautés de communes et d’agglomérations…) à compléter ce financement.

Sur Toulouse Carole Delga entraîne les collectivités dans le deal piloté par le préfet Guyot. Selon Le Moniteur du 28/09/2021 elles sont comme les moutons de Panurge :

« Les six départements concernés, même ceux qui ne sont pas traversés par la future ligne, se sont déclarés favorables au projet, que le Premier ministre, élu local occitan, devrait accélérer : Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne. Sont également très impliquées les communautés d’agglomération d’Albi, Auch, Cahors, Castres Mazamet, Montauban, Muret, du Sicoval et Tarbes Lourdes Pyrénées, en plus de Toulouse Métropole ».

 

Mais certaines collectivités de Nouvelle Aquitaine se montrent hostiles ou à tout le moins peu enclines à suivre le mot d’ordre du préfet Guyot et d’Alain Rousset (voir article de France 3 Occitanie du 1/10/2021).

Il faudrait, selon des sources diverses et divergentes, aboutir à un financement total de près de 10 milliards d’euros pour la seule LGV Bordeaux-Toulouse.

Or nous sommes là devant une entorse évidente aux lois de la République, à tout le moins à une collusion des grands élus pour faire payer au contribuable leur soif d’hubris.

Quelques rappels s’imposent.

La loi NOTRe du 7/08/2015 a supprimé la « clause de compétence générale » pour les départements et les régions. Cette clause aurait pu être évoquée par les thuriféraires de la LGV pour entraîner ces collectivités dans le financement des LGV qui devraient relever uniquement de l’Etat (et de la SNCF si cela ne remet pas en cause la loi n°2014-872 du 4/08/2014 et la règle d’engagement d’investissement qui s’y rattache selon article L2111-10-1 du code des transports). 

C’est de cet article L211-10-1 du Code des Transports que l’on apprend que : « SNCF Réseau ne peut contribuer au financement d'investissements de développement du réseau ferré national à l'exception des investissements de modernisation. »

L’article L2111-10-1 complète notre information en mentionnant :

« Pour chaque projet d'investissement dont la valeur excède un seuil fixé par décret, l' Autorité de régulation des transports émet un avis motivé sur le montant global des concours financiers devant être apportés à SNCF Réseau et sur la part contributive de SNCF Réseau. Cet avis porte notamment sur la pertinence des prévisions de recettes nouvelles, en particulier au regard de leur soutenabilité pour les entreprises ferroviaires, ainsi que sur l'adéquation du niveau de ces recettes avec celui des dépenses d'investissement projetées. »

Cela sous-entend donc que SNCF Réseau ne pourrait pas participer au financement de la LGV Bordeaux-Toulouse et que ce sont les finances publiques de l’Etat qui seraient engagées pour 4,1 milliards d’euros alors que ce dernier s’achemine vers une dette voisine de 120% du PIB !

Mais c’est plus précisément sur les quelques 4 milliards d’euros que devraient apporter les collectivités territoriales qu’il faut analyser.

Le préfet d’Occitanie, Etienne Guyot , mandaté par le premier ministre, est chargé dans les prochaines semaines d’obtenir un accord de financement de ces 4 milliards d’euros auprès des collectivités territoriales (régions, départements, métropoles, EPCI…).

En cela, soutenu par C. Delga et A. Rousset, il s’appuie sur un article de la loi LOM ( loi d’orientation des mobilités) qui a autorisé la création de « sociétés de projet » (sociétés de financement ) comme on peut le lire ci-dessous.

Loi LOM n°349 du 19 novembre 2019

En page 269 de cette loi, dans son rapport annexé, un petit paragraphe vient mentionner l’accompagnement de l’Etat pour la constitution de « sociétés de financement » (ou sociétés de projets) qui n’a pas reçu à ce jour confirmation par des ordonnances qui pourraient intervenir en mars 2022. A ce jour le ministère de la Transition Ecologique donne la liste des décrets et ordonnances parues en lien avec la LOM.

 

Pour répondre à ces projets dans le cadre d’une programmation

sincère, l’État s’inscrit dans l’approche nouvelle proposée par le Conseil

d’orientation des infrastructures (COI) dans le rapport qu’il a remis

en février 2018. Dans ses recommandations, le COI préconise une

réalisation phasée des projets commençant en priorité par les opérations

concourant d’abord à l’amélioration des déplacements du quotidien.

Parmi les trois scénarios présentés par le COI, l’État privilégie pour les

grands projets le scénario 2, en cohérence avec les priorités de la présente

loi. Les besoins de ce scénario au cours des dix prochaines années sont

compatibles avec les ressources disponibles, dans le respect des cinq

priorités énoncées au II.

C’est donc sur les bases du scénario 2 que la réalisation des

infrastructures se fera et que le budget de l’AFITF sera construit au cours

des prochaines années.

Sur le modèle de la Société du Grand Paris, l’État accompagne la mise

en œuvre de sociétés de financement permettant l’identification de ressources

territoriales nouvelles et de financements innovants, afin d’accélérer le

portage et la réalisation de grandes infrastructures.

Source https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15t0349_texte-adopte-seance.pdf

Nous sommes donc ici en présence d’un flou (un loup !?) qui conditionne les manœuvres politiques de nos grands élus régionaux pour contraindre des collectivités territoriales à partager l’ardoise avec l’Etat.

Si quelques élus au Sénat ou à l’Assemblée Nationale n’avaient pas, sans trop de discernement, proposé des amendements comme le n°772 rect.quater le 19/03/2019 autorisant la création de « sociétés de projet » du type Grand Paris, nous ne serions pas là aujourd’hui à craindre un racket envers le contribuable français.

En conclusion nous ne pouvons qu’alerter nos élus locaux et territoriaux sur l’ambiguïté qui découle des dispositions législatives supra.

Devons-nous accepter que des collectivités comme la Région ou le Département, exclus de la compétence générale par la loi NOTRe, participent au financement de la LGV Bordeaux-Toulouse qui n’est en rien de leur compétence ?

 Il en est de même pour le financement d’infrastructures ferroviaires à grande vitesse par les communes ou les EPCI comme on peut s’en rendre compte dans le tableau officiel publié par le gouvernement en 2019.

Peut-on s’arroger « le droit », avant parution des ordonnances fixant les modalités d’organisation de « sociétés de projets » mentionnées au rapport annexé de la LOM (cf. supra), d’obliger les collectivités territoriales à s’engager dans le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse ?

Il nous semble que tout cela relève d’une pression politique de quelques grands élus et d’une manœuvre politicienne de pré-campagne présidentielle.

Nous dénonçons de telles pratiques qui conduiraient à imposer des taxes sur des décennies à tous les contribuables des régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.

Cela serait d’autant plus inique que l’immense majorité d’entre eux, hormis quelques CSP+ des métropoles toulousaine et bordelaise, ne verrait pas en retour les bienfaits d’une LGV qui ne ferait que zébrer les territoires, accaparer terres naturelles et agricoles, occasionner nuisances acoustiques et vibratoires, dévaloriser les biens immobiliers.

Ce n’est même pas salutaire pour les habitants d’Agen ou de Montauban, qui, selon le dossier de SNCF Réseau, seraient contraints d’aller (en voiture ?) de la ville vers des gares TGV externalisées sur les communes de Brax (47310) ou Bressols (82710) car le TGV ne s’arrêterait pas dans les gares centrales actuelles (voir la carte publiée par SNCF Réseau).

Source: - Source https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/pourquoi-appeler-la-rue-au-210482

Source: - Source https://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/pourquoi-appeler-la-rue-au-210482

A tous les élus territoriaux nous lançons un message d’alerte sur ce holdup financier.

Vos finances déjà lourdement contraintes par les compétences qui vous échoient ne peuvent se voir amputées, hors compétence,  pour une LGV qui est obsolète et anachronique de nos jours comme le commentait il y a quelques jours Gilles Savary (article de Sud-Ouest du 16/10/2021) .

Le besoin de rénovation des voies ferrées actuelles est la priorité que nous défendons depuis des années. Attention toutefois, comme nous l’avons souligné dans d’autres articles de notre blog, à ne pas se laisser bercer par le mirage du « train du quotidien -TER/RER » qui nous est promis dans les projets comme des AFSB (Aménagements Ferroviaires au sud de Bordeaux) ou RER (Réseau express Régional) porté par Bordeaux Métropole et la région Nouvelle Aquitaine.

Les taxes nouvelles couvrant les emprunts à long terme de la « société de projet »,que devront supporter vos concitoyens et électeurs, seront certainement mal venues dans une période où les prix flambent dans tous les secteurs (transports, énergie…), où des millions d’euros ne sont pas dédiés aux secteurs clefs de la santé, de l’enseignement, de la sécurité…  et où le pouvoir d’achat, malgré les dénégations gouvernementales, est mis à mal.

Il est urgent de réagir face au dictat piloté par l’Etat et quelques grands élus territoriaux.

Pour LGVEA le 21/10/2021

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 15:06

Depuis des années on rapporte les propos décousus, schizophrènes, antagonistes… ou simplement électoralistes concernant notre service ferroviaire français.

La SNCF, mais plus dangereusement son actionnaire unique, l’Etat Français, nous abreuvent de discours abscons.

Un jour un ministre ou un Président de la République déclare que la gabegie engendrée par la course à la vitesse ferroviaire est dépassée et que l’on va se recentrer sur nos trains « du quotidien ».

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron entendait orienter la politique ferroviaire au lendemain de l’inauguration de la LGV Bretagne-Pays de Loire en 2017.

On pouvait lire ainsi dans La Tribune Occitanie-Toulouse du 3/07/2017 :

« En inaugurant samedi la LGV Paris-Rennes, le président de la République a estimé qu'il "ne faut pas promettre des TGV à tous les chefs-lieux de départements" et que sa priorité est de se tourner plutôt vers "les transports du quotidien". Ce changement politique pourrait remettre en cause le projet de LGV entre Bordeaux et Toulouse dont le financement n'est toujours pas bouclé »

Quelle surprise aujourd’hui d’entendre Emmanuel Macron prendre le contre-pied de ses déclarations de 2017 comme le rapporte un article du POINT du 17/09/2021 :

« La décennie 2020 sera la nouvelle décennie du TGV", a-t-il lancé, aux côtés du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou et des ministres de l'Economie Bruno Le Maire, de la Transition écologique Barbara Pompili et des Transports Jean-Baptiste Djebbari ».

Alors schizophrénie ou tactique électoraliste dans les prémisses de la campagne pour les élections présidentielles de 2022 ?

On peut s’interroger quand on sait les grandes manœuvres menées sous l’impulsion de Carole Delga, Jean-Louis Moudenc en Occitanie et Alain Rousset en Nouvelle Aquitaine pour conclure très vite avec l’Etat un deal permettant la création de « société de projet » qui devrait rassembler les quelques 10 milliards d’euros pour engager la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse.

On comprend mal la logique financière et stratégique de l’Etat et de la SNCF qui promet tout à la fois des trains « plus lents mais très peu chers » et des TGV dernière génération sur de nouvelles LGV.

Si, comme on peut le lire dans la rubrique transport des Echos des 24/25-septembre 2021 sous la plume de Denis Fainsilber, on imagine dès le printemps 2002 un service de trains ultra-low cost empruntant les lignes classiques vers Nantes et Lyon au départ de Paris que vaut en parallèle le lancement de plusieurs LGV à plusieurs dizaines de milliards d’euros ?

Les Echos - 24/25 septembre 2021

Les Echos - 24/25 septembre 2021

Le projet low-cost et low-fast de SNCF baptisé « Olso » diverge totalement d’une reprise des projets TGV/LGV qui devaient s’éteindre en 2017.

La France, et la SNCF, pourront-elles courir deux lièvres à la fois ?

Chacun sait et reconnait la défaillance et la vétusté du réseau classique.

Sa rénovation, selon les instances de SNCF Réseau, doit avoir consommé 6,2 milliards d’euros en 2020 (source https://www.sncf-reseau.com/sites/default/files/2019-12/Carte%20nationale%20des%20chantiers_2020_584x410_%20FRANCE_v3.pdf ).

Pour nous il ne peut y avoir d’autre choix que celui de la rénovation des voies actuelles si nous voulons répondre à la majorité des usagers sans accroître indéfiniment la dette SNCF (et sa couverture en partie par l’Etat).

Le Sénat, dans une déclaration du 25 février 2021, ne manquait pas de souligner l’objectif prioritaire auquel devait s’attacher la SNCF :

« Les Français sont attachés à la SNCF et à une desserte ferroviaire équilibrée du territoire national. Par ailleurs, le programme de rénovation du réseau structurant est indispensable et doit être pleinement mis en œuvre, en même temps que les engagements pris en faveur des lignes d’équilibre du territoire, des petites lignes, des trains de nuit ou encore d’une nouvelle ambition pour le fret ferroviaire »

Il rappelait alors que la dette SNCF se montait à 60 milliards d’euros à fin 2019 et que l’Etat s’engageait à une reprise de 35 milliards à son compte.

Le citoyen-contribuable français peut s’inquiéter d’une fuite en avant du Président Macron et du gouvernement dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire si vorace en termes de finances publiques : un kilomètre de LGV approche aujourd’hui un coût de 40 millions d’euros ! 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:05
Article d'Emma Gouaille - Sud-Ouest du 21-09-2021

Article d'Emma Gouaille - Sud-Ouest du 21-09-2021

L'article d'Emma Gouaille dans l'édition du quotidien Sud-Ouest ce 21/09/2021 nous incite à revenir sur la LGV Tours-Bordeaux et ses nuisances.

Quatre ans après sa mise en service les riverains de cette LGV sont toujours soumis aux nuisances acoustiques et vibratoires. Plusieurs centaines de ceux-ci subissent le passage d'environ 80 rames de TGV par jour circulant à des vitesses de 300 km/h.

Leurs foyers ne sont plus vivables avec les bruits et vibrations générés par ces circulations de TGV.

Les indemnisations promises par l'Etat restent hypothétiques pour la plupart d'entre eux et leurs biens sont invendables.

Si récemment l'Etat et la Région Nouvelle Aquitaine se sont entendus pour un budget d'indemnisation de 10 millions d'euros en Gironde, les riverains de la LGV restent dubitatifs et certains pourraient porter l'affaire devant un tribunal pour être dédommagés.

Le flou existe donc et le découragement traverse bon nombre de propriétaires concernés.

 

Article d'Emma Gouaille dans Sud-Ouest du 21/09/2021

Article d'Emma Gouaille dans Sud-Ouest du 21/09/2021

Ce qui nous parait grave pour les riverains de la LGV Tours-Bordeaux pourrait, si le projet venait à terme, se reproduire pour la LGV Bordeaux-Toulouse.

On évoque dans un autre article d'Emma Gouaille (cf. ci-dessus)  un changement dans la réglementation fixant les niveaux de bruit "acceptables" pour les prochaines LGV. On peut être septiques et méfiants à ce jour car la DUP et le dossier d'EUP de la LGV Bordeaux-Toulouse datent de 2014-2015 et il n'est pas dit que l'Etat et le concessionnaire s'engagent à l'application rétroactive de cette nouvelle réglementation.

Ce n'est pas l'annonce de Renaud Lagrave, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge des transports "On sera encore plus vigilant sur les nuisances sonores...nous permettront d'aller plus loin" qui peut rassurer aujourd'hui les centaines de riverains de la future LGV Bordeaux-Toulouse. 

C'est donc aux riverains, élus locaux, associations... de cette future LGV d'être vigilants et de revendiquer dès à présent la garantie d'une prise en compte, à minima, de la nouvelle réglementation.

Reste à connaître cette nouvelle réglementation qui tarde à être publiée...!

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 14:16
Source https://www.debatpublic.fr/sites/default/files/2021-07/HORIZEO-SYNTHESE-DMO_1.pdf

Source https://www.debatpublic.fr/sites/default/files/2021-07/HORIZEO-SYNTHESE-DMO_1.pdf

Bonjour à tous,

Notre association, implantée sur une commune de la Communauté de Communes de Montesquieu en Gironde, se veut attentive à tout projet qui viendrait amputer de grandes surfaces d'espaces naturels.

Aujourd'hui, le projet HORIZEO envisagé sur la commune de Saucats (33650) pourrait détruire 2000 hectares de forêts et surfaces naturelles ou agricoles.

Il est envisager d'implanter 1000 hectares de panneaux photovoltaïques avec des "briques technologiques" comme un électrolyseur H2, des batteries, un data center...

LGVEA participera au débat public ouvert par la Commission Particulière du Débat Public (CPDP) créée à cette intention.

Nous vous invitons tous et toutes à participer à ce débat public très important pour que votre avis sur le projet HORIZEO soit pris en compte.

La participation au débat public peut se mener à partir du site Internet désigné ci-dessous avec des contributions écrites par vous mais nous vous recommandons de participer, en présentiel ou à distance, aux réunions qui se tiennent en septembre-octobre-novembre dans différentes localités girondines.

Pour tout connaître suivre ce lien: Site du débat public HORIZEO

 Vous pouvez nous contacter pour plus amples informations par mail : lgv.environnement.arruan@gmaol.com 

Pour LGVEA

Jean-Robert Thomas

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 09:42

A ce jour notre Assemblée Générale Ordinaire 2021 est toujours maintenue le vendredi 10 septembre 2021 à 19 heures dans la salle des fêtes de Saint Médard d'Eyrans (33650).

Elle est ouverte à tous, habitants des communes de l'Arruan, adhérents, sympathisants.

Les consignes sanitaires en vigueur devront être appliquées à cette occasion.

Les personnes présentes devront présenter un pass sanitaire (version papier ou informatique), ou par défaut un test PCR négatif de moins de 72 heures.

La distanciation physique à l'intérieur de la salle sera de mise et le port du masque obligatoire.

Nous regrettons que toutes ces consignes compliquent votre présence à cette AG mais nous souhaitons avant tout vous protéger contre un virus qui peut tous nous toucher.

Vous espérant nombreux toutefois le 10 septembre pour échanger sur les multiples sujets que LGVEA traite tout au long de l'année dans la défense de nos territoires.

Pour le Conseil d'Administration de LGVEA

Cordialement

Jean-Robert Thomas

Pour plus de renseignements au sujet de cette Assemblée Générale envoyez-nous un mail sur lgv.environnement.arruan@gmail.com 

 

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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 15:52
Paul Ragon (1940-2021)

Paul Ragon (1940-2021)

LGVEA est dans la tristesse.

Notre association vient de perdre un de ses plus fidèles membres.
En effet, notre Ami, Paul RAGON est décédé brutalement le vendredi 13 août.
Adhérent de la première heure, membre du Conseil d'Administration depuis juillet 2010, il était un fervent opposant au GPSO.
Il a été de tous les combats, manifestations, pétitions etc..., il était notre relais auprès des syndicats viticoles.
Bien que touché directement par ce projet dévastateur, il a fait preuve d'un altruisme incomparable dans la lutte permanente que nous menons, soucieux de l'intérêt collectif pour mener les différentes actions.
Nous perdons un Ami et en sa mémoire, nous ne manquerons pas de poursuivre par les multiples moyens en notre possession notre ferme opposition à ce projet inutile.
Ses obsèques auront lieu le mercredi 18 août à 15 heures en l'église de Beautiran.
Lors de la prochaine assemblée générale, nous l'honorerons par la pensée et lui ferons part de notre volonté de poursuivre le combat.
A sa famille et ses proches, nous présentons nos plus sincères condoléances et les assurons de notre soutien dans cette épreuve difficile.

Au revoir Paul, merci pour ta gentillesse, ta générosité de tous les instants.
Nous gardons dans notre cœur ta mémoire.

Michel LOPEZ
Président de LGVEA

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 14:53

Bonjour à tous,

C'est avec un peu de retard, mais toujours bien avant les élections départementales des 20 et 27 juin, que nous enregistrons aujourd'hui la réponse de Mme Céline VIDAL DE SOUZA et M Gabriel BOYREAU, candidats aux élections départementales de juin 2021 dans le canton de La Brède.

Candidats départementales Canton Réponse Contre la LGV Contre les AFSB Lien vers réponse
Céline VIDALDE SOUZA
Gabriel BOYREAU
(Union à droite)
La Brède OUI OUI OUI LIEN

Nous vous invitons à prendre connaissance de leur réponse par le lien ci-dessus.

Vous y trouvez aussi leur commentaire reporté ci-dessous:

Nous sommes contre la LGV, dans son projet et tracé actuel, qui défigureraient notre
canton et les cantons voisins, pour un gain de temps non significatif face au coût
économique et écologique qu'elle représente. Nous restons cependant ouverts à une
nouvelle concertation à ce sujet, pour qu'il soit inclus dans une dynamique plus large
Atlantique-Méditerranée et avec un meilleur respect des lieux de vie et des
éco-systèmes, ce qui en diminuerait les nuisances et y donnerait un réel impact
économique.
Nous sommes de même contre l'AFSB qui, s'il constituerait une opportunité de
renforcer les fréquences de TER qui permettent chaque jour à certains de nos
concitoyens de rejoindre leur lieu de travail ou d'études, reste, dans l'état actuel du
projet, l'arbre qui cache la forêt "LGV".

Nous portons aujourd'hui cette réponse dans notre blog et auprès de nos adhérents.

  Pour LGVEA, Jean-Robert Thomas

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 09:13

Vous pouvez prendre connaissance de la réponse d'Emma Carvalho et Hervé Georges, candidats aux départementales 2021 sur le canton des Landes de Graves, à notre courrier concernant la LGV Bordeaux-Toulouse et les AFSB.

Ces candidats sont résolument contre ces deux projets et le soulignent dans un tract publié à l'occasion  des départementales.

Pour lire leur réponse : la réponse des candidats (LFI, EELV, Génération Ecologie)

Pour lire le dépliant: Dépliant LFI, EELV, Génération Ecologie départementales 2021 Landes de Graves

Bonne lecture.

Pour LGVEA Jean-Robert Thomas

 

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Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

Recherche

Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

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