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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 06:12
La revue de presse de LGVEA – Septembre 2015
Une annonce assassine et controversée

Nous le craignions tout en espérant toujours que la démocratie resterait maîtresse de la décision.

Hélas le gouvernement, par la voix d’Alain Vidalies, fait fi de cela et s’engage dans la poursuite de la procédure GPSO.

Nous l’apprenons le 26 septembre notamment par l’annonce sur France Info :

Le gouvernement a validé ce samedi le projet de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. La commission d'enquête publique avait rendu un avis négatif.

Alain Vidalies, le ministre des Transports a annoncé ce samedi que le gouvernement avait validé les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ces deux lignes font partie du Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO). La commission d'enquête publique avait rendu un avis négatif.

"J'ai averti aujourd'hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax, sur laquelle la commission d'enquête publique avait émis un avis négatif", a expliqué le ministre des Transports.

On remarquera tout de suite que cette annonce ne constitue pas une décision gouvernementale de réalisation du GPSO mais simplement la poursuite de la procédure classique après une enquête d’utilité publique sur de telles infrastructures, c'est-à-dire l’appel au Conseil d’Etat. C’est ce qui est confirmé dans l’article de franceTVinfo du 26/09/2015 :

"J'ai averti aujourd'hui [le président de la région Aquitaine] Alain Rousset, [le maire de Bordeaux] Alain Juppé et [le président de la région Midi-Pyrénées] Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax" , a annoncé le ministre des Transports Alain Vidalies.

Dans la foulée, le gouvernement a saisi pour avis le Conseil d'Etat.

Certains médias n’avaient pas tous rendu le contexte de cette déclaration d’Alain Vidalies.

C’est ainsi que Rue89 Bordeaux s’appuyant sur l’AFP rapportait l’annonce de Vidalies lors de la fête de la Rose de Souston sous la formulation suivante :

Alain Vidalies, le ministre des Transports a annoncé ce samedi que le gouvernement va signer et publier, dans les jours qui viennent, le décret de déclaration d’utilité publique pour le Grand Projet Ferroviaire du Sud Ouest (GPSO), et donne ainsi son feu vert à la réalisation des lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax :

« J’ai averti aujourd’hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax sur laquelle la commission d’enquête publique avait émis un avis négatif », a déclaré à l’AFP le ministre, en déplacement à Soustons pour la Fête de la rose de la fédération socialiste des Landes.

A la lecture de cet article le lecteur pouvait penser que le gouvernement donnait son feu vert sans retenue à la réalisation des LGV et qu’il allait, dans les jours qui viennent, signer la Déclaration d’Utilité Publique (DUP).

Cette interprétation hâtive peut troubler le lecteur et inciter les pros LGV à afficher leur satisfaction ; on se doit, 15 jours après, de constater que la DUP n’est pas signée par le gouvernement et qu’il doit au préalable recueillir l’avis du Conseil d’Etat.

On devra être attentif à cet avis car il sera prépondérant dans la décision finale du gouvernement. Un avis négatif viendrait conforter l’avis de la Commission d’enquête ; un avis positif nous conforterait dans le constat d’un déni de démocratie caractérisé sur ce dossier du GPSO.

Une drôle d'association

Une drôle d'association

Le satisfécit des grands élus, thuriféraires du GPSO

Dés l’annonce d’Alain Vidalies quelques grands élus s’engagent dans la brèche pour crier (trop tôt ?) victoire.

Alain Rousset tweete aussitôt :

Bonne nouvelle pour l'#Aquitaine et le #GPSO : le décret de la DUP sera bientôt signé et publié par @gouvernementFR #LGV

Son alter égo en Midi Pyrénées, Martin Malvy, renchérit dans les colonnes des Echos.fr:

Martin Malvy s’est dit « particulièrement satisfait ». « C’est une condition majeure à la poursuite de notre développement et à la diversification de l’emploi. L’étape franchie aujourd’hui est l’une des plus importantes de toutes celles que nous avons du surmonter », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Enfin Alain Juppé, adversaire politique des deux premiers, donne dans la satisfaction complice par son tweet cité dans ce même article des Echos :

« La LGV ira à Toulouse et à Dax vers l'Espagne. Bonne nouvelle pour Bordeaux et l'Aquitaine. Le gouvernement a entendu nos collectivités ».

On retrouve ici un exemple frappant d’une mégalomanie de ces grands élus qui oublient constamment la réalité socioéconomique actuelle.

Ils ne font aucun cas des milliers d’avis défavorables donnés sur le GPSO lors de l’enquête d’utilité publique de fin 2014.

Ils ignorent dédaigneusement l’avis défavorable de la commission d’enquête.

Ils n’entendent pas les craintes exprimées sur le tout TGV/LGV, notamment sur le plan financier, par nombre de rapports parlementaires, la Cour des Comptes, le Commissariat Général à l’Investissement…

Des élus en opposition face au dogmatisme

Si le trio de grands élus cités plus haut fanfaronnent à l’annonce de Vidalies, d’autres, de tous bords, contestent le dogmatisme de ces derniers.

José Bové a très vite réagi devant l’aberration de l’annonce gouvernementale :

#LGV Bordeaux Toulouse : enquête publique défavorable, avis négatif de la cour des comptes mais accord du gouvernement. On marche à l'envers

Virginie Calmels, adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux et tête de liste pour les prochaines régionales, douche un peu l’enthousiasme de son mentor et de ses amis.

Elle dénonce entre autre, comme on peut le lire sous la plume de Simon Barthélémy, journaliste à Rue89bordeaux.com, une promesse électorale du gouvernement socialiste :

« Ni les questions d’environnement ni les questions financières ne sont réglées. La LGV Poitiers-Limoges a elle aussi obtenu une déclaration d’utilité publique, mais je crains que ce projet ne voit jamais le jour »

Cette déclaration détonne dans la bouche de celle qui doit représenter la droite et le centre aux Régionales, adoubée par Alain Juppé, mais elle doit montrer sa différence avec son adversaire direct, Alain Rousset.

Stratégie payante ou tactique suicidaire, l’avenir le dira.

Le tandem Rousset-Juppé semble bien dans une connivence de circonstance sur le dossier GPSO. Ils œuvrent séparément sur le dossier brûlant des dessertes TGV de la future LGV Tours-Bordeaux en adressant des courriers indépendants au Premier Ministre pour contraindre la SNCF à l’instauration de nombres dessertes TGV qui s’annoncent, dés à présent, déficitaires. Où retrouve-t-on l’intérêt public dans ces effets de manches ?

Autres modulations politiques face aux quelques caciques obstinés, monomaniaques des LGV de droite ou de gauche (Juppé, Malvy, Rousset, Emmanuelli) comme celles d’Olivier Dartigolles (tête de liste Front de Gauche) :

« Olivier Dartigolles (tête de liste Front de gauche) a dénoncé un « passage en force », déclarant que « les futurs élus Front de Gauche n’accepteront pas que le modèle du tout LGV, et son mode de financement, soit réalisé au détriment des lignes ferroviaires de proximité et inter régionales » (Intercités, TER…). »

De même, Françoise Coutant, tête de liste EELV aux régionales, qui appelle les collectivités territoriales à ne pas financer pour l’Etat ces infrastructures LGV :

« Pourquoi donner la priorité à des projets qui engloutiront plus de 8 milliards d’euros, ne seront jamais rentables en fonctionnement – comme on l’a constaté avec la LGV Tours-Bordeaux – et qui ne concerneront qu’une minorité de voyageurs en capacité de payer cher leurs billets de train ? Cette décision ne répondra pas aux besoins et aux priorités des citoyen-ne-s qui plébiscitent les TER comme moyen de transport pour leur déplacement du quotidien et souhaitent l’amélioration de ce service en terme de fréquence et de ponctualité ».

La dénonciation d’une démocratie bafouée et d’un projet d’inutilité publique

Les quelques exemples ci-dessus ne sont que l’écume de la vague qui s’est levée à l’annonce d’Alain Vidalies.

Car associatifs, élus locaux, responsables politiques… nombreux ceux qui ont réagi aussitôt pour dénoncer une démocratie bafouée.

Notre association LGVEA, par son communiqué de presse, entend dénoncer un nouvel abus du pouvoir exécutif dans les grands dossiers d’infrastructures que nous qualifions de Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII). On peut citer les plus emblématiques comme l’autoroute A65 (déficitaire), la LGV Perpignan-Barcelone (le concessionnaire est en liquidation), la LGV Lyon-Turin (d’un montant minimum de 26 milliards d’euros et contestée de part et d’autre de la frontière franco-italienne), l’aéroport de Notre Dame des Landes et son bras de fer en filigrane avec l’ex premier ministre dans les recours des associations…

Alors que le fiasco économique montre son nez dans la LGV Tours-Bordeaux, nous alertons à nouveau sur le scandale démocratique et le gouffre financier qu’auraient à subir le citoyen/contribuable si le gouvernement venait à signer une DUP pour le GPSO.

Quelques poids lourds de la politique régionale sont aussi critiques que nous par leurs citations dans les médias.

Jean-Luc Gleyze, nouveau président socialiste du Conseil Départemental de la Gironde, exclut de voir le département participer au financement du GPSO :

« Vu les difficultés qu'il y a eu à financer la LGV Nord et sachant que tout le monde n'a pas encore payé la facture, je reste très dubitatif sur le financement de la LGV Sud », poursuit l'élu, qui peine à croire que le projet verra le bout. « D'autant plus qu'il ne faudra pas compter financièrement sur le Département, qui est complètement étranger au domaine du transport. Comment lui demander de financer un projet comme celui-ci alors qu'il n'en a pas la compétence ? Ce serait hors la loi », insiste Jean-Luc Gleyze »

Il complète son avis en disant :

« …il est urgent de mener un vrai travail sur la mobilité intra-départementale et de se concentrer sur la qualité des liaisons TER comme la ligne Bordeaux-Langon, qui pose vraiment problème. Car c'est ce qui concerne le quotidien des Girondins ».

Gilles Savary, le député socialiste de la 9ème circonscription de la Gironde, déplore lui aussi la décision du gouvernement dans un communiqué de presse paru le 26 septembre.

Face à la dette en expansion de la SNCF (44 milliards d’euros) il regrette l’aveuglement du gouvernement :

« Gilles SAVARY regrette que l’Etat oublie de préciser comment il financera ce projet, alors qu’il ne cesse de professer la réduction de la dette publique, la rigueur budgétaire et la maîtrise fiscale. Gilles SAVARY considère que la seule conclusion que l’on puisse tirer de cette approche incohérente est qu’elle fera des déçus. Il s’efforcera pour sa part que ce ne soit pas les usagers quotidiens des trains « domicile-travail » vers Bordeaux ».

Dans un communiqué encarté dans l’ECHO n°85, le maire et le conseil municipal de Saint Médard d’Eyrans entendent montrer leur réprobation devant l’annonce d’Alain Vidalies.

Il est fait état d’une décision gouvernementale « absolument contraire aux principes de l’expression démocratique liés à l’enquête publique et à l’avis défavorable qui en a découlé ». Face au lobbying déployé par les quelques grands élus d’Aquitaine et Midi Pyrénées, C. Tamarelle évoque le mutisme du ministre des transports au regard du rendez vous qui lui avait été demandé par des représentants d’associations et d’élus dans le « principe de l’équité et de respect démocratique ».

On n’oubliera pas les écrits énergiques de la part de la SEPANSO-Landes où on peut lire dans le communiqué de presse paru le 27 septembre :

« En ce qui nous concerne, dans les Landes, cette décision nous scandalise car elle fait fi de toutes les études qui montrent que ces projets seront déficitaires et de toutes celles qui prouvent que les atteintes à l’environnement seront très néfastes pour la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles (eau, bois…) sur lesquelles reposent divers secteurs d’activité (agriculture, foresterie, tourisme…). Pourtant les responsables politiques français affirment la main sur le cœur qu’il s’agit d’enjeux primordiaux pour l’emploi, pour la qualité de vie ».

La philippique de la SEPANSO- Landes va jusqu’à l’évocation d’une corrélation entre la décision du secrétaire d’Etat aux Transports et son « attachement politique» landais :

« Nous observons que le projet Bordeaux-Dax fait un grand détour par Mont de Marsan, circonscription de Monsieur Alain Vidalies, ministre des transports. Y aurait-il une relation de cause à effet entre cet enracinement et la Déclaration d’Utilité Publique ? ».

Le CADE, fer de lance de l’opposition au GPSO en pays Basque, n’a pas manqué de réagir à l’annonce d’Alain Vidalies.

On pourra lire sur son site le texte du communiqué paru sitôt connue la déclaration de secrétaire d’état aux transports.

Il fait état des constats alarmants (rapport Mariton, rapport de la Cour des Comptes…) qui n’ont pas été retenus par le gouvernement malgré des conclusions unanimes sur l’inutilité publique des LGV, leur coût disproportionné…

Faisant fi de l’avis défavorable de la Commission d’enquête donnée fin mars 2015, le CADE constate que le gouvernement semble reculer en cédant au chantage politique de certains grands élus régionaux.

Il termine son intervention par une phrase qui dit long de l’exaspération citoyenne face au déni de démocratie qui s’étale dans les propos contradictoires et alambiqués du gouvernement :

« On voudrait se moquer des citoyens que l’on ne s’y prendrait pas autrement ! ».

Rendez-vous peut être en décembre lors des élections régionales…

LGV un mythe qui périclite

De tout ce brouhaha médiatique nous retiendrons quelques idées simples mais réalistes.

Les LGV du GPSO représentent un danger majeur pour notre environnement.

Nous alertons sur ce point depuis 2005-2006 (cf. débats publics).

Habitants, riverains, viticulteurs en Graves et Pessac Léognan, quelques élus locaux…nous étions nombreux à dénoncer l’emprise de milliers d’hectares de zones naturelles, dont certaines en Natura 2000, et de terres agricoles/viticoles.

Depuis fin 2014 Le Sauternais nous rejoint, notamment par la voix de Xavier Planty, président de l’Organisme de défense et de gestion de Sauternes, qui s’exprime lundi 28 septembre dans les colonnes de Sud-Ouest :

« Je suis abasourdi par cette décision. C’est mal pensé, mal réfléchi. Il y a d’autres solutions, notamment alternatives mais elles n’ont pas été étudiées ».

Philippe Déjean, propriétaire du château Rabaud-Promis en Sauternes rajoute :

« Nous sommes des démocrates. On a cru que le rapport de l’enquête publique plus que négatif et contenant des avis autorisés parmi lesquels celui du commissaire aux comptes dénonçant un projet coûteux aurait permis à l’Etat de se ranger à l’avis de la majorité. Au lieu de cela, on a droit au fait du Prince. Je m’interroge. Sommes-nous encore en République et ne sommes-nous pas en train d’assister à un simulacre de démocratie ? ».

Le GPSO constitue un héritage terrible pour nos enfants

Si ce projet arrive à terme que léguerons-nous à nos enfants ?

Un environnement massacré. Mais aussi une dette pour des décennies.

Avec un coût estimé à 8,3 milliards d’euros, mais que nous pouvons voir dépasser 10 à 12 milliards à l’horizon 2024, le GPSO vient ajouter de la dette à la dette (Etat=+ de 2000 milliards d’euros, SNCF= 44 milliards d’euros).

Guillaume Pépy, nouveau président de SNCF rassemblée (SNCF+RFF) se montre prudent mais réaliste quand il s’exprime dans Sud-Ouest le 29 septembre dernier.

Quand on lui demande si la France a, ou pas, les moyens de financer ce projet, il répond :

« C’est tout le débat. Le tour de table devra prévoir un financement public intégral. Sur un investissement de cette ampleur, on peut évoquer des financements européens, un emprunt régional ou national. Il ne pourra pas être financé par la dette de SNCF Réseau. La loi de la république nous l’interdit désormais au-delà d’un certain seuil. Cela fait beaucoup de contraintes ».

A ce constat irréfutable, et après avoir nié les faits durant des années, Alain Rousset en vient peu à peu à imaginer des montages financiers « innovants » mais tout aussi utopiques : une subvention européenne d’un milliard d’euro, un plan Juncker n°2, un grand emprunt…

Rappelons que l’Europe ne financera que des projets abondés par l’Etat Français et s’inscrivant dans des infrastructures ferroviaires du TET européen comme l’axe nord-sud vers l’Espagne.

Or le GPSO s’arrête à Dax à l’ouest et file vers Toulouse à l’est : comme nous l’avons démontré dans notre contribution[1] à l’EUP il ne faut donc pas s’attendre à une aide massive de l’Europe dans le GPSO.

Le plan Juncker n°1 (FEIS) et ses 21 milliards d’euros de « garanties » vise à favoriser l’investissement dans les secteurs innovants avec l’apport des financements étatiques (France = 8G euros ; Allemagne=15G euros…) qui seraient seulement co-investis dans les projets nationaux sans que le ministre Emmanuel Macron l’entérine officiellement.

Alain. Rousset devra attendre peut être longtemps le pactole Juncker pour le GPSO…

Le Grand Emprunt (ou Programme d’Investissements d’Avenir –PIA), issu des réflexions de la commission Rocard-Juppé, devait faire appel à l’épargne des français pour près de 100 milliards d’euros. Il n’a été engagé auprès de banques que pour 34 milliards au mieux pour le PIA1 et 12 milliards pour le PIA2.

De plus ces sommes ne sont affectées jusqu’à ce jour qu’à des projets technologiques « innovants » dont « le véhicule du futur » mais n’abondent pas les projets d’infrastructures comme les LGV.

Alain Rousset convoque le génie de la lampe d’Aladin mais en vain…

Enfin qui peut croire aux financements de type PPP alors que la LGV Perpignan-Barcelone est en faillite, que le financement de Tours-Bordeaux n’est toujours pas bouclé et que sa mise en service risque d’aggraver la dette SNCF dès 2017, que les services officiels et les spécialistes ne misent plus sans réserve sur ce système…

Pour conclure le GPSO attendra peut être longtemps un financement hypothétique : cela pèsera peut être dans la décision du Conseil d’Etat dans les prochaines semaines/mois

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

[1] Le MIE du TET Européen ne finance à ce jour que les études pour la LGV Bordeaux-Dax, et seulement à hauteur de 52 millions d’euros au plus (cf. http://ec.europa.eu/transport/themes/infrastructure/news/doc/2015-06-29-cef/selection-decision-map-2014.pdf ). On n’est loin de couvrir les 9 à 10 milliards d’euros nécessaires au GPSO !

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 13:46

Le maire et le Conseil municipal de Saint Médard d'Eyrans ont tenu à réagir aux déclarations l'Alain Vidalies, secrétaire d'état aux Transports.

Ce dernier a déclaré il y a quelques jours que le gouvernement validait la poursuite de la procédure engagée pour les études et la DUP des LGV du GPSO.

Ce faisant il a démontré que nos dirigeants, sous la pression du lobbying de quelques grands élus affidés du GPSO, ne faisaient aucun cas de l'expression démocratique et des avis portés durant l'enquête d'utilité publique menée fin 2014.

La commission d'enquête sur les LGV du GPSO (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax) avait donné un avis défavorable. Il n'en a pas été tenu compte et le gouvernement cède à des visions électoralistes en vu des élections régionales de décembre 2015.

On ne sait d'ailleurs pas si de telles manœuvres de partis recevront au final l'accueil des électeurs qui se sentent trahis.

Les élus de Saint Médard d'Eyrans ne tombent pas dans le piège eux qui nous soutiennent depuis les débats publics de 2005-2006. Ils s'interrogent sur le principe d'équité et le respect démocratique puisqu'ils avaient, avec d'autres, réclamé une entrevue auprès du ministère des transports pour compenser le lobbying intense des grands élus (Malvy, Rousset, Juppé...): aucune réponse à leur demande à ce jour.

Saluons donc ce communiqué du Conseil Municipal de Saint Médard d'Eyrans comme un nouvel encouragement à résister au GPSO et à ses conséquences désastreuses sur les finances publiques, l'environnement, le respect des riverains et des habitants du territoire.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

Un communiqué de la municipalité de St Médard d'Eyrans
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 13:07

Depuis l'annonce gouvernementale récente par Alain Vidalies, secrétaire d'état aux Transports, qui valide la poursuite de la procédure GPSO pour les deux lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, les réactions pour ou contre pullulent.

Pour notre part, engagés contre les LGV depuis des années, nous renouvelons notre refus du GPSO et réclamons en contrepartie l'aménagement et la rénovation des voies ferrées existantes.

Le communiqué de presse que nous publions aujourd'hui reprend notre argumentaire et s'indigne d'une nouvelle atteinte à la démocratie et dénonce un pouvoir sourd et aveugle.

On pourra voir ici et là que ce sentiment est partagé par de nombreux citoyens, élus locaux, associations.. Nous nous en ferons l'écho dans une prochaine revue de presse.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert THOMAS

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:44

Au début de l'été 2015 nous étions quelques associatifs et élus aquitains à croire encore qu'un dialogue républicain et démocratique pouvait subsister avec le gouvernement sur le projet de LGV du GPSO.

Nous avions donc adressé un courrier au Premier Ministre Manuel Vals pour solliciter une rencontre avec lui, ou à défaut avec le ministère des Transports, afin d'apporter des arguments aux alternatives ferroviaires face au seul projet de LGV présenté par RFF et soutenu par les quelques "grands élus" (A. Rousset, A. Juppé, M. Malvy...).

Nous voulions ainsi rééquilibrer le débat sur les infrastructures ferroviaires en Aquitaine/Midi-Pyrénées, engager le dialogue avec les ministères en charge du dossier GPSO, proposer des alternatives au lobbying forcené des "grands élus" fondé sur le seul axiome LGV/TGV.

Nous avions de solides arguments et l'on pouvait s'appuyer sur les très nombreuses contributions (citoyens, associatifs, élus...) déposées lors de l'enquête d'utilité publique (EUP) de fin 2014 et l'avis défavorable donné par les commissaires de cette EUP en mars 2015.

Hélas aujourd'hui nous attendons toujours une réponse de Manuel Vals à notre courrier de juin.

Notre déception se double aujourd'hui d'une incompréhension et d'un sentiment de trahison démocratique au regard de l'annonce par Alain Vidalies de la "poursuite du processus GPSO" avec appel au Conseil d'Etat en vu d'une prochaine déclaration d'utilité publique (DUP)!

La presse dans sa grande majorité s'empare de l'annonce pour claironner que la DUP est déjà dans le parapheur de Manuel Vals et que M. Malvy verra bien la LGV Bordeaux-Toulouse atteindre Matabiau en 2024.

Cette vision rappelle les lettres de cachet de l'Ancien Régime et le slogan "que veut le roi le veut la loi"! La démocratie ne semble plus avoir cours dans la France de 2015.

C'est ce que veut nous faire partager un des rares journalistes adepte de la déontologie d'Albert Londres, Jean-Francis Pécresse. L'éditorialiste des Echos écrit ce lundi 28 septembre 2015:" La LGV Bordeaux-Toulouse est antidémocratique, anti-écologique, anti-économique".

Il fustige un gouvernement sourd et aveugle en précisant: "Quelques mois après avoir tiré pour leçon de l'épisode tragique du barrage de Sivens la nécessité de mieux tenir compte de l'avis des citoyens, ce gouvernement commet un acte d'autorité, sans pouvoir se prévaloir du soutien des experts, juste du poids de quelques grands élus au demeurant contredits par nombre d'élus locaux".

On pourra lire ci dessous l'intégralité de l'éditorial de Jean-Francis Pécresse.

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique

Autre motif de mettre en avant l'édition des Echos du 28 septembre, l'article de Lionel Steinmann qui conforte l'argument que le système LGV/TGV arrive en bout de course et ne parvient plus à dégager une rentabilité suffisante.

La Cour des Comptes parlait à ce sujet en 2014 de la "grande vitesse ferroviaire: "un modèle porté au-delà de sa pertinence".

Lionel Steinmann reprend ici les résultats économiques de la branche SNCF Mobilités mis en danger par une rentabilité très dégradée des rames TGV sous l'action conjuguée d'un chiffre d'affaire atone, d'une envolée des coûts de péages, d'un important investissement (rames TGV) incontournable à terme...et d'une concurrence exacerbée (covoiturage, autobus...).

Comment comprendre l'entêtement de nos grands élus et du ministère pour un système LGV/TGV qui tire par ailleurs SNCF vers le gouffre: dette en expansion, rentabilité en capilotade?

Guillaume Pépy devrait logiquement très prochainement commenter le lancement possible du GPSO et son impact sur le business plan de SNCF Mobilités, lui qui renâcle à céder aux "pressions" des élus Picto-charentais voulant des TGV partout (Poitiers, Angoulême, Cognac, La Rochelle, Libourne...) sur l'axe de la future LGV Tours-Bordeaux.

Nous vous encourageons à lire les articles des Echos: ils reflètent assez bien le sentiment de trahison de la démocratie qui nous habite depuis l'annonce d'Alain Vidalies.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

L'autoritarisme du gouvernement annihile le dialogue démocratique
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:03
LGV du GPSO, la démocratie bafouée une nouvelle fois

Nous avons plusieurs fois dénoncé dans ces colonnes les entorses de plus en plus courantes à la démocratie.

Rappelons tout d’abord que le dictionnaire Quillet indique à « démocratie » la définition suivante : « Gouvernement où le peuple exerce la souveraineté ».

Chacun pourra témoigner qu’aujourd’hui le peuple semble exclu chaque jour un peu plus de ce droit.

Si l’on espère que la démocratie représentative s’exerce réellement pour le bien du plus grand nombre on ne peut qu’être déçu dans l’application effective aux grands problèmes de société auxquels nous sommes confrontés dans la vie quotidienne.

L’ersatz présenté sous la dénomination de démocratie participative est souvent un leurre inventé par quelques oligarques bien décidés à ne pas partager un pouvoir issu des urnes.

C’est bien de cela qu’il s’agit quand on analyse l’évolution du dossier des LGV du GPSO.

Revenons quelques temps en arrière.

Ce projet évoqué depuis plus de 10 ans maintenant prend sa source dans une conception technocratique datée des « trente glorieuses ».

C’est dans la lignée des visions modernistes et technologiques gaulliennes, pompidoliennes, et giscardiennes que le TGV, et sa voie LGV, nait dans la seconde moitié du XXème siècle.

Un demi-siècle plus tard, dans une société française soumise à la mondialisation, au diktat économique de la gouvernance européenne et mondiale, percluse de dettes, ballottée par une crise socioéconomique sans précédent, certains néo féodaux s’arrogent le droit de poursuivre ces utopies en ignorant dédaigneusement la voix du citoyen contribuable.

Ainsi nous assistons aujourd’hui, dix ans après un simulacre de concertation engagé depuis les débats publics de 2005-2006, à un déni gouvernemental des multiples appels à la raison issus tant de quelques représentants du corps législatif (Assemblée et Sénat), d’institutions comme la Cour des Comptes, de chercheurs et d’universitaires spécialistes des transports…que d’associatifs représentant la société civile éveillée.

L’annonce ce samedi 26 septembre 2015, par la voix d’Alain Vidalies, secrétaire d’état aux Transports, d’une décision gouvernementale « validant la réalisation des LGV du GPSO » vient confirmer, malgré l’avis défavorable de la Commission d’Enquête rendu en mars 2015, la main mise du lobbying conduit par le président de la région Aquitaine, Alain Rousset.

Ce dernier, droit dans ces bottes, comme son pendant à droite Alain Juppé, associé ici à la promotion outrancière du GPSO, a été à la manœuvre toutes ces années pour défendre un projet qui serait « indispensable au développement de la Région, à son désenclavement, à la création de dizaines de milliers d’emplois, à la mobilité de tous… ».

Rejoint par un cercle hétéroclite à géométrie politique variable (D. Bussereau, A. Juppé, M. Malvy, H. Emmanuelli, J.L Moudenc…), soutenu par des affidés (L. Paboeuf du CESER, L. Courbu de la CCI Aquitaine…) auquel il faut associer dans l’ombre le lobby du BTP, A. Rousset peut se réjouir aujourd’hui de la déclaration de son ami régional et politique, A. Vidalies.

Doit-on voir dans cette décision une bouée vers les élus proches du gouvernement actuel dans la visée électoraliste des régionales de décembre 2015 ?

Nous laisserons à d’autres une analyse politique qui n’est pas de notre ressort.

Mais nous nous devons de souligner que d’autres dossiers de GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés) sont étrangement associés à des rapprochements politico-économiques bien troublants.

L’aéroport de Notre Dame des Landes se situe dans la région empreinte par J.M Ayrault, ancien ministre socialiste.

Comment une LGV Poitiers-Limoges peut-elle être couverte par une DUP[1] alors que le Conseil d’Etat ne lui reconnaissait pas une réelle utilité publique[2] mais qu’elle avait le soutien de plusieurs grands élus et une bienveillante protection de la part de hauts personnages d’état de la Vème république…

Et que dire du projet de LGV Lyon-Turin validé par les chefs d’Etat français et italien [3]mais qui est contesté par de nombreux habitants sur le tracé et dont la Cour des Comptes estime le coût global à 26 milliards d’euros alors que le promoteur public en charge du projet (TELT) évoque seulement 10 milliards d’euros pour la partie française.[4]

Après les analyses de la commission Duron (Mobilité 21 découlant des orientations du SNIT) on s’attendait à une modération de nos gouvernants dans des investissements pharaoniques pour les GPII : il semble bien que rien n’arrête la course folle qui creuse la dette de l’Etat, de SNCF/RFF, des collectivités territoriales…

Car ces dernières, pourtant en opposition aux mesures drastiques sur la baisse des subventions étatiques, sont appelées de plus en plus au financement de ces grandes infrastructures de transport à portée nationale et européenne.

Revenons donc sur les LGV du GPSO et les annonces gouvernementales qui les concernent ces jours-ci.

Relevons tout d’abord que les médias titrent trop souvent[5] sur une « validation de la réalisation du GPSO » alors que les termes exacts des déclarations d’Alain Vidalies n’évoquent que la décision de poursuivre la procédure GPSO sur les deux lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Cette procédure nécessite au préalable la consultation du Conseil d ‘Etat appelé à statuer avant le 8 juin 2016.

Ce n’est qu’à l’issue de cet avis (positif ou négatif) que le gouvernement devra prendre sa décision et émettre avec le Conseil d’Etat un éventuel décret de DUP.

Certains, dont nous sommes, contestent dès à présent la décision de poursuite de la procédure GPSO.

José Bové, député européen dit que « l’on marche à l’envers ».

Gilles Savary, député de la 9ème circonscription de la Gironde, déplore quant à lui la décision du gouvernement de passer outre l’avis négatif de la Commission d’Enquête Publique.[6]

Nous comptons dénoncer hic et nunc une nouvelle atteinte à la démocratie.

Les milliers de contributions déposées par les citoyens lors de l’enquête publique, l’avis défavorable de la commission, ne peuvent être mises sous le tapis au prétexte fallacieux d’une « utilité publique » non fondée relevant d’une croyance dépassée dans un modernisme et une technocratie dénoncés il y a des décennies par J. Ellul et B. Charbonneau. Leur jugement d’alors se révèle fondé et conforté par toutes les études réalistes et validées qui émaillent le dossier GPSO ; la consultation des articles publiés sur notre blog peut en témoigner.

Les semaines à venir verront certainement les citoyens adeptes d’une réelle démocratie participative dénoncer ces pratiques oligarchiques.

Vos remarques et vos avis alimenteront nos réflexions et nourriront nos actions.

A vos stylos.

Pour nous écrire :

-en commentant cet article sur notre blog http://lgvea.over-blog.com

-en nous écrivant LGVEA, 2 avenue du 8 mai -33650 – St Médard d’Eyrans

-en nous contactant par mail à lgv.environnement.arruan@gmail.com

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

27 septembre 2015

[1] Voir http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/sites/regions_france3/files/assets/documents/decret_ndeg2015-18_du_10_janvier_2015_version_initiale.pdf

[2] Cf. http://www.mobilettre.com/le-conseil-detat-rejette-la-lgv-poitiers-limoges/

[3] Cf. http://www.lepoint.fr/monde/tgv-lyon-turin-le-tunnel-de-la-discorde-08-04-2015-1919501_24.php

[4] Cf. http://www.ltf-sas.com//wp-content/uploads/Synthese-ACB.pdf

[5] Cf. http://www.bfmtv.com/societe/lignes-a-grande-vitesse-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax-917906.html ou http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/26/2185429-lgv-le-gouvernement-valide-bordeaux-toulouse-et-bordeaux-dax.html

[6] Cf. http://www.gilles-savary.fr/2015/09/26/3122/

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 19:10

A peine annoncée la décision d'Alain Vidalies et du gouvernement (?) de poursuivre études et procédures en vu d'une DUP prochaine pour le projet GPSO est attaquée par le député Gilles Savary.

Rappelant son rejet de la LGV et son souhait de voir le réseau existant être la priorité pour l'Etat et SNCF/RFF il interroge sur la capacité des finances publiques à couvrir le GPSO pour plus de 8 à 10 milliards d'euros: "Elle n’apporte [la LGV pour autant aucune solution aux dessertes ferroviaires de Toulouse et de l’Espagne avant 2025/2030, car les projets colossaux du Tunnel Lyon-Turin et du Canal Seine Nord, pourtant exclus des conclusions prudentes de la Commission Mobilité 21, ont été confirmés et nécessitent des dépenses considérables imprévues".

On partage totalement son analyse, nous qui œuvrons depuis longtemps pour une alternative au tout LGV/TGV par la réhabilitation des voies ferrées existantes.

Affaire à suivre....

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:01
Un historique de la LGV Tours-Bordeaux

On se doit de saluer sur notre blog l’excellent travail de synthèse du CADE concernant la LGV Tours-Bordeaux intitulé « La LGV Tours-Bordeaux : la loi de Murphy appliquée à une infrastructure ferroviaire ».

Cette synthèse est accessible par le lien ci-après http://ahp.li/2cc2727ab01ae0cc202b.pdf

Elle balaie les différentes hypothèses socioéconomiques qui ont été avancées par RFF pour soutenir ce projet : on découvre qu’elles n’ont pas été données par hasard et qu’elles ont été biaisées pour rendre le projet acceptable aux yeux des élus locaux et du citoyen.

Elle s’attache à démontrer que les prévisions de trafics, les taux de PIB, les financements privés, les prévisions d’emplois induits… étaient erronés et qu’ils ont été maintenus malgré le démenti des faits tout au long des années 2000-2015.

Toutefois le rideau se déchire après les différents rapports parus aujourd’hui.

Les élus de Poitou-Charentes déchantent en découvrant les vaines promesses de dessertes dénoncées par l’exploitant SNCF, absent des discussions antérieures.

Les élus du sud de Bordeaux voient aussi leur rêve technologique et technocratique mis à mal après les rapports de Commission Mobilité 21 et le coup de tonnerre que constitue l’avis défavorable de la Commission d’enquête sur les LGV du GPSO (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax).

Assiste-t-on aujourd’hui comme l’écrivait récemment Gilles Savary, député de la Gironde, au « crépuscule d’un modèle », le tout TGV ?

Nous étions peu nombreux en 2005 à dénoncer les manipulations technocratiques et politiques censées accompagner les mirifiques retombées économiques des LGV Sud Europe Atlantique (SEA). Nous voici confortés par de multiples apports émanant de personnalités, associatifs, institutionnels…

Nous avions raison trop tôt contre quelques grands élus monomaniaques des LGV.

On ne reviendra pas sur le « coup lancé » de la Tours-Bordeaux ; on souhaite simplement que la raison l’emporte maintenant et que le gouvernement renonce enfin au mirage du GPSO.

Affaire à suivre.

Pour LGVEA Jean-Robert Thomas

16 septembre 2015

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 08:53
Revue de presse juillet 2015
Revue de presse juillet 2015
Revue de presse juillet 2015

Revue de presse Juillet 2015

L’été se poursuit et beaucoup, y compris nos gouvernants, profitent de leurs vacances.

Aussi l’actualité est peu fournie sur les principaux sujets que nous suivons dans nos revues de presse.

Quelques nouvelles toutefois à consulter sous le parasol…

Après le dépôt de l’EUP du GPSO et des conclusions des commissaires le milieu viticole et sylvicole en Sud Gironde fait part de ses inquiétudes sur le projet de LGV de SNCF réseau (ex RFF).

Ainsi, par une lettre ouverte au Président de la République les viticulteurs du Sauternes, associés à des associations, entendent dénoncer le risque d’une dégradation des conditions climatiques particulières sur leur vignoble, en lien avec les infrastructures ferroviaires envisagées pour la traversée du Ciron.

Les sylviculteurs du Sud-Ouest pour leur part rappellent leur opposition au GPSO qui affecterait fortement l’économie forestière et ne présente pas de garanties suffisantes quant à sa rentabilité socio-économique : ils l’expriment début juillet dans un courrier adressé à Alain Vidalies, secrétaire d’état aux transports.

La rentabilité socio-économique des LGV est depuis longtemps dénoncée comme biaisée et trop faible par différentes sources (rapports LOTI, rapports du Sénat, Cour des Comptes…) et nous n’avons pas manqué d’en faire état dans notre contribution à l’enquête d’utilité publique sur le GPSO.

L’actualité ferroviaire de ces dernières semaines vient conforter notre analyse.

Il s’agit de la mise en faillite du concessionnaire de la toute récente LGV Perpignan-Barcelone inaugurée le 15 décembre 2013. Après moins de 2 années d’exploitation d’une ligne qui a coûté 1,1 milliards d’euros, TP Ferro (entreprise détenue à parts égales par le groupe espagnol ACS et le groupe français Eiffage) demande son placement sous administration judiciaire au tribunal de commerce de Gérone. Motifs invoqués :

  • Trafics voyageurs très inférieurs aux prévisions (maximum 70 trains/semaine)
  • Non concurrent avec le transport aérien (tarifs et temps de parcours)
  • Peu de liaisons conjuguées vers les métropoles françaises (Toulouse, Marseille, Lyon)
  • Fret atone avec moins de 35 trains par semaine dans les deux sens

A terme si le jugement va jusqu’à la mise en faillite de TP Ferro, ce sont les états français et espagnol qui devront régler l’ardoise !

Un nouvel exemple de l’impéritie de nos élus et gouvernants en matière de concession des infrastructures ferroviaires.

Le dernier rapport DURON sur l’avenir des lignes ferroviaires TET en France n’est pas pour réjouir l’usager et contribuable français.

Qualifié de « maillon faible » entre le TGV et le TER, le train d’équilibre des territoires (TET), souffre tout à la fois d’un financement public négligeable et d’une exploitation en déséquilibre permanent.

Philippe Duron donne le ton quand il écrit dans son introduction : « On assiste ainsi à un délitement régulier et progressif de l’offre TET dans un processus qui rappelle parfois la régression du fret ferroviaire ».

On peut lire plus loin au sein du rapport : « Alors que le réseau de trains à grande vitesse (TGV) a connu un développement constant, et que les trains TER ont bénéficié des investissements engagés à la suite de la régionalisation de 2002, le réseau des lignes TET n’a quant à lui pas bénéficié des investissements nécessaires, en particulier le renouvellement de son matériel roulant . SNCF Mobilités explique avoir été dans l’impossibilité d’engager ces opérations d’investissement, du fait du caractère déficitaire des TET ».

Avec des dépenses couvertes par l’Etat de plus en plus importantes les TET semblent voués à une restructuration profonde. Si le gouvernement entend imprimer une dynamique pour un nouvel avenir des TET -voir sa feuille de route- nul ne peut croire qu’ils ne seront pas concurrencés par les trains TGV et TER mais aussi par les liaisons lowcost aériennes et le transport routier adapté (bus, covoiturage…).

Le trafic aérien d’ailleurs poursuit son grignotage notamment en Aquitaine comme le montre les données de la DREAL (Insee Conjoncture Aquitaine n°5 de mai 2015) où l’on observe tout à la fois une progression des trafics aériens, une légère diminution du trafic TER, une stabilité du trafic routier et une baisse des trafics maritimes et ferroviaires pour le fret.

Alain Vidalies reste toutefois prudent dans la mise en œuvre des mesures découlant du rapport Duron et pense que le financement pour les TET pourrait intervenir après la mise en service des LGV en cours de construction (>2017). On comprend bien à demi mot que l’Etat n’a plus les moyens d’assurer les trains du quotidien après avoir lancé à grands frais des milliers de km de LGV.

Espérons que ces malheureuses expériences donneront la lucidité nécessaire au gouvernement dans les décisions attendues à la suite des EUP du GPSO.

Après ces informations ferroviaires quelques mots sur des problèmes environnementaux plus locaux mais souvent associés aux grands travaux du BTP (autoroutes, LGV…) : la prolifération des gravières.

Nous considérons, avec bien d’autres personnes et associations environnementales, que cette prolifération constitue une atteinte grave à l’environnement des espaces naturels, notamment en Sud Gironde. De part nos statuts nous émettons donc des avis et contributions lors des enquêtes publiques (EP) qui sont ouvertes à l’occasion d’ouvertures ou d’extensions de gravières.

On pourra consulter ci-après les trois contributions déposées par LGVEA en 2014 et 2015 sur le projet de gravière Fabrimaco (commune de Portets), sur le projet de gravière GSM (communes d’Arbanats, Saint Michel de Rieufret et Virelade) et sur le projet Lafarge de défrichement pour gravière (commune de Cabanac et Villagrains). Pour ce dernier le commissaire note « qu’hormis cette visite et ce courrier [NDLR notre contribution LGVEA] aucune visite ni courrier n’a été adressé au cours de l’enquête » : on peut s’étonner de l’absence de participation publique à l’EP pour un projet de défrichement de près de 40ha.

De manière générale ces EP recueillent peu d’avis de particuliers, d’associations ou d’institutionnels ce qui est préjudiciable à la défense des territoires.

http://ahp.li/22c7fe5befc272cdeb2e.pdf

http://ahp.li/77c751cc45b74527c332.pdf

http://ahp.li/18fdf3d64f0fad15c5a5.pdf

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

9 août 2015

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 13:51

Gilles Savary, député de la Gironde et spécialiste du système ferroviaire français et européen, s'exprime ces jours-ci sur la LGV Tours-Bordeaux.

L’intitulé de son article dans les Les Echos.fr " le crépuscule d'un modèle" annonce clairement la mort d'un système, le tout TGV, que la Cour des Comptes, fin 2014, qualifiait déjà de "modèle porté au delà de sa pertinence".

G. Savary, de par son expertise dans le domaine, apporte ici un justificatif à notre analyse et conforte notre rejet des LGV du GPSO pour privilégier la rénovation des lignes ferroviaires existantes.

Le montage financier de la concession pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux se découvre aujourd'hui comme une impasse alors que l'on annonce son ouverture à l'exploitation pour mi 2017.

SNCF Réseau (ex RFF) signataire de la concession avec LISEA (Vinci) est aujourd'hui regroupé dans la holding SNCF.

Mais SNCF Mobilités, opérateur pour la circulation des trains sur le réseau français et non signataire du contrat de concession, s'inquiète de cet accord qui permet à LISEA d'empocher de très forts péages sur les trains circulant sur cette ligne. De plus le hypothèses d'exploitation envisagées par RFF et LISEA étaient basées sur un nombre de dessertes TGV que SNCF Mobilités ne peut accepter sans admettre un perte d'exploitation annuelle d'environ 200 millions d'euros!

Tout cela ne serait être une peccadille car nous pouvons craindre que de telles erreurs se reproduisent si par malheur nos gouvernants venaient à poursuivre des projets comme la LGV Poitiers-Limoges, le GPSO avec Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax...

On devrait pourtant prendre conscience du danger de tels projets quand on apprend ces temps-ci que la ligne LGV Perpignan Barcelone, mise en service en 2011, s'avère aujourd'hui si peu rentable que le concessionnaire risque d'être mis en faillite dans les prochaines semaines!!

Il faut lire ce qu'écrit G. Savary: on y trouvera matière à réflexion pour les projets de LGV que veulent nous imposer certains grands élus.

Cordialement

Pour LGVEA

Jean-Robert Thomas

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 08:43

Revue de presse juin 2015

L’été est là avec une chaleur caniculaire.

Beaucoup de Français aspirent aux vacances en montagne, à la plage…

Les transports sont donc à la une avec notamment l’afflux dans les gares et, sur des voies ferrées en plein soleil, de nombreuses pannes.

Un bon moyen pour rappeler que l’entretien et la rénovation du réseau ferré doit rester la priorité n°1 pour SNCF réseau.

Pour cela n’oublions pas que dans un temps budgétaire très contraint (nous sommes au pic de la crise grecque) l’argent manque pour tout faire et que le choix entre des milliards d’euros dans de nouvelles lignes à grande vitesse peu pertinentes et l’indispensable maintien du réseau existant nous paraît être à porter sur ce dernier.

Or les partisans obstinés des LGV ont pu ces derniers jours espérer un nouvel effort européen pour ces dernières à la lecture de l’article de Mobilicités.com.

Il faut toutefois décoder cette information en allant consulter plus avant le document officiel diffusé par la Commission Européenne (cf.2014-FR-TM-0463-S page 5).

Si Mobilicités indique que « la commission européenne a [aussi] retenu des projets franco-français comme la ligne nouvelle Bordeaux-Dax » il convient de préciser les termes de l’aide européenne envisagée.

Cette aide ne concerne que les études sur la seule portion Bordeaux-Dax.

Elle atteint 52 millions d’euros sur les 104 millions du devis études global sur cette ligne. Ces 104 millions doivent à notre avis représenter le coût prévisionnel des études APD (avant projet détaillé) pour cette branche seulement qui viennent s’ajouter aux 76 millions d’euros déjà financés pour le GPSO lors de l’APS (avant projet simplifié) par nos impôts (RFF, collectivités territoriales comme le Conseil Régional, le Conseil Départemental…) (cf. http://www.gpso.fr/Protocole_cadre_GPSO.pdf ). Il faut savoir que les financements européens proviennent uniquement en amont des subventions apportées par les états de l’EU : dans le contexte européen actuel on peut s’interroger sur la pertinence de tels financements pour des infrastructures ferroviaires à grande vitesse qui ne relieraient que Bordeaux à Dax !

Il n’est toutefois pas fait état dans le document européen officiel d’un financement pour la construction de cette branche Bordeaux-Dax inscrite dans le RTE-T Atlantic (Paris-Bordeaux-Madrid).

De même aucun financement européen n’est porté aujourd’hui pour l’axe Bordeaux-Toulouse qui était inclus dans l’EUP du GPSO.

On peut voir ici la confirmation de ce que nous affirmions dans notre mémorandum déposé lors de l’EUP du GPSO (cf. http://ahp.li/58990e54835c243c24f0.pdf pages 42-43).

Attendons donc la décision finale des représentants des états sur les 52 millions d’euros qui doit être rendue le 10 juillet 2015.

On est loin des milliards d’euros de financement européen pour le GPSO annoncés par Alain Rousset dans tous les médias !

Restant sur le GPSO, et plus particulièrement sur l’axe Bordeaux-Toulouse, il nous faut évoquer la prise de position récente et surprenante de la part du « médiateur » désigné par SNCF sur l’axe Tours-Bordeaux de la LGV SEA.

Jean Auroux, censé rapprocher les avis divergents entre SNCF, LISEA et les élus picto-charentais sur les dessertes TGV prévues sur cette LGV à mi-2017, dit être favorable à la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse : « C'est une nécessité. Cette LGV est incontournable à moyen terme, car elle s'inscrit dans une logique de développement du territoire » (cf. http://www.ladepeche.fr/article/2015/06/20/2128731-lgv-tours-bordeaux-2017-heure-moins-aller-paris.html ).

Cet avis repris par Latribune.fr surprend de la part d’un médiateur bien au fait des énormes difficultés économiques de l’exploitant SNCF sur la LGV Tours-Bordeaux reconnue pourtant par tous les experts bien plus rentable que le GPSO ! On comprend mal cette fuite en avant dans le toujours plus LGV/TGV.

Le rapport de Jean Auroux sur sa médiation dans le dossier TGV de Tours-Bordeaux n’est pas rendu public.

Toutefois il ne satisfait pas les collectivités et agglomérations au nord de Bordeaux qui réclamaient des dizaines dessertes TGV pour Angoulême, Libourne, Poitiers, Royan, La Rochelle… Si ces dernières étaient satisfaites, SNCF, compte tenu des péages attendus par LISEA, disait se trouver dès 2017 devant une perte d’exploitation de 200 millions d’euros/an.

Alain Rousset n’a pas tardé à critiquer les propositions inscrites dans le rapport Auroux. Lui qui pousse à la construction sans délai du GPSO malgré les nombreuses opinions défavorables ou mitigées (Cour des Comptes, rapports sénatoriaux, avis du CGI…) ne veut pas entendre l’avis du médiateur et conteste même les données présentées par lui.

Il réclame dans son communiqué de presse , contre toute logique économique pour l’exploitant SNCF, 19 allers-retours quotidiens directs Paris-Bordeaux avec « un train toutes les heures et toutes les demi-heures en pointe ».

Jean Auroux parle (cf. communiqué AFP sur lesnewseco.fr) toutefois à propos de ses recommandations de dessertes TGV d’un « compromis équilibré » : « Ce compromis équilibré tient compte des demandes des élus en termes de trafic, d’horaires, mais aussi des contraintes financières des uns et des autres, y compris des collectivités territoriales ».

Il rappelle que le projet initial Tours-Bordeaux n’a peut être pas été bien étudié : « Il a déploré qu’en début du projet, on ait été « un peu trop optimiste », quand, « l’Etat ne pouvant pas payer, on est allé voir les collectivités pour leur demander une contribution, en leur promettant des dessertes qu’on ne pourra pas tenir de suite ». Certaines d’entre elles, mécontentes, ont depuis lors suspendu leur financement. ».

On n’oublie pas qu’Alain Rousset a été la cheville ouvrière de la convention de financement de cette LGV Tours-Bordeaux par 58 collectivités territoriales.

Reste que Jean Auroux peut être qualifié par Marc Fressoz de « pompier pyromane » dans un article publié par Mobilicités le 2 juin dernier quand « … il estime que la LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon doit "être le prochain chantier de la SNCF“. Au risque de ruiner tous les efforts du gouvernement pour sevrer le pays du tout TGV. ».

Silence gêné dans l’entourage d’Alain Vidalies…

On attend maintenant les décisions gouvernementales découlant du rapport de l’enquête d’utilité publique sur le GPSO qui, rappelons-le, a donné un avis défavorable sur les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

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Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

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Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

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Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

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