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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 16:53

L'information vient d'être diffusée il y a quelques minutes dans la presse.

Un accident de la rame d'essai TGV sur la nouvelle ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg a fait plusieurs victimes.

Nous déplorons cet accident et nous nous associons à la douleur des familles des victimes.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:59

Virginie Calmels nous entends-tu ?

« Aujourd'hui peut-être, ou alors demain… » Fernand Sardou

Campagne des élections régionales oblige, les candidats courent la campagne, la vraie…

Virginie Calmels, candidate du Parti des Républicains était donc auprès des viticulteurs du Sauternais pour parler LGV.

Pierre Lascourrèges, journaliste à Sud-Ouest, rapporte ses propos :

« Je ne suis pas contre la LGV par principe, mais en tout cas, je ne suis pas favorable à celle-là ».

Explication de texte.

Nous soutenons depuis des années, avec d’autres associations en Sud-Gironde et ailleurs, un principe qui exclut tout nymbisme : « LGV, ni ici ni ailleurs ».

Mme Calmels semble adopter une variante caméléon qui étonne quelque peu.

Serait-elle favorable aux LGVs Tours-Bordeaux, Lyon-Turin, Perpignan-Barcelone, toutes dispendieuses de l’argent public ?

Voudrait-elle au bord du Ciron ménager les propriétaires des prestigieux Sauternes ?

Si nous partageons avec elle l’analyse économique du GPSO – il n’est pas finançable – devons-nous par ailleurs accorder « une priorité » à la liaison LGV Poitiers-Limoges qui coûterait 2 milliards d’euros pour environ 100 km d’une voie unique entre deux agglomérations de 140 000 habitants environ.

Le Conseil d’Etat désapprouvait cette LGV « des Présidents » et la DUP a été pourtant signée par le gouvernement le 10 janvier 2015 en plein drame de Charlie-Hebdo !

Oui Mme Calmels il faudra choisir, ne pas rester dans l’entre-deux, dans votre programme pour la grande région Aquitaine/Poitou-Charentes/Limousin.

Faut-il accepter en Limousin ce qui serait inacceptable en Aquitaine ?

La France doit-elle demander aujourd’hui ou demain des milliards d’euros aux grandes Régions de 2016 pour engager de nouveaux chantiers LGV alors que les spécialistes, analystes du ferroviaire (Guillaume Pépy, Yves Crozet, Alain Bonnafous[i]…) démontrent la non pertinence et la non rentabilité du système TGV/LGV des années 2000.

Il faudrait aussi réfléchir, si malheureusement rien n’était fait pour empêcher une DUP du GPSO, et même si le financement de la LGV venait à manquer ces temps-ci, au gel par SNCF réseau (ex RFF), pour des années, des terres, immeubles… situés sur le tracé.

Qu’adviendrait-il alors, pour les propriétaires agricoles/viticoles, et les particuliers, englués dans une réglementation issue de la DUP, de leur liberté et de leur droit de propriété (vente/achat ?) ?

[i] On pourra lire ce qu’il disait déjà, avec d’autres, en 2011 dans les colonnes des Echos : http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2011/11/24/cercle_40407.htm

Virginie Calmels nous entends-tu ?

Les élus qui siègeront demain aux commandes de la « grande Région  Aquitaine » peuvent-ils passer sous silence de telles contraintes pour le citoyen ?

Le GPSO n’est plus finançable et rentable.

Alors mettons l’argent du contribuable sur le ferroviaire indispensable au citoyen/usager : les trains du quotidien, les TER, la rénovation/sécurisation des voies existantes, les trains rapides jusqu’à 200-220 km/h.

La nouvelle gouvernance de la grande Région Aquitaine/Poitou-Charentes/limousin aura cette mission en lien avec les services de l’Etat selon les compétences de chaque : saura-t-elle y faire face ?

 

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas          12 novembre 2015   

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 10:17

Je ne peux que vous conseiller la lecture de l'article de Reporterre en lien ci-dessous.

Il pose les bonnes questions et met le doigt sur les (quelques) aberrations du dossier GPSO. On se rappellera qu'elles sont bien plus nombreuses quand on lit les quelques 12000 pages du dossier d'EUP et les conclusions de la Commission d'Enquête.

Tiffany Blandin exprime toutefois dans son article un énorme déni de démocratie de la part du gouvernement Valls, et plus précisément, de son secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies. Ce dernier montre peut être ici un exemple de ses "amicales relations" avec les caciques du PS, A. Rousset, M. Malvy et H. Emmanuelli.

A vous de juger.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:34

Nous devons saluer aujourd’hui l’article d’Ugo AMEZ paru dans « Le Courrier de la Gironde » du 6 novembre 2011.

Il donne la parole aux associations du Sud-Gironde, Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan (LGVEA) et Landes Environnement Attitude (LEA) pour commenter l’état du dossier LGV GPSO et ses derniers rebondissements.

Après le pseudo scoop attribué par de nombreux médias à Alain Vidalies on pourrait croire que le GPSO est validé et lancé par le gouvernement.

La lecture attentive des déclarations d’Alain Vidalies, l’absence de commentaire de la part de Ségolène Royal, Manuel Valls ou François Hollande, nous conforte dans notre analyse de la situation.

Alain Vidalies, dans le fief socialiste landais d’Henri Emmanuelli, au cœur d’une « fête socialiste », n’a voulu, à notre sens, qu’appuyer ses amis en campagne pour les régionales pour tenter de conjurer un mauvais sort électoral aux régionales prédit par nombres de sondages.

Qu’en est-il en fait du dossier GPSO aujourd’hui ?

L’enquête d’utilité publique est close depuis le 8 janvier 2015.

L’avis défavorable de la Commission a été rendu le 27 mars dernier.

SCNF Réseau (ex RFF) a depuis répondu aux questions de la Commission.

Tout ceci peut être consulté sur le site officiel RFF du GPSO.

Le ministère des transports doit maintenant agréger l’ensemble des pièces du dossier et les transmettre au Conseil d’Etat qui doit statuer au plus tard le 8 juin 2016 (délai réglementaire de 18 mois) et prononcer, ou pas, un avis favorable ou défavorable précédant le dépôt, ou pas, d’une DUP.

Rien de moins classique dans une procédure d’enquête et d’avis pour de telles infrastructures de transport ; c’est celle que nous avons connue pour la LGV Tours-Bordeaux.

Cette dernière avait reçu un avis favorable de la Commission et le Conseil d’Etat avait émis une DUP à l’issue de son instruction.

Mais aujourd’hui beaucoup de choses ont changé dans l’environnement ferroviaire français.

La loi de réforme ferroviaire de 2014 a consolidé l’interdiction pour RFF (SNCF Réseau aujourd’hui) de s’engager dans des dettes au-delà des règles budgétaires prévues dès 1997 dans ses statuts d’EPIC (article 4).

Cela lui interdit d’envisager une participation importante dans le tour de table à 10 milliards d’euros qu’il faut envisager pour financer le GPSO. De plus avec 44 milliards d’euros de dette SNCF n’a plus la capacité bancaire pour de tels projets.

Par ailleurs les résultats d’exploitation des lignes TGV sur tout le territoire français sont en décroissance constante depuis des années (dixit Guillaume Pépy, PDG de la nouvelle SNCF).

C’est ce qui alimente le bras de fer engagé entre LISEA, concessionnaire de la LGV Tours-Bordeaux, et SNCF cette dernière estimant qu’elle devrait supporter 150 à 200 millions d’euros de perte sur ce segment si elle était contrainte, comme le réclame LISEA et les élus bernés au nord de Bordeaux, de programmer au minimum 20 trajets directs Paris-Bordeaux.

Les péages évalués à 20 euros/km que devrait payer SNCF à LISEA plomberaient le compte d’exploitation SNCF et Guillaume Pépy s’y refuse à juste titre.

LISEA se voit donc aujourd'hui sous la pression des banques et la menace d'une mise en pré-faillite...scénario ubuesque mais envisageable quand on sait le risque de dérapage des coûts (on parle de glissement de 7,8 milliards d'euros -valeur affichée au contrat de concession en 2011- à près de 10 milliards...), et au refus d'abondement de la part de plus en plus de collectivités territoriales - Poitou-Charentes, Landes (!), Agglo de Pau...-.

Plus au sud c’est le fiasco de la LGV Perpignan-Figuéras, inaugurée seulement depuis 2013, qui alimente les rubriques économiques de nos médias.

La société concessionnaire TP Ferro se voit au tribunal de commerce de Gérone sous administration judiciaire depuis juillet 2015 : retard dans le raccordement au réseau espagnol, faiblesse du trafic au regard du prévisionnel… autant de facteurs qui entraîne TP Ferro vers la faillite.

Après l’échec de la renégociation de la dette auprès des créanciers TP Ferro ne peut espérer son sauvetage que par la couverture financière des états français et espagnol, solution extrême pour deux pays en crise et surendettés eux-mêmes.

Décision à venir.

Peut-on croire alors à une fuite en avant suicidaire de l’Etat français s’il devait s’engager dans un nouveau projet à 10 milliards d’euros après une éventuelle DUP du Conseil d’Etat pour GPSO ?

Resterait alors aux citoyens/contribuables responsables, par le biais des associations, à refuser un tel déni de démocratie et à engager tous les recours juridiques possibles (Conseil d’Etat, Europe…) pour faire triompher la Raison.

Pour notre part nous y sommes prêts.

Pour LGVEA

Le Président Jean-Robert Thomas

Pourquoi nous refusons le GPSO
Pourquoi nous refusons le GPSO
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 08:48
Notre association combat depuis très longtemps les Grands Projets Inutiles Imposés dont le très emblématique GPSO, lignes ferroviaires à très grande vitesse aux sud de Bordeaux.
Notre rejet du GPSO s’équilibre par notre proposition d’aménagement des voies ferrées existantes qui présentent l’avantage de répondre de manière plus pragmatique au besoin majoritaire de mobilité des habitants de la Région.
Nous le savons tous les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains sont une occasion unique pour le citoyen/électeur/usager/contribuable d’indiquer son choix dans la politique stratégique d’infrastructures de transports pour les années 2015-2025.
Dans ce cadre nous comptons interpeller tous les candidats tête de liste girondine aux régionales pour connaître leur position sur ce dossier majeur.
Nous donnerons dans les prochains jours les retours des candidats au courrier que nous leur adressons ces jours-ci et dont vous pouvez prendre connaissance ci-dessous.

Saint Médard d’Eyrans

Madame, Monsieur,

Vous allez en décembre solliciter les électeurs de la nouvelle Région.

Cette mission républicaine vous engage alors envers tous les citoyens de celle-ci pour la préservation du territoire et le respect de leur cadre de vie.

De plus votre statut d’élu(e) vous donne le devoir de garant des finances publiques pour des projets « d’utilité publique ».

Vous devez savoir que notre association lutte depuis des années pour préserver la région et plus précisément la Communauté de Commune de Montesquieu d’une nouvelle balafre environnementale que représente le projet de ligne à grande vitesse ferroviaire étudié par RFF (le GPSO), dont l’enquête publique réalisée fin 2014 a donné un avis négatif[1].

Ce projet que nous qualifions avec bien d’autres de Grand Projet Inutile Imposé[2] (GPII) viendrait, s’il venait à son terme, détruire des milliers d’hectares de terres agricoles et naturelles (dont des zones Natura 2000) et induirait une nouvelle coupure du territoire (après l’autoroute A62). Il ne serait en rien facteur de développement des nouvelles régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. Il capterait des finances publiques (plusieurs milliards d’euros) en investissement et des millions en fonctionnement comme pour Tours Bordeaux où déjà la SNCF prévoit avant sa mise en service une exploitation déficitaire qui seraient ainsi dévoyées au détriment d’actions prioritaires pour la santé, l’éducation, les transports au quotidien, la rénovation des voies de communication…

Nous nous inscrivons dans le refus des lignes à grande vitesse ferroviaire (LGV) et pour la rénovation des voies ferrées existantes.

Nous pensons que les élus territoriaux de la région sont en première ligne pour éviter ce gâchis et défendre les territoires de la nouvelle grande région.

Nous souhaitons connaître votre avis et votre position sur ce dossier majeur en Aquitaine.

Pour cela nous sollicitons les candidats aux élections régionales de décembre 2015 en posant les questions suivantes et en vous invitant à nous adresser au mieux vos réponses.

[3] Etes-vous favorable à la construction de la LGV Bordeaux Toulouse?

□ oui □ non

□ Etes-vous favorable à son financement par le Conseil Régional ?

□ oui □ non

□ Etes-vous favorable à l’aménagement des voies ferrées existantes ?

□ oui □ non

Nous vous invitons à compléter si besoin votre argumentaire ci-après :

Vos réponses seront diffusées auprès de nos adhérents et mises en ligne sur notre blog quelques jours avant le 6 décembre 2015.

Nous souhaitons en conséquence recevoir vos réponses au plus tard le vendredi 27 novembre.

En vous remerciant par avance pour votre engagement, veuillez trouver ici, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations républicaines.

[1] Avis du 27 mars 2015 (http://www.gpso.fr/ )

[2] Vous pouvez consulter nos articles sur notre blog (http://lgvea.over-log.com ) et prendre connaissance en particulier du mémorandum que nous avons rédigé à l’occasion de l’enquête d’utilité publique sur le projet GPSO (http://ahp.li/58990e54835c243c24f0.pdf ).

[3] Merci de cocher la case correspondante à votre réponse.

Dés à présent certains candidats montrent dans la presse leur volonté d’écoute de la voix des habitants d’Aquitaine lors de l’enquête publique de fin 2014 sur le dossier GPSO.

C’est le cas d’Olivier Dartigolles s’exprimant le 28 octobre dernier dans les colonnes de Rue89-Bordeaux.

Nous serons attentifs à toutes les positions exprimées par les candidats dans les prochains jours et nous vous en donnerons l’écho dans ces colonnes.

Cordialement

Jean-Robert Thomas

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 08:07

Notre association se réjouit d’être à 3 jours des premières Rencontres Environnementales en Arruan qu’elle organise cette année.

Nous vous attendons nombreux à cette manifestation ouverte à tous, lieu d’échanges sur des thématiques qui touchent tous les habitants des territoires : les zones humides, la faune et la flore, l’eau potable, les inondations, les effondrements…

Le samedi 7 novembre 2015 à 14 heures (salle Gilles PEZAT – 33640 – Beautiran) nous vous espérons curieux pour venir converser avec les spécialistes intervenants et les élus du territoire, du Département, de la Région…

Rencontres Environnementales en Arruan J-3
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 14:46
Article de Sud-Ouest du 21 octobre 2015 réservé aux abonnés

Article de Sud-Ouest du 21 octobre 2015 réservé aux abonnés

Nous voulons saluer aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, la qualité journalistique d’un article de Jean-Bernard Gilles dans le quotidien Sud-Ouest (édition du 21 0ctobre 2015) article intitulé « Tours-Bordeaux : la LGV ira-t-elle au bout ? ».

Les craintes masquées concernant les risques économiques d’une LGV en cours de construction sont ici exprimées clairement par J.B Gilles au travers de son article et des interviews qu’il rapporte.

C’est de Laurent Cavrois, président de LISEA, consortium constructeur/concessionnaire de la LGV Tours-Bordeaux, que vient l’alerte.

Son business plan se trouve mis en péril car le montage financier porté par LISEA avec un pool bancaire (Caisse des Dépôts, fonds Ardian et Méridian) vacille à l’annonce des trafics ferroviaires prévisionnels de la SNCF à partir de mi-2017.

A cette date en effet la LGV devrait être achevée et les premiers TGV devraient l’emprunter entre Tours et Bordeaux. Paris et Bordeaux seraient alors reliés par la grande vitesse (320 km/h) sur l’axe Sud Europe Atlantique (SEA).

LISEA, concessionnaire de la LGV pour 50 ans, pourrait alors rentabiliser son investissement propre via VINCI (800 millions d’euros) et celui du consortium bancaire (3 milliards d’euros).

On ne parle pas ici de la mise de fond en financement public qui provient de RFF (SNCF Réseau depuis janvier 2015) et des collectivités territoriales pour près de 3 milliards d’euros.

Le contribuable n’est pas sûr de retrouver « l’utilité publique » dans sa participation forcée voulue par le grand timonier régional des LGV, Alain Rousset, président de la région Aquitaine.

Car aujourd’hui où en est-on dans le financement de la LGV Tours-Bordeaux ?

Des quelques 58 collectivités territoriales convoquées par l’Etat et Alain Rousset pour abonder à la convention de financement J.B Gilles pointe quelques défections emblématiques :

« Il manque toujours plusieurs centaines de millions d’euros de contribution des collectivités locales (Région Poitou-Charentes, Départements des Landes, de la Charente Maritime, etc.…) »

Rappelons qu’en 2011 lors du bouclage du tour de table pour le financement par les collectivités territoriales Madame Ségolène Royal était présidente de la Région Poitou-Charentes, Monsieur Henri Emmanuelli était (est toujours) président du département des Landes, Dominique Bussereau était secrétaire d’Etat aux Transports (il est depuis président du Département de Charente Maritime).

Hallucinant !

On savourera le sel d’un montage financier loufoque qui est depuis décrié par bon nombre d’élus et d’institutionnels et que nous dénoncions fermement dés 2010.

Depuis les « gogos » du sud de l’Aquitaine (les grands élus de Midi-Pyrénées, et des Pyrénées-Atlantiques par exemple) refusent de poursuivre leur financement de la LGV Tours-Bordeaux au prétexte qu’ils pourraient ne jamais voir tenue la promesse de l’arrivée de la LGV à Toulouse et à Bayonne ce qui fragilise encore plus le plan de financement de la LGV Tours-Bordeaux.

Ces défections retombent sur les épaules économiques de SNCF Réseau (ex RFF), et comble de l’ironie, sur celles de l’EPIC SNCF dont le président du Directoire n’est qu’autre que Guillaume Pépy lui-même !

Or il faut savoir que la SNCF de 2010-2011 présidée par G. Pépy n’était pas appelée à la table des négociations Etat/RFF/collectivités territoriales lors de la construction de la convention de financement de Tours-Bordeaux.

G. Pépy semble être bien dans son droit de dénoncer aujourd’hui cette aberration de gouvernance lui qui a aujourd’hui en charge l’équilibre financier d’un EPIC SNCF avec 44 milliards d’euros de dette et qui doit maîtriser la rentabilité de l’EPIC SNCF Mobilités dont il est le PDG.

C’est d’ailleurs l’EPIC SNCF Mobilités qui pilote la gestion des dessertes TGV, et leur rentabilité, sur le futur réseau grande vitesse de la LGV Tours-Bordeaux.

Le bras de fer entre G. Pépy et L. Cavrois est incontournable.

Le premier défend la rentabilité de SNCF Mobilités en voulant limiter les dessertes TGV qui n’auraient pas un trafic passagers suffisant.

Le patron de LISEA voudrait au contraire voir des dessertes en nombre (>20 sur Paris- Bordeaux) pour empocher environ 20 euros/km de péages de la part de SNCF, rentabilisant ainsi son business d’exploitant et donnant ainsi aux banques l’assurance de la couverture des prêts consentis.

Equation impossible entre le concessionnaire et l’exploitant ferroviaire ?

Ce dernier, mis sous pression par de nombreux élus Picto-Charentais qui se considèrent bernés, estime à juste titre que céder à LISEA entraînerait pour SNCF Mobilités une perte annuelle d’environ 150 à 200 millions d’euros !

Le rétablissement de l’équilibre chez SNCF Mobilités conduirait alors inéluctablement à une augmentation importante du prix des billets TGV (on parle de 20 à 25%) qui ferait fuir l’usager ferroviaire vers d’autres opérateurs (avions lowcost, bus, covoiturage…) et plomberait d’autant plus les comptes de SNCF Mobilités.

Une spirale infernale !

J.B Gilles parle d’info ou d’intox dans ce bras de fer « …tant les postures sont fréquentes sur ce dossier ».

S’il pointe une SNCF qui « …n’est jamais précise sur ses chiffres qu’elle protège jalousement » il n’absout pas LISEA « …qui dramatise volontiers ses rendez-vous mensuels avec ses bailleurs de fonds ».

On s’attend dans les prochaines semaines à des décisions gouvernementales (après les régionales ?) qui pourraient faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre.

Nous redoutons que ces décisions soient, une fois de plus, une côte mal taillée où l’actionnaire principal de SNCF, l’Etat, impose à celle-ci des dessertes (il faut ménager les élus territoriaux dans un contexte électoral 2015-2017 difficile) qui plomberaient le compte d’exploitation et la dette de l’exploitant ferroviaire historique.

Ce ne serait pas la première fois que l’Etat mettrait ses lunettes de courte vue et oublierait sa responsabilité dans les comptes de la SNCF : c’est l’Etat qui en 1997 a scindé SNCF en deux EPIC (SNCF et RFF) pour revenir en 2014 à leur fusion lors de la loi de réforme ferroviaire.

Entre temps l’Etat n’a jamais apuré les dettes de ces EPIC en les détournant des comptes de la Nation (Maëstricht oblige !) pour les faire porter aujourd’hui par l’EPIC SNCF (44 milliards d’euros en progression de 1,5 milliards d’euros/an) et en dissimulant une partie de la dette originelle de 1997 dans le Service Annexe d’Amortissement de la Dette[i] (SAAD mis en place en juin 1991).

Les craintes sur une banqueroute de LISEA avant même la fin de la construction de la LGV Tours-Bordeaux sont dorénavant invoquées en filigrane.

Preuve que nos doutes sur la non utilité publique de telles infrastructures, alors que le gouvernement semble poursuivre le dossier GPSO malgré un avis négatif de la Commission d’Enquête, trouve ici quelque consolidation.

Pour LGVEA Jean-Robert Thomas

[i] On pourra consulter sur ce point un rapport d’information du Sénat qui nous instruit sur les mécanismes de gestion du SAAD permettant d’occulter la dette des comptes SNCF et Etatiques pour ne retenir que la gestion de celle-ci par des transferts croisés entre Etat et SNCF : un « machin » issu certainement des cerveaux de quelques hauts fonctionnaires de Bercy.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 21:42

Notre association, de par ses statuts, entend promouvoir la défense des territoires de l’Arruan.

A ce titre la préservation du bocage humide, son biotope particulier, sa richesse floristique et faunistique, est primordial pour l’équilibre de l’Homme et de la Nature.

Des dangers latents peuvent détruire ce fragile équilibre.

La perte de biodiversité, l’imperméabilisation des sols, l’implantation de gigantesques infrastructures (comme les LGV du GPSO)… constituent autant de facteurs d’agression pour le bocage humide et les zones Natura 2000 que recèlent nos territoires.

L’atteinte de ces derniers par les effets de submersion fluviale induits dans le cours majeur de la Garonne lors d’inondations représente un défi de plus en plus important dans la période présente soumise au changement climatique.

Les effets de toutes ces attaques du milieu naturel peuvent se propager aux réserves souterraines d’eau potable notamment des nappes de l’oligocène et de l’éocène. Leur dénoyage ou leur pollution viendraient compromettre l’alimentation en eau potable du sud-gironde et de la métropole bordelaise.

Enfin des risques telluriques d’effondrements existent dans nos territoires (dolines).

Leurs manifestations, parfois violentes, peuvent détruire terrains, habitations, voiries, voies ferrées… et entrainer à l’extrême des pertes en vies humaines.

Toutes ces problématiques doivent nous interpeller et nous obliger à réfléchir tous ensemble, habitants, élus… sur notre conduite à tenir : subir ou agir ?

Nous vous invitons tous à venir en débattre lors des Rencontres Environnementales en Arruan que nous organisons le samedi 7 novembre 2015 à Beautiran.

Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
Rencontres Environnementales en Arruan: subir ou agir?
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 10:11

Nous rapportions ces jours derniers les propos tenus ça et là par Virginie Calmels, tête de liste des Républicains aux élections régionales de décembre, sur le ferroviaire en général et sur le projet de LGV du GPSO en particulier.

Son interview dans les colonnes de La Tribune.fr le 7 novembre dernier vient enfoncer le clou au risque de faire monter la tension chez les grands élus de droite (Juppé) et de gauche (Rousset).

En effet elle rappelle que "l'urgence est de moderniser les infrastructures de proximité" et que lancer un GPSO à 9 milliards d'euros sans la moindre piste de financement s'avère étonnant de la part du gouvernement de Manuel Vals.

Nous avons engagé un recours auprès du Conseil d'Etat pour dénoncer cette aberration administrative dans le dossier du maître d'ouvrage (RFF) lors de l'enquête d'utilité publique.

Nous actons aujourd'hui que Virginie Calmels est en phase avec nous sur une démarche socio-économique incongrue en ces temps de disette budgétaire.

Dont act

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 15:47

Les élections régionales de décembre 2015 font sortir les politiques du bois.

Les sujets clivant ne manquent pas, chacun fourbit ses armes.

A l'heure des propositions (promesses?) examinons ce que la tête de liste des Républicains pour la grande région Aquitaine expose ces jours-ci sur les transports ferroviaires.

C'est un article de Jean-Charles Galiacy dans le quotidien Sud-Ouest du 7 octobre qui nous informe des visées de Virginie Calmels en matière d'expérimentation pilote pour ouvrir la concurrence sur les lignes TER.

Emboîtant le pas des directives européennes qui souhaitent ouvrir la concurrence ferroviaire au sein des 28 états membres, elle pense que l'arme de la concurrence peut peser dans les difficiles négociations Régions/SNCF sur le réseau TER.

Elle replace ce débat en perspective dans le dossier des LGV du GPSO prenant une position chèvre/choux entre grande vitesse et trains du quotidien:

"Vous (les journalistes), vous voulez toujours nous enfoncer dans des cases, pour ou contre, comme s'il n'y avait que deux réponses possibles. Je ne suis pas contre la modernité, la ligne à grande vitesse. Mais je suis une femme d'entreprise, pragmatique. Il est important de dire la vérité: la LGV Bordeaux-Toulouse n'est pas financée".

Si nous partageons totalement la dernière assertion de V. Calmels (nous disons depuis des années qu'il est fou d'espérer trouver de l'argent pour une ligne à 5-6 milliards d'euros - le GPSO au total c'est plus de 9 milliards!) nous insistons pour dire que la grande vitesse et sa pseudo modernité sont des thèmes dépassés en 2015.

Les trains allemands entre les grandes cités des Lands ne circulent pas à 320-350 km/h mais à 200-220 km/h. Qui peut dire aujourd'hui que l'Allemagne est restée au 19ème siècle?

Dans les mêmes colonnes de Sud-Ouest notre député de la 9ème circonscription, Gilles Savary, revient sur ce dossier explosif tant au plan environnemental que socio-économique.

Adoucissant des propos antérieurs bien plus tranchés il concède "qu'il n'est pas hostile à la grande vitesse et des trains rapides".Doit-on traduire dans la bouche de ce spécialiste du ferroviaire que ceux-ci pourraient être limités à 220-250 km/h, ce qui laisserait la place aux solutions alternatives que nous préconisons: rénovation des lignes, achat et circulation de rames sur celles-ci jusqu'à 220 km/h? Nous espérons avoir bien saisi les propos de G. Savary mais cela demandera peut être des éclaircissements dans les prochaines semaines.

Nous espérons que les débats de campagne électorales permettront de lever le doute de l'entre-deux car nous voudrions que les politiques qui seront aux affaires en 2016 nous entendent bien et prennent toute la mesure politique d'un dossier, les LGV du GPSO mais aussi plus largement de SEA, qui nous engagera pour des décennies s'il devait recevoir un avis favorable du Conseil d'Etat et du gouvernement.

Nous serons vigilants, critiques et très sensibles dans nos choix électoraux sur de tels dossiers.

Pour LGVEA Le Président Jean-Robert Thomas

La politique prend le train "à grande vitesse"
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Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

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Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

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