Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 14:14

Monsieur Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Team et du CESER d’Occitanie, prenait position le 20 juin 2018 dans un communiqué de presse contre le jugement du tribunal administratif de Toulouse. Ce dernier venait le 15 juin 2018 d’annuler la DUP des Aménagements Ferroviaires au Nord de Toulouse dans le cadre d’un recours porté par LGVEA et plusieurs autres associations et communautés de communes.

Prendre position au regard de ce jugement est une chose, refuser la décision d’un tribunal et produire une fois encore des contre-vérités est une autre chose. Monsieur Chauzy est un habitué de ces pratiques.

Le communiqué de presse de J.L. Chauzy a mystérieusement disparu sur Internet depuis fin juin : peut-être a-t-il voulu effacer ses propos véhéments mais nous avions enregistré ce communiqué que vous pouvez retrouver par le lien suivant.

https://ahp.li/e152f115768aeff56a93.pdf 

A sa lecture nous avons été plusieurs à s’insurger contre de tels propos.

Un communiqué de presse a été publié par les associations dont LGVEA fait partie.

Vous pouvez le retrouver par le lien ci-après.

https://sd-5.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/docs_gene/Communique_de_presse_30_Juin_2018_semin_vers_chauzy.pdf

Enfin J.P. Damaggio, reprenant les propos de J.L. Chauzy vient rappeler à ce dernier qu’il est bien moins disert quant il s’agit de défendre le rail au quotidien et qu’il oublie que la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) pourrait, bien mieux que le GPSO, revitaliser les territoires et les villes moyennes notamment comme Brive, Cahors, Montauban…  

 

Nous ne pouvons passer sous silence la condescendance dont fait preuve depuis des années Monsieur Chauzy. Son attaque virulente du Tribunal administratif, sa diatribe permanente contre les opposants au GPSO, ses propositions de financement du GPSO par l’appel à de nouvelles taxes… nous obligeaient à répondre de manière argumentée.

C’est ce que vous pourrez découvrir dans le courrier que nous avons adressé à Monsieur Chauzy le 4 juillet 2018 par le lien ci-dessous.

 

https://sd-5.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/lettre_a_Eurosud_team_-juin_2018.pdf

Depuis cette date aucune réponse de J.L. Chauzy… : refuserait-il la confrontation d’idées ?

Affaire à suivre.

Pour LGVEA le 28/07/2018

Le président de LGVEA – J.R. Thomas

Partager cet article
Repost0
17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 10:00

Les recours que nous avons portés contre les Déclarations d'Utilité Publique (DUP) du GPSO ressemblent parfois à un jeu de piste.

Rappelons que notre recours contre la DUP des lignes nouvelles (LGV) du GPSO a été retoqué le 11 avril dernier par le Conseil d'Etat. Ce jugement reste pour nous, notre avocat et toutes les associations ayant porté recours, un exemple marquant d'un choix "politique" qui tend à confirmer une perméabilité dénoncée ici et là entre les pouvoirs.

Simon Charbonneau,professeur de droit de l'environnement, parle lui de "déni de justice".

On aurait pu penser, devant le nombre et la représentativité des requérants devant le Conseil d'Etat (voir la liste des requérants rappelée dans un article de SEPANSO Gironde (cf.ci-dessous), que la voix et les arguments portés par ceux-ci soient entendus par le Conseil d'Etat.

Las ce ne fut pas le cas.

Mais le feuilleton juridique ne s'arrête pas au seul recours présenté au Conseil d'Etat.

Rappelons que LGVEA, avec certaines associations de défense de l'environnement, d'élus locaux, de particuliers... ont tenu à contester les sous projets du GPSO que constituent les Aménagements Ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) et les Aménagements au nord de Toulouse (AFNT). Voir ci-dessous la liste des co-requérants:

 l’association L.G.V.E.A. (Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan) 
- la communauté de communes de Montesquieu 
- la société civile immobilière du château de Trenquelléon 
- la Fédération Départementale des Chasseurs du Lot-et-Garonne 
- l’association Très Grande Vigilance du Brulhois et de l’Agenais 
- l’association Sauvegarde des Landes et Coteaux de Gascogne 
- l’association Très Grande Vigilance en Albret 
- l’association Défense du Patrimoine Caudecostois 
- l’association de défense et d’information roquefortaise (ADDIR) 
- l’association Alternative LGV 
- l’association Alternative LGV Midi Pyrénées 
- l’association La Mirande « Patrimoine agenais et renouveau urbain » 
- l’association Saint Rustice Environnement Sauvegarde (STRES) 
- Madame A… 
- la communauté de communes des Coteaux et Landes de Gascogne, dont le siège est situé au lieudit « Béteille » à Grezet-Cavagnan (47250)

A ce jour où en est-on des recours présentés devant les Tribunaux Administratifs de Bordeaux (pour AFSB) et de Toulouse (pour AFNT)?

Associations et élus ensembles contre le GPSO

Associations et élus ensembles contre le GPSO

AFSB

Le tribunal administratif de Bordeaux a, le 29 mai 2017, annulé la DUP des AFSB reconnaissant sur le fond nos arguments sur le manque de financement, la non-rentabilité...

Un appel de ce jugement a été porté devant la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux par SNCF Réseau et le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire: cet appel est pendant à ce jour.

AFNT

Mais la surprise vient aujourd'hui du Tribunal Administratif de Toulouse dans le recours contre la DUP des AFNT.

Alors que le 1er juin dernier la rapporteuse défendait dans ses conclusion le rejet de notre recours, le tribunal dans son jugement du 15 juin 2018 vient d'annuler la DUP signée par le préfet de Haute Garonne (cf. copie partielle du jugement ci-dessous).

Cette victoire juridique vient renforcer notre certitude de l'inutilité publique du GPSO et de ses sous-projets (AFSB, AFNT). Elle redonne force à la démocratie participative et doit nous encourager à poursuivre notre lutte contre les GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés).

Article 1er : L'intervention de M. Michel Portes n'est pas admise.

Articles 2 : L'intervention de Toulouse Métropole est admise.

Article 3 : Les requêtes de la communauté de communes de Montesquieu, de la Fédération Départementale des Chasseurs de Lot-et-Garonne, de l’association Très Grande Vigilance du Brulhois et de l’Agenais, de l’association Sauvegarde des Landes et Coteaux de Gascogne, de l’association Très Grande Vigilance en Albret, de l’association Défense du Patrimoine Caudecostois, de l’association de défense et d’information roquefortaise (ADDIR), de l’association Saint Rustice Environnement Sauvegarde (STRES), de l’association La Mirande “Patrimoine agenais et renouveau urbain” et de l’association Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan (LGVEA) sont rejetées.

Article 4 : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 4 janvier 2016 est annulé.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête présentées par les associations ALTernative LGV et Alternative LGV Midi-Pyrénées est rejeté.

Article 6 : Les conclusions présentées par Toulouse Métropole au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Partager cet article
Repost0
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 09:42

Le Conseil d’Etat repousse nos recours

Une page vient d’être tournée dans la lutte engagée depuis 2005-2006 contre le projet ferroviaire à grande vitesse (LGV) du GPSO.

Ce mercredi 11 avril 2018 le Conseil d’Etat a rejeté les recours portés contre la DUP (décret n°2016-738 du 2 juin 2016) autorisant la construction des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, sous ensemble du GPSO.

Rappelons que trois sous projets sont rassemblés dans ce GPSO.

Le premier dénommé AFSB (Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux) vise principalement à la construction d’une troisième voie parallèle aux deux voies existantes entre la gare St Jean de Bordeaux et la commune de Saint Médard d’Eyrans distante de 12 km au sud.

Le deuxième dénommé AFNT (Aménagements ferroviaires au nord de Toulouse) vise aussi à la construction d’une voie supplémentaire à celles existantes entre Saint Jory (47) et la gare de Toulouse Matabiau sur environ 15km.

Enfin les lignes nouvelles à grande vitesse (LGV) objet de la DUP contestée devant le Conseil d’Etat devrait relier Saint Médard d’Eyrans par un tronc commun jusqu’à Bernos-Beaulac avant de bifurquer vers Saint Jory et Dax.

La DUP des AFSB (décret du préfet de la Gironde du 25 novembre 2015), contre laquelle nous avions porté recours, a été annulée par un jugement du Tribunal Administratif de Bordeaux (n°1600467 du 29 juin 2017). Toutefois un appel a été interjeté par la SNCF et le ministère des transports devant la chambre d’appel du tribunal de Bordeaux et est toujours pendant.

De même notre recours contre la DUP des AFNT (décret du préfet de Haute Garonne en date du 4 janvier 2016) est toujours en attente de jugement devant le tribunal administratif de Toulouse.

Dans la décision du Conseil d’Etat en date du 11 avril 2018 nous constatons que le griefs portés par d’innombrables citoyens, associatifs, élus locaux.. depuis les débats publics de 2005-2006 sont totalement ignorés. Les 14000 contributions à l’EUP de 2014 demandant l’abandon du GPSO sont passées sous silence. Les avis négatifs des commissions d’enquête pour les LN et les AFNT ne sont pas évoqués. Les multiples rapports officiels préconisant l’abandon, et à tout le moins le gel, des LGV ne sont pas pris en compte par les juges. Enfin les belles promesses et les élans récents de nos dirigeants pour la priorisation des trains du quotidien face au LGV/TGV n’ont pas convaincu les juges du contentieux au Conseil d’Etat qu’il était temps de stopper une fuite en avant pour la très grande vitesse ferroviaire.

Le seul volet du coût (10 milliards d’euros) et du financement de ces LGV auraient dû interpeller la conscience des juges. Il n’en a rien été pour le GPSO alors que le Conseil d’Etat, dans un jugement rendu dans un recours contre la DUP de la LGV Poitiers-Limoges le 15 avril 2016, reconnaissait : « [le dossier] ne contient donc aucune information précise relative au mode de financement et à la répartition envisagée pour le projet. …le Conseil d’Etat estime que cette insuffisance de l’évaluation économique et sociale a nui à l’information complète de la population et a pu exercer une influence sur la décision de déclarer l’utilité publique. Il en déduit que cette décision a été prise irrégulièrement ».

Aujourd’hui, pour le GPSO la jurisprudence est occultée puisque les juges écrivent : « que, dans ces

conditions, l’insuffisance dont se trouve entachée l’évaluation économique et sociale n’a pas eu pour effet de nuire à l’information complète de la population et n’a pas été de nature à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative ; que, par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que, du fait de l’insuffisance de l’évaluation économique et sociale, le décret attaqué aurait été adopté dans des conditions irrégulières ».

On peut consulter le délibéré du Conseil d'Etat du 11 avril 2018 rejetant notre recours en cliquant sur le lien suivant: https://ahp.li/33e2f19fee78e5e22ff0.pdf

Où se trouvent la constance et la cohérence du Conseil d’Etat dans ces deux dossier à deux ans d’intervalle ?

Doit-on comme le pensent certains depuis fort longtemps (rappelons-nous  La Fontaine… « selon que vous serez puissants ou misérables… » évoquer ici un « manque d’indépendance » des juges placés sous la chape du pouvoir, lui-même tiraillé par certains élus et lobbies ? On ne saurait en faire mention tant le Conseil d’Etat concentre des hommes et des femmes au-dessus de tout soupçon sous couvert de la charte de déontologie publiée le 14 mars 2017.

Alors que dire de cette décision surprenante à cette époque où les fonds publics pour le ferroviaire sont si comptés, où la dette de la SNCF culmine à plus de 50 milliards d’euros, où le réseau existant de par sa vétusté cumule retards, ralentissement, fermeture de lignes, accidents…

S’engager dans un nouveau projet de LGV à 10 milliards d’euros avec son cortège de nuisances environnementales et sociales constitue un risque fou.

Nous attendrons les jugements des tribunaux de Bordeaux et Toulouse (AFSB et AFNT) pour connaître l’ampleur du risque que nous dénonçons.

Nous verrons ensuite si le gouvernement aura l’audace d’engager des travaux que citoyens et élus locaux refusent majoritairement comme le montre l’article de Sud-Ouest du 13 avril 2018.

Pour accéder à cet article cliquer sur le lien ci-après : https://ahp.li/f160fe98eaf1204f05e7.pdf

Si cela était le cas ce serait une nouvelle fois une preuve que l’oligarchie de quelques grands élus régionaux aurait trouvé au gouvernement une oreille attentive dans le jeu électoraliste sans fin.

On aura à s’en souvenir quand nous serons appelés aux urnes…

 

Pour LGVEA

Le 13-042018

Jean-Robert Thomas

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 15:54

Notre gros dossier de défense de nos territoires est constitué depuis des années par le projet ferroviaire GPSO.[1]

Après la période d’enquête publique de 2014 nous avons dû résister à la volonté farouche de l’Etat et de quelques grands élus qui, par leur entêtement, entendaient nous imposer le GPSO, ses LGV (LN) et les sous-projets que sont les AFSB et AFNT.

Dès fin 2015, afin de contrer les déclarations d’utilité publique (DUP) qui ont été publiées pour les trois sous-projets ci-dessus (LN, AFSB, AFNT), nous avons engagé des recours devant les tribunaux administratifs de Bordeaux et Toulouse ainsi que devant le Conseil d’Etat.

A ce jour nos arguments ont été retenus pour les AFSB puisque le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la DUP des AFSB le 29 juin 2017. Voir la décision du tribunal par le lien ICI.

 

[1] GPSO : Grand Projet du Sud-Ouest comportant les lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax avec leurs compléments les AFSB (aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux) et AFNT (aménagements ferroviaires au nord de Toulouse).

Nous pensons, nous espérons, qu’il en sera de même prochainement pour les recours contre les DUP concernant les AFNT (Tribunal administratif de Toulouse) et les LN-LGV (Conseil d’Etat).

En cela, et en concordance avec nos arguments développés dans nos recours, les informations et décisions provenant des instances ferroviaires ou gouvernementales tendent à nous conforter dans notre lutte.

Ainsi le président de la République, Emmanuel Macron, le Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Nicolas Hulot, et la ministre chargée des transports auprès de Nicolas Hulot, Mme Elisabeth Borne, viennent tour à tour d’éteindre les folles intentions des thuriféraires du GPSO.

GPSO: les bonnes nouvelles de l'été

Dès l’inauguration des nouvelles LGV Tours-Bordeaux et Bretagne-Pays de Loire le 1 juillet dernier le président E. Macron et le ministre N. Hulot ont clairement indiqué que le lancement de nouvelles LGV, dont le GPSO, ne serait envisagé qu’après un examen précis des projets et de leur mode de financement.

E. Macron entend donner la priorité à la rénovation du réseau existant quand il annonce notamment à FR3 Bretagne :

"La promesse que je veux qu'ensemble nous tenions pour les années à venir, c'est ceci : (...) ne pas relancer de grands projets nouveaux mais s'engager à financer le renouvellement des infrastructures (...), à les échelonner dans le temps"

Il est suivi en cela par Nicolas Hulot qui livre son avis dans les colonnes de La Dépêche le 2 juillet :

« Le ministre de l'écologie a également souligné qu'il fallait veiller aux « inégalités dans la mobilité ». « Il faut penser ensemble à nos priorités sur la mobilité. Pas nous de Paris, et vous ici », a-t-il poursuivi, indiquant que la priorité du gouvernement c'étaient les trains du quotidien ».

Enfin on retiendra que la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, confirme les propos du président et du ministre en précisant dans Les Echos le 5 juillet :

« Il y a des priorités, chacun doit en prendre conscience. Nous ne pouvons pas poursuivre une politique des transports faite de promesses non financées, comme ce fut le cas ces dernières années. Sur le quinquennat à venir, près de 10 milliards de projets d'infrastructures ont été annoncés sans être financés, dont 7 milliards de projets nouveaux. Ma priorité, c'est d'assurer une mobilité pour tous et pour tous les territoires. Et cela passe d'abord par les transports de la vie quotidienne ».

On touche là le point crucial longtemps dénoncé par nous et d’autres dans les projets de LGV.

Au travers du SNIT de 2010, des travaux de la Commission Mobilités 21 de 2013, les gouvernements successifs et les présidents de Nouvelle Aquitaine (ex Aquitaine) et Occitanie (ex Midi Pyrénées), ont exprimé leur soutien au développement des LGV et émis ici et là moultes promesses quant à leur financement.

Toutefois aujourd’hui le constat est criant : la dette de l’Etat et de la SNCF atteignent des records et l’argent manque cruellement pour répondre au seul entretien des lignes ferroviaires actuelles (LGV et autres).

Elisabeth Borne engage donc dès à présent un processus de réflexion globale sur notre système ferroviaire. Elle annonce la constitution d’Assises de la Mobilité à l’automne qui devront préciser les infrastructures à rénover et leurs sources de financement et qui précédera la rédaction d’une loi d’orientation sur les mobilités en 2018.

Le président Macron y fait référence dans un article paru le 2 juillet dans latribune.fr :

« Il a ainsi annoncé pour le premier semestre 2018 une "loi d'orientation sur les mobilités". Cette loi conditionnera d'éventuels futurs grands projets. "Dans le premier semestre 2018, une loi des mobilités apportera des réponses à ces situations qu'on a laissées perdurer", évoquant les difficultés de transport dans certains territoires. "L'État ne lancera pas de grand chantier tant que la loi de mobilité ne sera pas adoptée", a-t-il par ailleurs précisé »

Tout cela laisse présager que des coupes drastiques interviendront dans les grands projets de LGV et le GPSO risque bien d’être repoussé aux calendes grecques.

Au-delà du seul problème de financement n’oublions pas que le système LGV/TGV des années 2010 s’enfonce dans un problème de rentabilité qui fait que la LGV Tours-Bordeaux va induire pour SNCF Mobilités un déficit annuel de l’ordre de 180 millions d’euros comme l’a annoncé le PDG de SNCF, Guillaume Pépy.

Enfin rappelons ici que nous dénonçons depuis longtemps les nuisances des LGV.

A ce titre les nuisances acoustiques pour les riverains, et la déperdition des biens immobiliers qui en résulte, constituent un problème majeur pour nos territoires.

Dès la mise en service des LGV Tours-Bordeaux et Bretagne une levée de boucliers se fait jour chez de nombreux riverains. Un peu tard toutefois pour ces derniers endormis souvent par les promesses de RFF (SNCF Réseau).

Des pétitions s’organisent comme en Ille et Vilaine mais aussi en Gironde ou en Charentes et en Poitou.

Là encore les promesses de modification des dispositifs antibruit par SNCF Réseau risquent bien de laisser les riverains dans une ambiance sonore excessive (+ de 70 à 80-88 décibels) durant de nombreuses années encore. La campagne de mesures acoustiques que doit lancer SNCF en septembre risque de laisser bon nombre d’habitants sur un constat d’impuissance.

Pour tous ceux qui se situent sur le tracé des LGV du GPSO ce qui se passe pour les LGV Tours-Bordeaux et Bretagne doit résonner comme une alerte et une incitation à refuser les dispositifs acoustiques qui devraient être de conception identique à celle implantée sur les deux LGV inaugurées début juillet.

LGVEA a plusieurs fois, dans son mémorandum de début 2015, et tout au long des discussions avec RFF, dénoncé ce manquement au respect de la tranquillité des riverains potentiels de la LGV.

Ne baissons pas les bras. Notre refus des LGV, notre souhait de voir les lignes actuelles rénovées et modernisées (avec notamment des protections acoustiques renforcées), doivent guider notre lutte pour la défense de nos territoires et leur environnement préservé.

Restons vigilants et volontaires.

Pour LGVEA

Le président  Jean-Robert Thomas

27/07/2017

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 03:33

LGVEA, avec 11 autres Co requérants (associations, fédération départementale des chasseurs de Lot-et-Garonne, association d’élus de Gironde et Lot-et-Garonne, communauté de communes de Montesquieu), vient d’obtenir du Tribunal Administratif de Bordeaux l’annulation de la DUP des Aménagements Ferroviaires au Sud de Bordeaux (AFSB).

Cette reconnaissance juridique du bien fondé de nos arguments contre un projet « d’inutilité publique » vient à propos confirmer que les infrastructures LGV/TGV ne représentent plus « un progrès » pour le citoyen/contribuable/usager des années 2010-2020.

Les 30 à 40 dernières années de « tout LGV/TGV » démontrent aujourd’hui qu’elles ont asphyxié l’indispensable modernisation et rénovation de notre réseau ferroviaire classique. Les dizaines de milliards d’euros engloutis dans ce secteur de la grande vitesse ferroviaire ont manqué pour maintenir en état le réseau existant où circulent la majorité des trains du quotidien.

Ce sont ces derniers qui voient passer journalièrement 8 à 10 millions de voyageurs/jour au regard seulement des quelques 300000 usagers/jour pour le TGV.

C’est ce qu’est venu rappeler Gilles Savary, ex-député de la 9ème circonscription de la Gironde, lors de notre assemblée générale du 30 juin 2017.

AG LGVEA 30-06-2017 (SO 3-07-2017)

AG LGVEA 30-06-2017 (SO 3-07-2017)

Notre association, et ses adhérents, redisent aujourd’hui leur détermination contre le Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) et leur attachement à la rénovation-modernisation des voies ferrées existantes.

Face à nous, telle une ligne Maginot d’un autre siècle, campent quelques grands élus autocrates enlisés dans une idée du « progrès » totalement dépassée.

Ils sont maintenant bien seuls au regard des milliers de citoyens, des dizaines et dizaines d’élus locaux (maires, conseillers municipaux, conseillers départementaux, conseillers régionaux) qui se mobilisent auprès de nous pour réclamer l’arrêt des LGV du GPSO et ses aménagements annexes (AFSB et AFNT)[1].

 

[1] AFSB : aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, AFNT : aménagements ferroviaires au nord de Toulouse, tous deux intégrés dans le projet global de LGV du GPSO.

Macron et Hulot mettent le GPSO en veilleuse

Macron et Hulot mettent le GPSO en veilleuse

Bien mieux le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, et le ministre de la transition écologique et sociale (par ailleurs en charge des transports), Nicolas Hulot, viennent de mettre un frein aux extensions de la LGV Tours-Bordeaux au sud de Bordeaux. Ils estiment qu’il faut « réorienter les priorités » et « s’engagent à financer le renouvellement des infrastructures insuffisamment entretenues ».

Rappelons à ce propos que nous avons plusieurs fois fait écho aux mises en garde sur la détérioration du réseau ferré existant pointé pourtant par l’Ecole Polytechnique de Lausanne à deux reprises.[1]  

Aujourd’hui, mis à part quelques thuriféraires obstinés, la raison semble l’emporter avec les avis négatifs des commissions d’enquête publique sur les AFNT et les LGV du GPSO, l’annulation de la DUP des AFSB, les déclarations du président Macron et de son ministre Hulot et même la réticence « financière » de la nouvelle députée de la 9ème circonscription de la Gironde, Sophie Mette.

 

[1] Voir à ce sujet des deux rapports publiés par l’EPFL en 2005 et 2012.

la nouvelle députée Sophie Mette écarte le GPSO

la nouvelle députée Sophie Mette écarte le GPSO

Alors notre détermination reste intangible pour réclamer, avec nos amis co-requérants, l’annulation de la DUP concernant les AFNT devant le TA de Toulouse et l’annulation de la DUP des LGV « Bordeaux-Toulouse » et « Bordeaux-Dax » devant le Conseil d’Etat.

Il faut rappeler d’ailleurs, alors que l’on évoque ces jours-ci la résistance contre le GPSO en Sud-Gironde, que seule LGVEA en Gironde ,adossée avec la Communauté de Communes de Montesquieu, s’est associée avec des associations du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne et de Haute-Garonne pour porter recours contre la DUP des AFSB auprès du TA de Bordeaux mais aussi contre la DUP des AFNT et des LGV. Les autres associations girondines, landaises et basques ont porté recours contre la seule DUP des LGV « Bordeaux-Toulouse » et « Bordeaux-Dax ».

Restons humbles et vigilants. L’annulation de la DUP des AFSB constitue une réelle victoire pour nous mais elle n’est qu’une étape dans le bras de fer que nous avons engagé contre le GPSO dans son entier.

La détermination de LGVEA et de ses adhérents reste entière pour faire gagner la défense de nos territoires.

Pour LGVEA

Le président Jean-Robert Thomas – 4/07/2017

Partager cet article
Repost0
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 05:51

La Coordination Vigilance LGV Gironde appelle à une Manifestade vendredi 30 juin et samedi 1er juillet 2017 à Pompéjac (33730).

Elle répond à l'inauguration de la LGV Tours-Bordeaux et entend donner la contradiction sur ces Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) que sont les LGV en général et tout particulièrement celles du GPSO.

Vous pouvez prendre connaissance de cet appel par le site eventbu.com par le lien ci-dessous.

 

Partager cet article
Repost0
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 05:32
L'association Défense du Patrimoine Caudecostois communique

Défense du Patrimoine Caudecostois

Membre Coordination des Associations Aquitaine et Midi Pyrénées

Pour le TGV sur les lignes existantes réaménagées.

 

La LGV : où en est on ?  Une bonne nouvelle.

 

Depuis octobre 2016, nous ne vous avons pas communiqué de nouvelles sur le projet de  GPSO Bordeaux et Toulouse. Non pas parce que rien ne se passait, mais parce que nous étions dans la phase juridique et que nous travaillons lourdement pour trouver des arguments pour contester le projet auprès des autorités judiciaires de notre pays. Travail obscur, très lourd et surtout nouveau pour beaucoup d’entre nous, car il ne s’agit pas de dire et dénoncer que ce projet est inutile, trop onéreux et que l’on pourrait faire autre chose pour 3 fois moins cher. Mais, comme nous vous l’avions dit nous avons décidé de contester le bien fondé juridique des Déclarations d’Utilité Publiques. Nous ne sommes pas juristes, mais, bien guidés par nos avocats nous avons fournis les éléments que ceux ci ont traduit en termes juridiques pour les déposer ensuite auprès des autorités judiciaires. Pour rappel, le projet GPSO dorénavant a été découpé en 4:

  • Aménagement Ferroviaire Sud Bordeaux (AFSB),
  • Aménagement ferroviaire Nord Toulouse (AFNT)
  • Lignes nouvelles Saint Médard d’Eyrans- Saint Jory et Saint Médard d’Eyrans-Dax.
  • Et, ultérieurement (Quand ?), Dax- Hendaye.

Découpage tout a fait artificiel fait pour dissimuler les couts très élevés du projet et une rentabilité illusoire.

 

Ainsi, nous avons déposé des recours contre les Déclarations d’Utilité Publique (DUP) prononcées sur les 3 premiers sous-projets, auprès du :

  • Du Tribunal administratif de Bordeaux contre le préfet de la Gironde pour AFSB.
  • Du Tribunal administratif de Toulouse contre le préfet de la Haute Garonne pour AFNT.
  • Enfin auprès du Conseil d’Etat contre l’Etat pour les Lignes Novelles. Pour votre information , ce recours serait accompagné par notre Municipalité au titre d’une « intention volontaire » comme l’ont déjà fait 14 collectivités et associations d‘élus.

 

S ‘en est suivi  un long processus d’échanges de mémoires rédigés par notre avocat sur la base des informations, preuves et documents que nous lui avons rédigés. Rude boulot.

 

Jeudi 8 juin dernier, le rapporteur du Tribunal Administratif de Bordeaux recommandait au Président de ce Tribunal d’annuler la Déclaration d'Utilité Publique du tronçon AFSB prononcée en Novembre 2015 par le préfet de Gironde. C'est une victoire incontestable pour les associations de la Gironde, du Lot et Garonne, du Tarn et Garonne et de la Haute Garonne, la Communauté Urbaine de Montesquieu et quelques particuliers. La lutte fut âpre car le préfet et la SNCF avaient contesté tous les arguments que nous leur avions avancés par 8 mémoires consécutifs auxquels nous avons dû répondre point par point.

Le rapporteur du Tribunal Administratif a considéré que la DUP devait être annulée totalement pour " insuffisance de l'évaluation économique et sociale : conditions de financement". Bien sûr, cette décision doit être confirmée par le Président de ce Tribunal, sous 15 jours, mais la probabilité que cela se fasse est très grande.

Il y aura sans doute un appel de la décision, auquel il nous faudra bien évidemment répondre. Encore de l’attente mais c’est déjà un succès, c’est aussi le début du « détricotage » du projet GPSPO.

Nous sommes confiants car nos arguments juridiques sont lourds, même si le rapporteur en a écarté quelques uns, qui à eux seuls justifieraient l'annulation de cette DUP .

 

Et maintenant que va t il se passer ?

L'Etat n'a pas encore répondu au recours déposé auprès du Conseil d'Etat. Il le fera, vraisemblablement, après les élections législatives. Qu'en sera-t-il ?  Nous le savons pas encore. Plusieurs scénarii sont possibles:

  • Le plus probable, l’Etat décide de maintenir sa DUP et émet un mémoire justifiant son projet. Dans ce cas nous répondrons et démontrerons  l’illégalité de ce projet . Combien de mémoires ?
  • Le plus optimiste, le nouveau gouvernement décide de suspendre sa DUP ou de l’annuler, compte tenu des éléments nouveaux et des derniers rapports de la Cour des Comptes, des Commissions de Senat et du parlement et aussi de l’impossibilité de financer un projet non rentable.

 

Nous attendons sereinement ces décisions car avec l'énorme travail effectué nous avons des arguments juridiques très lourds, difficilement contestables. Mais on ne sait jamais en justice. Toutefois, nous avons confiance. D'autant, comme la presse nous en informe, les tenants de la LGV ne désarment pas. À voir la pression énorme que mettent Madame Delga, Monsieur Moudenc à Toulouse sur le Gouvernement. Bien des gens nous posent la question sur ce qu'en pensent notre nouveau Président et son nouveau gouvernement. Nous n'en savons rien, mais ce que nous savons n'est que les tenants du projet sont essentiellement Toulousains et raisonnent uniquement en Toulousains car, pour bien des grands connaisseurs de la politique ferroviaire, ce projet est mauvais pour notre pays car :

  • Trop onéreux et pas rentable.
  • Pas financé et non finançable
  • Et surtout, n’est plus d'actualité compte tenu des enjeux de notre pays.

 

L'hypothèse de l'alternative est donc de plus en plus à considérer. Qu'en décidera le nouveau gouvernement ? Nous attendons la réponse à cette question par la nouvelle Ministre des Transports.

Mais tout cela peut aller très vite, car si le Conseil d'Etat ou l’Etat lui même déclare l'annulation de la DUP sur le tronçon sur des lignes grande vitesse nouvelles, cela sera gagné.

 

Nous avons gagné la première manche, mais il y en aura d’autres encore a gagné. Venez nombreux nous soutenir ou poser vos questions lors de la prochaine Assemblée Générale que nous allons organiser début Juillet .

 

                                                           Pour DPC, le président Claude Semin

 

 

* Je vous rappelle que c’était le seul tronçon où une Commission EUP avait déposé un avis favorable, alors que les 2 autres tronçons avaient reçu un avis défavorable. Malgré cela, le Gouvernement et le Préfet de la Haute Garonne ont passé outre l’opinion des citoyens et ont déclaré d’Utilité Publique leur tronçon, rejoignant ainsi le Préfet de la Gironde.

 

11 juin 2017

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 17:13

Législatives 2017 : les candidats s’expriment sur le dossier GPSO

Notre association, comme d’autres sur la Nouvelle Aquitaine, a voulu connaître la position des candidats aux législatives sur le dossier majeur que constitue le Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO).

Rappelons que celui-ci a été découpé artificiellement en trois sous-projets schématiquement définis par les acronymes suivants :

  • Aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux - AFSB
  • Aménagements ferroviaires au sud de Toulouse -AFNT
  • Lignes nouvelles (LN) à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Nous avons porté, avec d’autres associations, communes, communautés de communes, particuliers… trois recours devant les tribunaux administratifs de Bordeaux et Toulouse (AFSB, AFNT) et devant le Conseil d’Etat (LN) contre les Déclarations d’Utilité Publique émises par les préfets et l’Etat.

Nous alertons régulièrement les élus locaux contre le GPSO, grand projet inutile et imposé (GPII), dont nous voulons l’abandon au profit d’une rénovation et d’une modernisation des voies ferrées existantes afin qu’elles puissent accueillir des rames rapides (200-220 km/h) répondant aux besoins des usagers du train au quotidien.

A l’occasion des élections législatives 2017 nous avons contacté tous les candidats sur la 9ème circonscription de la Gironde.

Voici ci-après le courrier qui leur a été adressé :

Association Landes Graves Viticulture Environnement en Arruan

L.G.V.E.A

2, avenue du 8 mai -33650 – Saint Médard d’Eyrans

Mail : lgv.environnement.arruan@gmail.com

Blog : www.lgvea.over-blog.com 

Le Président, Jean-Robert THOMAS

Le 2 juin 2017,

A l’attention de :

 

Nom du candidat aux législatives sur la 9ème circonscription de la Gironde

 

 

Madame, Monsieur,

Notre association lutte depuis plusieurs années contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII) dont notamment le Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO).

Ce projet d’infrastructure ferroviaire à grande vitesse (LGV) est prévu pour relier Bordeaux à Toulouse et Dax via Saint Médard d’Eyrans. Pour quelques 400 km de LGV le coût prévisionnel en conditions économiques 2013 approche 10 milliards d’euros.

L’expérience nous fait dire que si le projet venait à terme la facture finale dépasserait probablement les 12 milliards d’euros soit environ 30 millions d’euros/km.

Si l’alternative que nous défendons, à savoir la rénovation et la modernisation des voies ferrées actuelles, et selon une étude indépendante financée par des élus sur l’axe Bordeaux-Toulouse (étude CLARACO), pouvait être approuvée par les prochains élus et le gouvernement, elle ne coûterait qu’environ 3 milliards d’euros pour Bordeaux-Toulouse.

Cette voie rénovée et modernisée pourrait alors accueillir sans contrainte majeure des trains rapides (200-220 km/h) et d’autres rames telles que TER, TET, fret… au service quotidien des usagers des territoires.

Vous êtes aujourd’hui candidat (e) à l’élection législative sur la 9ème circonscription de la Gironde.

A ce titre vous aurez à défendre nos territoires dans le respect général de l’utilité publique et, sur le plan national, pour un service public qui ne creuserait pas la dette de l’état.

Celle-ci dépasse aujourd’hui les 2200 milliards d’euros et le déficit a été de 69 milliards d’euros en 2016.

La SNCF cumule aujourd’hui la dette globale des anciennes entités (SNCF et RFF) qui atteint plus de 51 milliards d’euros et devrait avoisiner 60 milliards en 2025.

Alors que l’usager du rail au quotidien subit retards, annulations, pannes… la priorité annoncée mais pas concrétisée à ce jour devrait être la modernisation du réseau ferré existant.

Devant le déni de démocratie que constituent les DUP publiées pour la construction du GPSO malgré des avis défavorables de deux commissions d’enquête sur trois, nous avons, avec de nombreux élus, communes, communautés de communes, associations, particuliers…porté recours auprès des tribunaux administratifs et auprès du Conseil d’Etat.

Nous nous adressons aujourd’hui à vous pour connaître votre position de candidat et de futur élu sur ce projet inutile de LGV.

Votre avis, s’il nous est transmis d’ici le vendredi 9 juin dernier délai, sera publié sur notre blog.

Dans l’attente, Madame, Monsieur, veuillez recevoir ici nos meilleurs sentiments républicains.

 

Etes-vous favorable au projet de LGV (GPSO) qui doit traverser nos territoires ?

 

 

Etes-vous favorable à la rénovation et à la modernisation des voies ferrées existantes ?

 

 

Commentaires éventuels :

 

A ce jour et à cette heure, sur les 13 candidats interpellés (cf. ci-dessous), seuls 5 ont répondu officiellement  à notre courrier.

Fanny LOUSTAU (UPR),

Sophie RIVIERE-DURIVAULT (FN)

 Patrick DHERSIN (Alliance écologique indépendante),

Michel DUFRANC (Les Républicains),

Dominique BAUDE (EELV),

Xavier de JAEGER (Citoyen du vote blanc),

Antoine COURJAUD (Nouvelle Donne),

 Gilles SAVARY(P.S.)

Sophie METTE (En Marche),

Rémi BERTHONNEAU (Debout la France),

François PAPIAU (La France Insoumise),

Christine GUERNE (P.C.),

Jean Philippe DELCAMP (Lutte Ouvrière),

Il s’agit de Gilles SAVARY (PS), Dominique BAUDE (EELV), François PAPIAU (France Insoumise), Michel DUFRANC (LR) et Jean-Philippe DELCAMP (LO).

Nous donnons ci-après leurs réponses et leurs commentaires recueillies au 9/06/2017 (19h)

Candidats

Favorable au GPSO

Favorable à la rénovation des voies actuelles

Commentaires du candidat (suivre le lien)

Commentaires LGVEA

Fanny LOUSTAU (UPR)

Pas de réponse

 

Sophie RIVIERE-DURIVAULT (FN)

Pas de réponse

 

Patrick DHERSIN (Alliance Ecologique Indépendante)

Pas de réponse

Sur la profession de foi « nationale » l’Alliance dit vouloir « stopper les grands projets (LGV, aéroport…) ».

Nota : il semble au dernier moment que P. Dhersin ne peut être candidat suite à un problème administratif. Toutefois L'Alliance Ecologiste indépendante « est totalement opposée à la LGV ».

Michel DUFRANC (LR)

NON à la LGV

Oui à l'aménagement des voies existantes

Monsieur,

 
Je prends connaissance de votre courrier du 3 juin 2017.Vous savez mon engagement contre le projet LGV que j'ai exprimé d'une manière claire.
J'ai fait voter "CONTRE" plusieurs délibérations au Conseil Municipal de La Brède et nos contributions sont sur les sites du débat public.
Ma position restera aussi ferme à l'avenir.
Cordialement,
 
Michel DUFRANC
Candidat LR aux Elections Législatives de la 9ème circonscription de la Gironde

Il dit dans sa profession de foi vouloir « demander le basculement des crédits prévus pour la réalisation de la LGV vers les transports ferroviaires de proximité ».

Dominique BAUDE (EELV)

NON

OUI

LIEN

Il demande dans sa profession de foi la « fin des grands projets inutiles et imposés (GPII) ».

Xavier de JAEGER (Citoyen du vote blanc)

Pas de réponse

Ne s’engage pas fermement pour ou contre le GPSO.

Antoine COURJAUD (Nouvelle Donne)

Pas de réponse

 

Gilles SAVARY (PS)

NON

OUI

LIEN

On peut rajouter le courrier accompagnant la réponse de G. Savary à consulter par le LIEN.

Il reprend l’argumentaire sur sa profession de foi en écrivant « Accentuer la mobilisation, pour que le coût du projet LGV soit affecté à la création d’une véritable ligne de trains de banlieue fiables et cadencés entre Agen et Bordeaux ».

Nous pensons que la rénovation devrait porter sur l’ensemble de la ligne Bordeaux-Toulouse.

Sophie METTE (En Marche)

Pas de réponse

Dans sa réponse à la Coordination Vigilance LGV elle dit être contre la LGV et pour l’aménagement des voies existantes.

Rémy BERTHONNEAU (Debout la France)

Pas de réponse

 

François PAPIAU (La France Insoumise)

NON

OUI

LIEN

Rejette le GPSO en écrivant dans sa profession de foi que notre circonscription « est également menacée par le projet de LGV qui cisaillerait le sud Gironde sans répondre aux besoins de TER rapides et réguliers, sans rénover les infrastructures existantes ».

Se positionne contre la LGV dans sa réponse à la Coordination alternative LGV 33.

Christine GUERNE (PC)

Pas de réponse

 

Jean-Philippe DELCAMP (LO)

NON

OUI

LIEN

 

 

Pour information nous vous invitons à prendre connaissance des réponses des candidats reçues par d’autres associations ou coordinations sur le dossier GPSO (pour la 9ème circonscription de la Gironde) mais aussi d’autres circonscriptions de la Gironde, des Landes, du Pays Basque.

Liens :

http://www.lgpe.fr/tableau-recapitulatif-des-reponses-a-la-lettre-235

http://lgpe.fr/-legislatives-2017-

http://www.cade-environnement.org/2017/06/05/lgv-et-legislatives-les-reponses-a-notre-questionnaire/

Enfin, conformément à nos statuts, nous sommes apolitiques et nous ne donnons pas de consigne de vote.

Nous portons à votre connaissance les réponses des candidats à notre courrier afin que vous soyez totalement informés de leur position sur un sujet majeur concernant la défense de nos territoires.

Cordialement

Pour LGVEA Le Président

Jean-Robert Thomas

9/06/2017

Partager cet article
Repost0
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 14:30

La doxa vient très souvent nous distiller une propagande qui glorifie TGV et LGV comme un couple technologique auréolé de vertus économiques et écologiques.

Il assurerait la croissance des territoires et, fée électrique oblige, il réduirait les GES et les émissions de CO2 pour le transport.

La réalité est toutefois éloignée de cette utopie que J. Ellul dénonçait déjà dans « Le Bluff Technologique » dès 1988.[1]

LGV : entre fiasco économique et prédation écologique

 

 

Pour la LGV Tours/Bordeaux le « coup est parti » comme le claironne avec ostentation les tenants de la grande vitesse ferroviaire.

Fin février 2017 c’est François Hollande qui faisait de l’humour à Villognon pour inaugurer en avance de phase cette LGV : « il a fallu 5 ans pour réaliser cette ligne, cinq ans ! un quinquennat ! c’est court…et c’est long pour certains ».

Il n’a pas évoqué alors, comme le relève la Vie du Rail le 10 mars 2017, les 9 milliards d’euros qu’ont coûté les travaux en PPP et les quelques 90 millions de perte estimés par Guillaume Pépy, PDG de SNCF, sur l’exploitation par SNCF Mobilités des TGV sur les seuls 6 mois (juillet-décembre) de 2017.

G. Pépy commentant les comptes SNCF de 2016 [2]évoque déjà 200 millions de perte d’exploitation pour SNCF Mobilités sur cette LGV en 2018 entrainant une marge négative en 2017-2018.

 

[1] Jacques Ellul, le Bluff Technologique, Hachette,1988

[2] Cf. Challenge’s.fr du 27/02/2017 (consulté le 5/06/2017).

LGV : entre fiasco économique et prédation écologique

Rouler à 300-320 km/h coûte cher, très cher !

En infrastructure d’abord car les LGV c’est aujourd’hui au minimum 25 à 30 millions d’euros/km.

 

En amortissement ensuite car la construction en concession (PPP) implique que la rentabilité imposée par le constructeur vis-à-vis de ses actionnaires (LISEA-Vinci en l’occurrence avec un TRI de 15%) se répercute sur le tarif des péages. Ces derniers seront supportés par l’opérateur ferroviaire, aujourd’hui SNCF Mobilités avant l’ouverture à la concurrence européenne prochaine à d’autres compagnie telles que Deutsch Bahn, Ferrovie dello Stato Italiane…durant 50 ans (durée de la concession).

LGV : entre fiasco économique et prédation écologique

L’ARAFER critiquant récemment le contrat de performance Etat/SNCF revient d’ailleurs sur une augmentation des péages de 2,8 à 3,6%/an qui dépasse nettement l’inflation prévisible sur la période 2018-2026.[1]

En exploitation enfin pour (les) l’opérateur ferroviaire prit en tenaille entre péages, prix du billet, amortissement des rames TGV…

Faut-il alors s’obstiner dans le tout TGV/LGV quand on lit dans La Vie du Rail du 24 mars 2017 que SNCF Réseau envisage des « solutions techniques » qui « selon l’ampleur des aménagements [NDLR il évoque l’axe Nantes-Rennes] le trajet pourra se faire en 50 minutes à des vitesses comprises entre 200 et 250 km/h grâce à de nouveaux trains régionaux ».[2]

Benoit Formstecher évoque ainsi un « TER rapide » avec des trains circulant à 200-250 km/h et s’arrêtant tous les 60 à 80km.

On aperçoit ici un concept que nous défendons depuis longtemps qui serait une base de travail pour une alternative à la LGV Bordeaux-Toulouse après modernisation.

Même si les coûts de modernisation/rénovation du réseau restent élevés, ils sont sans comparaison avec l’investissement extrême pour les LGV et limiteraient par ailleurs l’explosion de l’endettement SNCF aujourd’hui pourtant limité par la loi de 2014 et le décret du 31/03/2017.

SNCF n’est plus autorisée à dépasser le ratio d’endettement fixé à 18 (dette/résultat d’exploitation).[3] Ce faisant les gros investissements de développement LGV comme pour le GPSO (> 10 milliards d’euros) ne peuvent être supportés que par l’Etat et/ou les collectivités territoriales.

Ces derniers, dans le marasme économique et financier actuel, ont bien du mal à trouver 10 milliards d’euros pour engager le GPSO et la recherche de financement « innovant » (PPP, project bonds, financement européen…) et risquent de s’enliser rapidement.

 

[1] Cf. La Vie du Rail, 14 avril 2017, p5.

[2] Selon Benoit Formstecher, chef de mission SNCF Réseau.

[3] Il est malheureusement aujourd’hui, du fait des engagements anciens, égal à 24.

LGV : entre fiasco économique et prédation écologique

Guillaume Pépy ne cache plus ses doutes quant au lancement prochain du GPSO. C’est ainsi qu’il s’est attiré les foudres des thuriféraires du GPSO quand il a déclaré sur l’antenne de France Inter : « Je pense que c’est le dernier [NDLR il évoquait le chantier de la LGV Tours-Bordeaux] pour le moment et, encore une fois, ce que je vous ai dit tout à l’heure, c’est que notre grand chantier, c’est le chantier de RER et c’est tant mieux ».[1]

Réflexion d’un PDG gestionnaire des comptes SNCF qui connait son sujet tout en précisant qu’il n’est pas décisionnaire dans les lancements de LGV, c’est l’Etat.

Nous suivrons cela avec d’autant plus d’attention qu’après l’élection d’E. Macron nous attendons les décisions du gouvernement en la matière.

On attend d’ailleurs les résultats de la mission (été 2017 ?) sur le financement du GPSO confiée à Benoit Weymuller et Alain Bodon.

L’Etat devra aussi, comme actionnaire unique de SNCF, assumer les décisions du précédent gouvernement sous la présidence Hollande.

On reparlera certainement dans les prochains mois du chantage à l’emploi engagé par Alstom pour le site de Belfort.

Les commandes de TGV et autres rames (15 TGV[2], 30 Coradia, RER 2NNG…), qui se montent à 780 millions d’euros dans les comptes d’Alstom, renforcent les excellents résultats du constructeur dont le chiffre d’affaire atteint 7,3 milliards d’euros.[3]

L’Etat pourra-t-il sans fin entrer dans des marchandages économiques qui mettent en péril SNCF, et au-delà, le contribuable ?

Alors que s’achèvent la LGV Tours-Bordeaux et la LGV Bretagne-Pays de Loire, que l’on va bientôt circuler sur le contournement Nîmes-Montpellier, et que l’on supporte aujourd’hui la récente faillite de la LGV Perpignan-Figueras, il est grand temps d’abandonner les projets de LGV et de se recentrer sur « l’essentiel », le réseau existant.

Enfin n’oublions pas que les pertes économiques pour la Nation ne sont pas les seules à déplorer dans la construction des LGV.

 

[1] Cf ; La Vie du Rail, 5/05/2017, p4.

[2] Coût d’une rame TGV Océane = 30 millions d’euros.

[3] La Vie du Rail (19/05/2017, p6) titrait « L’insolente santé d’Alstom ».

LGV : entre fiasco économique et prédation écologique

Un rapport sénatorial récent[1] vient à propos rappeler que dans les grands projets (NDDL, A65, LGV Tours-Bordeaux) l’environnement et l’écologie paient le prix fort et que la « compensation » reste bien souvent hypothétique et dispendieuse.

Nous ne pouvons qu’être inquiets à propos du GPSO où 5000 à 6000 ha de terres naturelles et agricoles, dont des zones N2000, pourraient disparaître car on a minimisé les phases « évitement et réduction » du processus ERC (éviter, réduire, compenser).

La compensation ne répondrait pas seule à la préservation écologique indispensable. Elle pourrait même être selon Maxime Combes être qualifiée de « permis de détruire ». Cet économiste et membre d’ATTAC France s’appuyant sur l’exemple de Notre Dame des Landes (NDDL) vient porter la contestation dans un article relayé par Médiapart. Repoussant l’assertion que « la construction d’une infrastructure impliquant compensation environnementale pourrait être à l’origine d’un gain net de biodiversité » il rétorque :

« Là où les écologues disent qu'il est plus efficace de protéger l’existant que de recréer, imparfaitement, la nature, ce principe de gain net de biodiversité fait la promesse du contraire et institue un véritable droit à détruire. Pourtant, les écologues sont catégoriques à ce sujet : il n'est pas possible de restaurer l'intégralité de l'écosystème préexistant ».

Pour toutes ces raisons nous pensons que le GPSO s’inscrit bien dans les Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII).

Pour LGVEA, le Président Jean-Robert Thomas 5/06/2017

[1] Rapport sénatorial n°517 du 25/04/2017 -Rapporteur Ronan Dantec.

Partager cet article
Repost0
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 14:22
Source SNCF Réseau

Source SNCF Réseau

L’ARAFER avait tancé les représentants de l’Etat qui présentaient un contrat de performance ubuesque.

Son avis n°2017-036 du 29 mars 2017 listait de nombreuses carences dans les termes du contrat présenté avec notamment :

  • La trajectoire financière de SNCF à 10 ans
  • Les taux de péages qui dépassent une inflation moyenne
  • L’absence de plan de conservation des lignes ferroviaires
  • Des objectifs de performance non définis et un manque d’indicateurs
  • Des orientations tarifaires voyageurs et fret
  • Une poursuite de la dérive de l’endettement…

L'avis de l'ARAFER est en lecture via le lien suivant:

http://www.arafer.fr/wp-content/uploads/2017/03/Avis-2017-036-du-29-mars-2017-Contrat-Etat-SNCF-R%C3%A9seau-VERSION-PUBLIQUE.pdf

La Commission de l’Aménagement du territoire et du développement durable a audité Bernard ROMAN président de l’ARAFER et Patrick JEANTET président de SNCF Réseau ce 19 avril dernier. Son président, Hervé MAUREY, a dénoncé aussitôt la méthode de l’Etat qui n’a pas respecté les formalités de présentation des dossiers au préalable devant les sénateurs de la Commission.

Le compte rendu de cette Commission est consultable par le lien ci-dessous.

http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20170417/devdur.html#toc3

La signature annoncée du contrat pour le lendemain matin 20 avril acte une façon plus que cavalière du pouvoir exécutif envers les élus comme l’écrit Hervé MAUREY :

"Toujours sur la forme, je l'ai dit ce matin devant le conseil de surveillance, je considère qu'il n'est ni acceptable ni convenable que le Gouvernement signe, à trois jours de l'élection présidentielle, un contrat qui va déterminer la relation entre l'État et la SNCF pour dix ans".

Ce dernier s’appuyant sur les propos de Bernard ROMAN insiste sur un point positif (34 milliards d’euros sur 10 ans pour améliorer le réseau qui a été délaissé pendant 20 ans au seul profit de la grande vitesse) mais aligne des points négatifs avec notamment :

  • L’absence d’un plan des lignes du réseau à conserver
  • L’incertitude sur la géographie du développement du réseau avec en particulier le projet pendant de la LGV Bordeaux-Toulouse
  • La liberté prise dans le respect de la « règle d’or » qui vient juste d’être officialisée par décret
  • Les augmentations tarifaires excessives voyageurs (+3,2% en 2024) et fret (+9,6% en 2026) !
  • Un désendettement pas assuré sur la durée du contrat par l’Etat avec une prévision de montée de la dette à la fin de l’exercice (43 milliards d’euros è 63 milliards d’euros) et + 400 millions d’euros/an ensuite...

On ne peut voir dans ces différentes critiques que l’affichage officiel de nos alertes successives sur l’obsession mortifère d’une politique du tout TGV/LGV, par les ministres successifs depuis plus de 10 ans, et la cohorte des néo féodaux sous la houlette des Alain Rousset, Martin Malvy et aujourd’hui Carole Delga, Alain Juppé…

Qui reprendra la main dans le prochain gouvernement pour que l’Etat « stratège » assure sa mission pour un ferroviaire au service de l’usager, dans le respect de la démocratie participative avec le citoyen/contribuable ?

Nous resterons particulièrement vigilants et motivés pour faire entendre leurs voix.

Pour LGVEA le président Jean-Robert Thomas

Partager cet article
Repost0

Présentation De L'association

  • lgvea.over-blog.com
  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

LGVEA en réunions publiques

Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

 http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/reunionspubliques/Module_presentation_AG_constituante_V2.ppt

 

Recherche

Nos statuts - Adhésion

Vous pouvez prendre connaissance de nos statuts en cliquant sur le lien suivant

http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/STATUTS_de_LGVEA-_projet_assemblee_constituante.doc.

 

Vous pouvez adhérer à notre association en complétant le formulaire ci joint. Cliquer ici http://sd-2.archive-host.com/membres/up/8889538985686605/Docs_LGVEA/BULLETIN_ADHESION.doc.

Merci de renvoyer formulaire complété et chèque libellé au profit de L.G.V.E.A à l'adresse du siège social: 2, avenue du 8 mai -33650 - Saint Médard d'Eyrans.

Important: donner si possible une adresse email pour recevoir régulièrement  les nouvelles et informations de LGVEA.

 

Catégories