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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 14:44
https://www.google.fr/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=imgres&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjd6tvfs_TSAhUDHxoKHTGzApIQjRwIBw&url=http%3A%2F%2Fpierrealain.blogs.nouvelobs.com%2Farchive%2F2013%2F01%2F11%2Fhollande-confirme-la-realisation-de-la-lgv-bordeaux-toulouse.html&psig=AFQjCNGMELYe7fQ4zzqmrukoaEgUTOPyyA&ust=1490625740739800

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Notre association reste totalement neutre au regard des partis politiques et de leurs représentants (Cf. nos statuts).

Elle entend toutefois informer ses adhérents et les citoyens des positions affichées par les candidats à la présidentielle sur le sujet majeur que constituent le GPSO et ses LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

Ces derniers jours les quotidiens régionaux ont lancé le débat en interrogeant ceux-ci. Leurs réponses méritent d’être diffusées et commentées.

Le 23 mars le quotidien  La Dépêche communique les réponses des candidats à la présidentielle sur « l’arrivée de la ligne à grande vitesse ».

Pour La Dépêche il faut traduire : « Si vous devenez président, quelle position prendriez-vous sur l’arrivée de la ligne à grande vitesse à Toulouse ? ».   

Les réponses sont variées et chacun peut juger de leur pertinence :

Nathalie Arthaud (LO). « Je suis contre car la construction et l'exploitation de la LGV qui s'arrêtera à Bordeaux, ont été concédées pour 3/4 à des sociétés privées. Si les usagers gagneraient en temps de trajet, les trusts du BTP et les financiers vont gagner des milliards. »

 

François Asselineau (UPR). « Je souhaite que les grandes villes françaises soient reliées par une ligne de chemin de fer rapide car cela permettrait de désengorger les autoroutes et serait plus écologique. Mais il faudrait savoir si une réelle demande existe entre Bordeaux et Toulouse. »

 

Jacques Cheminade (S & P). « Je suis pour car ce sont deux grandes villes, il y a un marché. Pour développer encore leurs relations économiques, il faut raccourcir le temps de trajet entre elles. La LGV permettrait aussi de désenclaver de nombreuses villes sur le parcours ».

 

François Fillon (Les Républicains). « Ma priorité est la modernisation du réseau. Je comprends l'exaspération des Toulousains, mais il serait déraisonnable de se fixer sur le TGV, alors que le financement n'est pas bouclé et que la dette de la SNCF est de 60 millions ».

 

Jean Lassalle (Résistons !). « Je n'ai rien contre la LGV en soi, mais les populations n'ont pas été assez consultées sur ce projet. Or, il a des conséquences économiques, sociales et environnementales. Peut-être que les intérêts des élus locaux ont prévalu sur ceux des populations… »

 

Marine Le Pen (Front national). « Il est temps que ce projet aboutisse. Le Grand Sud-ouest de la France souffre en effet d'un enclavement profond, qui nuit totalement à son attractivité et renforce les difficultés de cette région. »

 

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). « Pour la grande vitesse mais pas la LGV qui nécessite des voies nouvelles destructrices d'environnement. L'État qui ne met pas un centime, ce qui induit un étranglement des collectivités locales. »

 

Nicolas Dupont Aignan (Debout la France). «8 milliards d'euros pour 50 minutes de plus c'est disproportionné quand on voit l'état du TER dans la région. On devrait plus penser à un RER toulousain plutôt que de raisonner toujours en direction de Paris. »

Philippe Poutou (NPA). « Nous sommes opposés à la LGV. Gagner une heure de temps de trajet au regard des frais que cela occasionne, des lignes transversales qui seront sacrifiées au détriment des travailleurs le tout cela pour enrichir des multinationales, c'est inutile. »

 

Emmanuel Macron (En Marche !). N'a pas répondu à nos sollicitations.

 

Benoît Hamon (Belle alliance populaire). N'a pas répondu à nos sollicitations

 

Lutte Ouvrière met le doigt sur les éventuels super profits que pourraient prendre les majors du BTP si, comme pour la LGV Tours-Bordeaux, les LGV du GPSO seraient concédées en PPP à Vinci, Eiffage, Bouygues…

François Asselineau laisse le lecteur perplexe quand il parle de « ligne de chemin de fer rapide » : faut-il traduire cela par LGV ou entend-il que la liaison Bordeaux-Toulouse soit assurée par des trains rapides ? Nous avons nous-même proposé que la voie existante soit rénovée pour la circulation de rames modernes jusqu’à 200-220 km/h. Notons aussi qu’il pose une question essentielle en parlant d’étudier « la réelle demande entre Bordeaux et Toulouse ».

Jacques Cheminade est affirmatif quand il dit qu’il y a un marché. Oui mais cela relève peut-être d’une conviction, d’une doxa qui veut que les métropoles toulousaine et bordelaise constituent un bassin potentiel pour un transport ferroviaire à très grande vitesse en TGV sur une LGV à 10 milliards d’euros. A-t-il seulement envisagé l’impact d’un billet TGV trop cher pour un usager moyen ?

Enfin on remarquera que J. Cheminade reprend la litanie erronée des thuriféraires des LGV en parlant de désenclavement des villes sur le parcours : tous les spécialistes du ferroviaire apportent la contradiction sur ce point. Les LGV sont des infrastructures visant à la circulation de trains très rapides entre des métropoles et peu adaptées aux arrêts dans les villes intermédiaires de l’hinterland. On peut se reporter à l’exemple récent des contestations élus/état sur la LGV Tours-Bordeaux.

François Fillon apporte une vision comptable sur le projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Avec un financement non bouclé et très incertain, avec une dette SNCF de 60 milliards d’euros, et non 60 millions comme écrit dans l’article de La Dépêche, l’approche du candidat est réservée. Sa priorité dans la modernisation du réseau le place dans le camp des « réalistes » que l’on compte au Sénat, à l’Assemblée, à la Cour des Comptes…et jusque à la tête de SNCF.

Jean Lassalle reste « en équilibre » en disant qu’il n’a rien contre la LGV en soi. Mes ses commentaires montrent un certain bon sens quand il souligne le manque de consultation des populations (nous parlerions pour notre part de consultation biaisée) et quand il pointe « les intérêts » des élus locaux prévalant sur l’intérêt général des populations.

Nous avons souvent montré que quelques grands élus territoriaux ont prétendu être au diapason des populations et élus locaux pour le choix des LGV : les quelques 15 000 avis délivrés durant l’enquête publique de fin 2014, et les réactions négatives de plus en plus nombreuses des élus locaux depuis, viennent infirmer cet axiome.

Marine Le Pen n’est pas dans la nuance. Elle semble réciter un catéchisme suggéré par des énarques du siècle dernier et repris à satiété par les dirigeants de RFF (SNCF Réseau) et les quelques grands élus bunkérisés dans la vision erronée d’un enclavement. Les données géopolitiques officielles disponibles sur l’INSEE montrent que l’Aquitaine et l’Occitanie sont très bien placées dans les régions dynamiques pour la démographie et l’attraction socio-économique ce qui contredit le caractère d’enclavement.

Jean-Luc Mélenchon résume assez bien la problématique des LGV en ce début du XXIème siècle.

Les LGV sont destructrices pour l’environnement. Leur alternative, une voie rénovée supportant des rames rapides modernes, est bien dans notre vision d’une mobilité au service de l’usager. Son alerte sur l’incapacité budgétaire de l’Etat, qui renvoie le financement des LGV sur les finances territoriales asphyxiées, prouve qu’il a pris conseil auprès d’élus confrontés à la réalité de notre système ferroviaire en perdition.

Nicolas Dupont-Aignan n’est pas loin d’une même position que le leader de la France Insoumise. Il dénonce un coût faramineux de 8 milliards d’euros (en fait plus près de 10 milliards pour l’ensemble du GPSO) pour un gain de seulement 50 minutes entre Bordeaux et Toulouse. Encore que ce gain théorique de 50 minutes doit être apprécié au regard des temps de parcours commerciaux quand le TGV doit desservir les gares intermédiaires de Langon, Marmande, Agen, Castelsarrasin, Montauban… ; le gain serait alors plus faible, plus près de 15 minutes comme nous l’avions découvert au travers de l’étude du Cabinet Claraco.

Philippe Poutou est opposé à la LGV car le coût ne justifie pas le gain de temps de trajet théorique d’une heure. Son refus s’appuie sur le risque associé d’une désaffection des lignes ferroviaires classiques, celles qui sont empruntées par l’usager de base, et d’un enrichissement exagéré des multinationales au détriment des travailleurs et entreprises nationales. Rappelons que LISEA annonce pour Vinci et ses actionnaires une rentabilité de 14% pour la LGV Tours-Bordeaux !

Benoit Hamon n’a pas répondu aux questions de La Dépêche. Peut-être gêné par la question sur une infrastructure que défend bec et ongle Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, mais aussi membre du comité de campagne du candidat à la présidentielle.

Emmanuel Macron lui non plus n’a pas répondu aux sollicitations du quotidien détenu par Jean-Michel Baylet, l’actuel ministre de l’Aménagement du Territoire.  Mais revenons quelques instants sur ses propos dans différents articles qui ont suivi le premier article de La Dépêche.

C’est dans l’édition du 23/03 de la Déphêche.fr qu’il est fait état de son interview lors de l’émission « Question de méthode » sur LCP et France Bleu. Le quotidien titre « Macron met un coup de frein à la LGV Paris-Toulouse », en fait Bordeaux-Toulouse puisque la LGV Tours-Bordeaux déjà construite sera inaugurée en juillet 2017. Après les propos de Guillaume Pépy qui disait que « …Paris-Bordeaux serait la dernière ligne à grande vitesse avant longtemps » E. Macron déclarait : « Je l'ai déjà dit, je suis pour les infrastructures de transports pertinentes. Je ne suis pas pour les grands plans nationaux où on promet partout des TGV, des autoroutes ou des aéroports de proximité. Pour Toulouse-Paris, il y a une navette Air France qui est très pertinente. Est-ce que ma priorité en termes d'infrastructure de transports est de redéployer énormément d'argent pour venir par le train, donc donner quelque chose qui existe déjà par l’avion. C'est une vraie question. Je ne pas la trancher aujourd'hui pour ne pas faire d'électoralisme ».

On aurait pu croire que le candidat avait une opinion forgée par l’expérience au ministère de l’économie, son analyse d’énarque, sa vision anti dogmatique…mais on aurait dû être méfiant en lisant dès le 4 mars ses propos relatés dans un article de France3 à l’occasion d’un interview. Il confirmait être d’accord sur les projets de de LGV Bordeaux-Toulouse et Lyon-Turin.

Hélas donc il n’a pas fallu longtemps pour qu’il mâtine ses propos préliminaires et réaffirme dans un communiqué repris par La Dépêche.fr le 25/03 « son complet soutien à cette ligne à grande vitesse ».

Dans l’édition de La Dépêche.fr du 24/03 il fait déjà volte-face en soutenant la LGV Bordeaux-Toulouse. On reste toutefois interloqué par les propos nébuleux du candidat rapportés par le journaliste de La Dépêche : « Le candidat a expliqué lors de l’émission sa méthodologie pour les grandes infrastructures s’il venait à être élu le 7 mai prochain : "Dès le début du quinquennat, je suis pour que l’on pose les stratégies territoriales : la priorité est que tous les points et territoires soient reliés de la manière la plus contemporaine possible à la zone d’activité économique ou à la métropole pertinente pour lui ».

Que doit-on comprendre dans ce salmigondis digne d’un trophée de la langue de bois ?

Que veut dire une liaison « contemporaine » pour celui qui est à l’origine du dispositif des « cars Macron » ? Lui qui préconisait un jour avant la liaison rapide aérienne par la navette Air France (on entend par là la liaison Paris-Toulouse) que propose-t-il réellement pour la liaison ferroviaire Bordeaux-Toulouse ? Il lui faudrait clarifier définitivement la question car l’ambiguïté persiste si l’on se fie à son programme pour la présidentielle où il est écrit sur la politique des transports : « Car l’enjeu n’est plus de construire partout des autoroutes, des aéroports et des lignes de TGV. C’est, grâce à notre Plan d’investissement, de moderniser les réseaux existants et de développer de nouveaux services pour que tous les territoires soient raccordés efficacement aux lieux de travail, d’éducation, de culture ou de soins ».

Comme l’ont déclaré d’éminents politiques dans le passé « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Il faudra attendre encore quelques mois pour connaître les décisions du prochain gouvernement. Espérons que le locataire de l’Elysée aura compris qu’il existe une réelle et rationnelle alternative à la LGV Bordeaux-Toulouse par la rénovation de la voie existante.

 

Pour LGVEA

Le Président       Jean-Robert Thomas

26 mars 2017

 

   

  

 

   

 

 

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Présentation De L'association

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  • Association environnementale pour la défense des territoires en Arruan.

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Notre association s'est fixé dans ses objectifs d'être source d'information et de réflexion sur les problèmes environnementaux en général, et sur le projet de LGV en particulier, dans nos territoires.

A cet effet il nous semble important de mettre à votre disposition les présentations publiques que nous sommes amenés à faire lors de réunions publiques. Ainsi nous débutons cette rubrique en proposant la consultation de la présentation faite le 8 juillet à Saint Médard d'Eyrans à l'occasion de l'Assemblée Constituante de notre association.

Bon visionnage. J.R . Thomas

 

Cliquer ici:

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